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dimanche 8 novembre 2020

Tomber les peaux











Silence.
La nudité du silence.
L’Indicible se tait.
Se goûte nu de soi.
La langue le trahit,
Le mot le pointe
Mais le déforme.
La focale le limite
La perspective le tronque
La métaphore l’habille
Et le masque;
Le symbole le voile,
Et le mystère mystifié
Du mythe ment.
Pas de mots.
Rien de tout ça ne se parle
Rien de tout ça ne se pense.
Qui donc les aurait ?
Un doigt pointe la lune
Illuminé et pathétique.
Nécessaire et inutile.
Incontournable et trompeur
Si il ne touche au coeur
De l’intime résonance
D’une profonde harmonique.
Mais Ohhhhh…Douleur !
Comme l’oubli tombe vite
Qui obscurcit cette grandeur
Dés lors que je dis « moi »
A toute cette épaisseur…




......Alors?
Tomber les peaux,
L’une après l’autre.
Tous les savoirs
Présomptueux.
Tous ces « pourquoi »
Dont on est sûr !
Tous ces « comment »
Si indûment
Affirmatifs !
Tous les je sais ,
Les je crois ;
Les c’est ici !
Les c’est par là !
Les il faut
Les je veux ,
Les tu dois .
Les c’est moi
Les c’est toi …
Tout ce qu’on a appris.
Tout ce qu’on croit connaître.
Tout ce qu’on a été
Et tout ce qu’on croit être !
Retrouver la « Mémoire »,
Laisser grandir le feu
Au bois du Cœur de soi
Au creux de l'humus de l'étant
Jusqu’au dévoilement,
A la métamorphose :
A l’évidence de « Cela »
Au cœur de CELA….
Maintenant
(Texte et voix : Nadia Charandak / Piano : Michel Tardieu)





mercredi 10 avril 2019

C'est le moment crépusculaire...





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"C'est le moment crépusculaire
J'admire assis sous un portail
Ce reste de jour dont s'éclaire
La dernière heure du travail."
(Victor Hugo)


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De pourpre et d'or vêtus ces nuages bienveillants
Enveloppent le temps pour le rendre passant

Et le regard se plie aux portes de la vie
Délivrant ce mystère que brûle l'infini

C'est en appel de jour que s'enflamme la nuit
Lorsqu'on sait la surprendre avant qu'elle ne s'enfuie

Lise


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vendredi 7 décembre 2018

mardi 16 octobre 2018

Sources et Ciels













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dimanche 30 septembre 2018

La force du ruisseau : convoquer la Vie à chaque instant










Lise : La force du ruisseau

«Il y a quelques jours j'évoquais l'épisode Cévenol en disant «que d'eau ..»
et voici que cela pourrait bien s'appliquer à mon vécu actuel sous la forme «que de mots..»

Car c'est comme un ruisseau .. parfois asséché en plein été et dont on devine à peine la trace puis qui devient torrent selon le moment.. le ruisseau ne choisit pas le moment il l'exprime simplement.

Les mots ruissellent de toutes part, transpirent de toutes les aspérités du monde, de toute la matière brute qui s'entrechoque en passant devant moi, en cette liberté qu'ils ont trouvé de résonance.
En ne les cherchant plus partout ils se trouvent ..jaillissant des moindres recoins où se faufile la Vie .

Il ne m'appartient pas de les choisir ni même de les dire ou de les taire.. tout mon ouvrage est de convertir à travers eux, par leur usage le plus intime, la vibration du monde en moi et c'est une œuvre que je ne finirai pas .. quelle Joie !

Prendre en sa demeure, cueillir en son sein à travers la forme provisoire ce «tout» et le laisser en sa vibration révéler notre résonance au monde, puis dans le même élan donner l'écho de sa Musique.. ce «je suis» qui n'a de sens que par l'autre quand «nous sommes».

La force du ruisseau tient à son mouvement.. se mettre en mouvement.. convoquer la Vie à chaque instant.»






