Une musique d'Olivier Messiaen, le septième tableau du troisième acte de son opéra "Saint François d'Assise". A écouter en Présence... Voici le texte, écrit par le compositeur, qui trouve son inspiration entre autres dans "le Cantique des Créatures", de Saint François. Saint François Seigneur Jésus Christ Accorde moi deux grâces avant que je ne meure ! La première : que je ressente dans mon corps cette douleur que tu as enduré à l’heure de ta cruelle Passion. La seconde : que je ressente dans mon coeur cet amour dont tu étais embrasé, Amour qui te permit d’accepter une telle Passion, pour nous, pécheurs. Choeur Les miens, je les ai aimé : jusqu’au bout, jusqu’à la fin, jusqu’à la mort de la Croix, Jusqu’à ma chair et mon sang, livrés, donnés en nourriture, dans l’Eucharistie. Si tu veux m’aimer, vraiment, et que l’Hostie, la Sainte Hostie, te transforme davantage en Moi : il te faut souffrir dans ton corps les cinq plaies de mon Corps en Croix, accepter ton sacrifice, en union avec mon Sacrifice, et, te dépassant toujours plus, comme une musique plus haute, devenir toi-même une seconde hostie... Saint François Ô faiblesse !...Âme très méprisable !...Ô mon corps indigne !... Puis-je, Seigneur, te les offrir... ? Choeur C’est Moi, c’est Moi, c’est Moi, je suis l’Alpha et l’Omega Je suis cet après qui était avant. Je suis cet avant qui sera après Par moi tout a été fait C’est Moi, c’est Moi qui ai pensé le temps et l’espace. C’est Moi, c’est Moi qui ai pensé toutes les étoiles. C’est Moi qui ai pensé le visible et l’invisible, Les anges et les hommes, Toutes les créatures vivantes Je suis la Vérité d’où part tout ce qui est vrai, la première Parole, le Verbe du Père, celui qui donne l’Esprit, est mort et ressuscité, Grand Prêtre éternellement : L’Homme-Dieu ! Qui vient de l’envers du temps, va du futur au passé, Et s’avance pour juger, juger le monde... (On voit les cinq taches de sang, aux deux mains, aux deux pieds, au côté droit de Saint François) Choeur François !... Saint François Mon Seigneur et mon Dieu ! Choeur François !... Beaucoup désirent mon céleste royaume, peu consentent à porter ma Croix Saint François Parle, Seigneur, parle, Seigneur, ton serviteur écoute. Choeur François !...François !...Si tu portes de bon coeur la Croix, elle-même te portera, et te conduira au terme désiré. Est-il rien de pénible qu’on ne doive endurer Pour la Vie, pour la Vie, Pour la Vie éternelle ?
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Cream est un groupe de rock britannique des années 1960 composé du guitariste Eric Clapton, du bassiste Jack Bruce et du batteur Ginger Baker. (Suite sur Wikipedia)
"Disraeli Gears" fait toujours partie de mes disques de chevet, je ne m'en lasserai jamais! Vous trouverez ici trois morceaux de cet album, dont l'inoubliable "Sunshine of Your Love", devenu un standard incontournable du rock-blues des seventies. "I feel free" est extrait du tout premier vynil, "Fresh Cream", et les deux derniers morceaux proviennent du troisième album, "Wheels of Fire".(Crossroads est une version "live")
Sunshine of your love
It's getting near dawn, When lights close their tired eyes. I'll soon be with you my love, To give you my dawn surprise. I'll be with you darling soon, I'll be with you when the stars start falling.
I've been waiting so long To be where I'm going In the sunshine of your love.
I'm with you my love, The light's shining through on you. Yes, I'm with you my love, It's the morning and just we two. I'll stay with you darling now, I'll stay with you till my seas are dried up.
I've been waiting so long I've been waiting so long I've been waiting so long To be where I'm going In the sunshine of your love.
Rose (Texte: Pierre Philippe / Musique: Yani Spanos Interprété par Jean Guidoni)
J'aime bien la couleur rose C'est une couleur si triste C'est la moindre des choses Quand on a l'âme artiste
De quoi donc se compose Ce ton intéressant ? De deux doigts de lactose Et de trois doigts de sang La nuance juxtapose La grâce du flamant Et la grasse ankylose Du cochon infâmant Elle est dans tant de choses Dans le bonbon fondant Bébé de cellulose Et pâte pour les dents Elle est couleur d'hypnose Quand elle va triomphant Et qu'elle métamorphose Le gris des éléphants
J'aime bien la couleur rose C'est une couleur si triste C'est la moindre des choses Quand on a l'âme artiste
C'est la teinte qui s'impose Pour l'enfant dans son nid Et celle qui dispose A de menues manies La veine qui arrose Notre érotomanie Bibliothèque rose De Sophie Fichini Ballets et chaussons roses Divin Tchaïkovski Baisers en overdose Sur d'imberbes kikis Ou gamme de névroses Les plaies d'un rose exquis Beaux bouquets d'ecchymoses Sous le fouet du marquis
La meilleure des choses Ou la pire il paraît Exquise ou pas grand'chose La langue est rose exprès Pour l'ordure qu'elle propose Bien loin des roseraies Rose bouche qui cause Muqueuse de goret Et je sais des osmoses Des images qu'effraient Les prudes qui opposent Le bon groin à l'ivraie La rosette si rose Soumise au dur foret De la langue qui ose La violer en secret
J'aime bien la couleur rose C'est une couleur si triste C'est la moindre des choses Quand on a l'âme artiste
Il y a rose grandiose Il y a rose gnan-gnan Quelques apothéoses Et des inconvénients Fleurs de pomme qui explosent Aux joues des communiants Et masques de cyrrhose Des vieillards répugnants Et puis période rose Pour Picasso peignant Quand les paumés exposent Leur triste coeur saignant Arlequin-la-chlorose Et Pierrot-le-poignant La misère prend la pose Dans la rue Ravignan
Couteau tuberculose La rose immaculée Rue Saint-Vincent éclose A Montmartre immolée Vaut la plus noble cause Et de Malherbe les Fleurs de métempsicose Au pied d'un mausolée Mais s'il faut qu'on arrose De l'amour désolé La fleur la plus morose La rose inconsolée Qu'on pense à la nécrose Des deux corps enlacés De deux triangles roses Pendus aux barbelés
J'aime bien la couleur rose C'est une couleur si triste C'est la moindre des choses Quand on a l'âme artiste
Voici «Penche-Toi», un chant dévotionnel de Jany Verducci; si j'écris chant, et non chanson, c'est que nous n'avons ici ni couplet, ni refrain, ni mesure, et le rythme est très étiré, purement intérieur, j'ai toujours fait en sorte de préserver sa respiration naturelle et de ne pas chercher à imposer un canevas mesuré. Ce qui demeure mystérieux pour moi est que Jany arrive à chanter ses chants sur ses playbacks sans se perdre en route, vu l'absence de tout repère rythmique; il reste alors le "feeling", et pourquoi pas, la Grâce...
Pianiste, chanteuse, créatrice d'harmonies subtiles, elle invente à chaque fois une nouvelle version des morceaux qu'elle interprète: ici, la chanson du film «Bagdad Café»