lundi 10 décembre 2018

Dakar '92 : Mbalax, Jazz & Rap








Un clin d'oeil (et d'oreille...) à «Dakar '92», la première édition de la Biennale des arts à Dakar, Sénégal, en décembre 1992; j'ai eu en effet l'honneur et le plaisir de faire partie de la programmation musicale de cette manifestation consacrée cette année là aux arts plastiques, avec en prime toute une série de concerts aux quatre coins de la ville.


Dakar


Présentation, par G.E. Foadey, J.L. Pivin :

«Offrir dans Revue Noire un compact disc de musique d'artistes n'ayant jamais enregistré est un rêve que nous caressions depuis longtemps. Car si Revue Noire peut montrer, à travers ses caractères imprimés et ses images, peinture, sculpture, design, photographie, littérature... il y avait le monde de la musique où nous étions impuissants à tenir notre parti-pris « non critique » qui privilégie la forme au commentaire - seul notre choix étant critique.
Puis, un soir, dans une boîte de Dakar où jouait un orchestre, alors que nous parlions de cette difficulté première, François Belorgey a fait le pari de l'impossible : pari économique, pari de la qualité, pari d'une diversité à laquelle nous tenions chacun pour montrer que la musique d'un pays africain comme le Sénégal se composait non seulement des formes néo-traditionnelles comme le Mbalax ou le Yela, mais aussi des formes dites internationales comme le Jazz, le Blues et le Rap jouées avec le piment d'un fond culturel propre.
Ce disque s'inscrit parallèlement dans une logique de valorisation des moyens techniques de l'industrie musicale sénégalaise. Le Centre Culturel Français de Dakar, durant l'été 92, organisa dans le studio 24 pistes Xippi de Youssou Ndour, avec l'aide d'Afrique en Créations et du Conseil Francophone de la Chanson, une formation d'ingénieurs du son pour le Sénégal, le Mali, la Côte d'Ivoire, le Bénin et le Burkina Faso. Ce qui a permis « aux ingénieurs africains non seulement de connaître le matériel technique, mais aussi de produire les meilleurs sons sans dénaturer la musique africaine » dit Youssou Ndour, enthousiaste. L'aboutissement naturel de cette formation est le disque Dakar '92. Écoutez donc ces talents nouveaux ou confirmés à qui nous souhaitons que ce premier enregistrement soit suivi de bien d'autres.»


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vendredi 7 décembre 2018

jeudi 6 décembre 2018

L'argent Dette





Ce documentaire sur "L'argent dette" mérite d'être regardé avec attention, car l'analyse pertinente qu'il nous livre des mécanismes financiers est une remise en question de croyances souvent bien enracinées en ce qui concerne la circulation et la fabrication de l'argent. Crédit, vous avez dit crédit...





dimanche 25 novembre 2018

Carla Bley - Moers Festival







Que de fois n’a-t-on pas déjà demandé à Carla Bley, la « Grande Dame » du jazz orchestral, si elle allait écrire une suite à son opus « Escalator Over The Hill » ? Sans beaucoup s’avancer, elle pourrait répondre « chaque chose en son temps ». Car il faut dire que Carla Bley est une musicienne et compositrice bien ancrée dans le présent. Elle passe la moitié de l’année dans sa maison près de Woodstock et la saison chaude sur une île solitaire des Caraïbes avec son compagnon, Steve Swallow.

Carla Bley a écrit une œuvre dans la veine d’« Escalator Over The Hill », son grand succès du début des années 1970. « La Leçon Française », un oratorio pour big band et chœur de jeunes garçons, sera créé en exclusivité au moers festival cette année. Les choristes de la Chorakademie de Dortmund chanteront en anglais et en français, alors que les solistes du big band Bohuslän s’exprimeront dans cette langue internationale qu’est le jazz. « La Leçon Française » conte la journée d’école d’une classe de garçonnets qui commencent tout juste à apprendre le français.
Crédits
• Artistes : Carla Bley (conductor), Steve Swallow (bass), Bohuslän Big Band & Dortmund Choral Academy Boys Choir • Mise en scène : Sophie Körner, Simon Stimberg, Sarah Weber, Tina Rietzschel, Nastja Malkhazova, Philipp Imlau, Philipp Kuhn, Damian Weber, Felix Zilles-Perels, Abesalom Daba-Khshvili, Marie Tjong-Ayong, Zacharias Fasshauer, Elmar Fasshauer • Ecriture / Compositeurs : Carla Bley • Son : Stefan Vester, Richard Eisenach, Nikolaus Neteler, Björn Mauder, Michael Hohnstock, Michael Bothur • Production : Kunsthochschule für Medien Köln (KHM) in Kooperation mit dem Institut für Musik und Medien Düsseldorf (IMM)