La force du ruisseau (piano : Michel)





dimanche 9 septembre 2018

Sur la barque de la vie : Habiter la douleur







Il y a un peu plus de deux semaines, j'ai reçu ce témoignage lumineux de Lise à propos de la façon dont elle «travaille» avec la douleur physique.
Ce texte m'a vivement impressionné, et il m'est apparu clairement que ce précieux récit se devait d'être partagé. J'ai donc formulé ainsi ma requête : «Je souhaiterais publier ton témoignage sur internet, mais ne saurais le faire sans ton assentiment. Dis-moi si cette éventualité te parait joyeuse...Pour le meilleur.»
Et voici la réponse de Lise : «Oui, la Joie est au rendez vous et ce que j'ai écrit à propos de la douleur peut suivre le chemin que tu proposes...»




Habiter la douleur

«Me voici à écrire, tout juste sortie d'un de ces épisodes où je travaille à corps à corps avec la douleur pour la traverser, ces mots viennent pour fixer en moi un processus évolutif et je les partage avec toi car je te sais sans crainte et dans la Joie.

Cela débute toujours de la même manière, un léger fourmillement dans le dos suivi d'une vive piqure entre les omoplates.. ensuite il y a ce calme lourd de ce qui se prépare, comme une énergie bloquée d'avant orage et c'est là que se situe le point où la vigilance est cruciale.

Car le corps se souvient et a tendance à se crisper, le mental repère instantanément ce qui se passe et projette en avant ce qu'il considère comme solution et qui du point de vue de l'évolution des choses est un enfermement dans la souffrance.
Maintenir le plus large possible l'ouverture sans attente de ce qui vient puis, patiemment, à chaque nœud, dénouer et pour cela l'intention et l'attention travaillent de concert.

L'attention est à poser sur la plus fine manifestation pour l'accueillir en Amour, l'approcher comme on le ferait d'un bête sauvage et blessée, l'attendre dans les moindres recoins où elle se cache et la lire dans les moindres replis de sa mémoire.. ainsi la laisser «être».
L'intention est à tenir comme l'étendard guide une troupe au combat, en tête mais sans ostentation, juste avec la fermeté nécessaire pour que tout se mette en marche derrière.

Viennent alors les vagues de la douleur, parfois à peine marquées, parfois brusques mais toujours souples et fluides.. c'est cette fluidité qui m'importe le plus et signe en moi la Joie.
En quelque sorte le corps respire, tout entier ébranlé, en saccades et en torsions certes mais il respire, il dit ce qui passe avec son intelligence propre.

Ecouter cette intelligence subtile qui relie les énergies entre elles, les disperse et les nourrit à la fois, devenir cette oreille sensible au moindre murmure qui parle de la source, se faire ce chant qui danse la vie dans toute sa gloire au dedans de soi.. Se laisser «être».

Sentir décroitre le mouvement comme la marée se retire laissant le corps engourdi et assourdi du vacarme intérieur mais étonnamment neuf, nouveau né..
Au plus l'écoute à été fine au plus la récupération est rapide . Il fut un temps où la nécessité de dormir était impérieuse et ce soir elle n'est plus nécessaire, le calme suffit en écrivant ces quelque mots .. à la volée, dans la saveur de cette Joie singulière qui s'étale de toutes parts.


Il n'y a pas de mot pour décrire ce vécu vibrant de ce qui se fait jour par l'ombre même, il n'y a pas de mots et pourtant la puissante envie de dire ce «oui» de toutes les façons possible tant il Est.

Merci à toi de cette écoute qui me permet ce soir de tenter un partage.»

Lise




Résonances


Sur la barque de la vie (Piano : Michel)




«Grâce à l’intelligence de l’expérience de la douleur, qui contient en elle à la fois la serrure et la clé, je suis invitée à retrouver une unité, au-delà du concept et de la croyance du bien et du mal. Mais c’est bien au cœur de mon vécu duel, dans le bien et dans le mal, qu’une réalité libre de tous les opposés, se réveille peu à peu.» (Anne-Gaëlle)


«Et je ressentais que je pourrais parfaitement vivre ainsi toute ma vie si la guérison s'avérait impossible.
Puis la perception du moi est revenue avec l'impossibilité de ne pas chercher les moyens de la guérison, et j'ai continué à essayer tout ce que je pouvais. Mais avec la paix en toile de fond, et la conviction profonde que lorsque l'expérience aura naturellement atteint sa fin, la guérison se fera. Et à l'issue de ces 5 mois, il se passe exactement ce que tu évoques à la fin de ton texte.» (Suyin Lamour)

«Je suis, en plus de la douleur, plié en deux où je n'arrive plus à relever la tête, et c'est l'humilité qui rentre en jeu ou «je» et cela est plus difficile pour moi car après plus de quarante ans de cheminement spirituel, je me retrouve à nouveau avec la question qui suis-je?..» (Bernard Pedrono)

La «réalité libre de tous les opposés», cette «paix en toile de fond», «l'humilité face à qui suis-je».. une seule Réponse quand plus rien en nous ne décide des réponses..
Voilà pourquoi je dis que mon corps est devenu mon meilleur guide spirituel à condition que je sois disciple en prenant demeure en la manifestation et donc en supportant qui signifie ici se placer en dessous (humilité) et soutenir de toutes ses forces (porter en soi) afin que le Meilleur passe.
C'est l'inverse de subir, différent d'accepter.. c'est habiter.

Le corps devient alors intensément résonant à l'esprit, subtilement précis et juste.. en cette écoute de la Vie. (Lise)






lundi 11 juin 2018

Claude Debussy : Children's corner







Les 6 pièces pour piano de Claude Debussy regroupées sous l'appellation «Children's corner» ont inspiré dans les années 80 un spectacle destiné au jeune public, spectacle pour lequel il m'avait été demandé de créer un arrangement de ces pièces pour ensemble de synthétiseurs. Je me suis associé à l'époque avec un autre pianiste, Daniel Pinès, qui a réalisé les pièces 1, 5 et 6, ayant pour ma part réalisé les 2, 3 et 4. Voici le résultat, cet enregistrement étant totalement inédit.




Claude Debussy avec sa fille


Voici la version originale, brillamment interprétée au piano par Arturo Benedetti Michelangeli




Claude Debussy




lundi 12 mars 2018

Cascade, Présence, Vivance (2013)



C'était il y a cinq ans...






Cascade, Présence, Vivance







lundi 1 janvier 2018

2018 (bis)










mardi 14 novembre 2017

Regarder le ciel droit dans les yeux





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Je viens à mon écran comme on guette un soleil
Le nez à la fenêtre dans l'air frais du matin

Non pas l'astre solaire, mais un soleil
Car c'est d'un reflet qu'il s'agit

Celui d'un être assez imprudent
Pour regarder le ciel droit dans les yeux

Celui d'un être assez innocent
Pour en parler ouvertement

Et, tu ne me croiras peut être pas
Mais la chaleur qu'il m'envoie c'est Moi

Tant le Mystère est grand
Et nos regards confiants

Lise


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samedi 4 novembre 2017

LM - Ce qui est juste







L'enfant Jour se repose, innocent se balance, les paupières mi-closes,
En tentation il ose, suivre l'ordre des choses et se fondre en osmose
Lorsque, agenouillé aux portes de la nuit, simple et muet, le Soleil prie.



La contemplation est un crépuscule intérieur
Où l'obscur dans l'approche en la clarté se meurt
Quand le regard s'oublie à l'horizon des peurs
Et croise l'innocence dans toute sa splendeur.


Crépuscule




Suivre l'ordre des choses, s'agenouiller devant l'évidence,
et en toute innocence, boire à la source de ce qui est juste...


Ce qui est juste



Boire à la source de ce qui est juste..
Juste ce qui est, car Cela est Juste
Quand plus personne ne qualifie l'instant.