vendredi 23 novembre 2018

Jany Verducci : Témoignage






Si vous êtes disposés, pour dix minutes, à suspendre tout commentaire mental, abandonner jugements et comparaisons, faire silence et écouter vraiment, vous allez découvrir le témoignage d'une personne humble et simple, animée d'une foi profonde et sincère, s'exprimant dans un style oral et populaire, bien que plus élaboré qu'il n'y parait au premier abord.
Les réactions que peuvent susciter ce genre de témoignage, j'en connais un certain nombre pour les avoir ressenties moi-même, puisque cela fait au moins dix ans que je connais Jany et que je réalise les enregistrements musicaux de ses chants; au début une "cliente" comme une autre, avec beaucoup de résistances et réticences de ma part quant à son "style", elle est devenue, au fil des années, une amie, et même si l'expression de son aventure spirituelle n'est aucunement la mienne, à travers ses mots, ses chants, sa sincérité, je sais voir la réalité de son ouverture de coeur. Il n'y a plus à présent aucun commentaire émanant de mon intériorité lorsque je travaille avec elle, c'est ce qui me permet de publier ce témoignage sur ce blog en toute innocence...




mardi 20 novembre 2018

Lee Lozowick : Commencez par l'amitié








L'amitié dans le couple

Vous ne devriez pas vous mettre à vivre en couple à moins d'être déjà amis.
J'éprouve toujours pas mal de tristesse lorsque des relations intimes impliquant l'amitié cassent, parce que les bons amis sont bien plus difficiles à trouver que les bons partenaires. Je ne voudrais pas d'une maî­tresse qui ne serait pas une amie, et si vous étiez malins vous feriez de même. En amour, tout commence par un processus chimique, et si l'amour se stabilise, et si vous avez de la chance, il descendra jusqu'au coeur. Vous pouvez toujours plus ou moins vous en sortir avec une expérience de chimie, par contre vous ne pouvez pas toujours vous débrouiller avec le coeur. Or, l'amitié a à voir avec le coeur — l'amitié vraie est, du début à la fin, une affaire de coeur.
Comme on dit, les vieux amis sont en or et les nou­veaux en argent ou en cuivre. Mais nous avons l'habi­tude de prendre nos amitiés pour un dû et lorsque des individus flambant neufs surgissent, avec leurs façons de séduire prévisibles, nous renversons facilement les alliances (naturellement, en nous appuyant sur des arguments très rationnels).
L'amitié n'est pas une affaire d'exclusivité qui ne se produirait qu'une seule fois. Vous pouvez être ami avec vingt personnes au même moment, sans privilégier qui que ce soit, et cependant rester intègre en amitié.
Lorsque vous donnez votre amitié à quelqu'un, c'est pour la vie. De toutes façons, l'amitié vraie devrait être ainsi, pour la vie. Même si vos amis se mettent à « dérailler » et ne veulent plus jamais vous revoir, il s'agit de leur dynamique, de leur problème. Cela ne change en rien votre amitié.
Par exemple, dans les relations mixtes, il est des moments où les regards se croisent et alors les gens sont sûrs qu'ils viennent de trouver « l'âme soeur » ou qu'il y a entre eux un truc karmique resté inachevé. Mais, de manière caractéristique, l'amour authentique entre un homme et une femme qui pourraient former un couple, grandit avec le temps en passant par l'ami­tié et l'attention pour l'autre.
Il arrive souvent que notre première façon de réagir à l'autre soit tributaire de nos besoins ainsi que de la réaction chimique engendrée dans l'instant. Cepen­dant, au lieu d'aborder l'autre en associé d'une entre­prise commerciale (« Tu auras droit à des compliments, si tu me laisses coucher avec toi... »), si nous allions vers lui en ami, il pourrait en résulter quelque chose de plus vaste.
L'amitié est toujours un point de départ approprié.





dimanche 18 novembre 2018

Ma Anandamayi : Le rire de Ma





Pour ceux qui n'ont pas consulté cet article initialement publié en mars 2008, puis en novembre 2011, voici à nouveau une invitation à écouter des bhajans (chants dévotionnels indiens) chantés par Ma Anandamayi en personne, ainsi que le lien pour télécharger tout l'album.


Ce disque vinyl, probablement introuvable actuellement, a été rapporté d'Inde par Isabelle Rodde qui me l'a gracieusement prêté il y a de ça pas mal d'années, et ce vinyl est toujours là ! Je l'ai donc numérisé, ce qui permet de le partager sur la toile.




Bien entendu, le son est d'époque, quelque peu rustique, mais il faut le prendre comme il est, car ce qui se passe là est tellement unique...





Entendre le rire de Ma (dans "hasi"), c'est une opportunité tout à fait rare !


Télécharger L'album au complet (MP3 96kbs)