mercredi 30 mars 2016

Michel Colombier : Wings







Extrait de la biographie de Michel Colombier, telle qu'elle figure sur le site officiel.



"...En 1968 Petula Clark le choisit comme directeur musical et lui demande de participer à son show spécial pour la télévision américaine. Durant son séjour à Los Angeles il reçoit ses premières offres de travail des studios Universal pour lesquels il écrit le score de Colossus. A l’automne de la même année Petula le présente à Herb Alpert, le célèbre musicien propriétiare des disques A&M. Ce dernier lui offre rapidement un contrat d’Artiste/Compositeur, qui donnera naissance à “Wings”. Cet album d’un nouveau concept sera salué comme “la première symphonie pop” et “le premier oratorio rock”. Il utilise une rhythmique rock, un ensemble de cuivres jazz/rock, un trio de cordes electriques mené par Jean-Luc Ponty, une armée de percussionistes, un choeur mixte, 5 chanteurs solistes et l’orchestre de l’Opéra de Paris.


Cet album lui vaudra d’être salué par la presse internationale comme l’égal de Bernstein, Gershwin et Zubin Mehta. Wings est nommé trois fois aux “Grammy” américains, reçoit le “Grand Prix de l’Académie Charles Cros” en France et le “Edison Prize” en Hollande. L’album Wings inspire la création d’un programme spécial pour la télévision canadienne, programme qui reçoit le “Genie Award” dans la catégorie “Best score”

Son grand ami, le peintre Folon, choisit “Emmanuel”, le solo de hautbois extrait de Wings, comme musique pour le générique que ce dernier crée pour Antenne 2."





01. Bill Medley - Freedom And Fear
02. Earth (Instrumental)
03. Thalassa (Instrumental)
04. Paul Williams - Doesn't Anybody Know
05. Pourquoi Pas (Instrumental)



06. Bill Medley - Morning Is Come Again
07. Vermettya Royster - For Those Who Cannot Hear  
08. Lani Hall - We Could Be Flying  
09. Emmanuel (Instrumental)  
10. Herb Alpert - All In All







Cirque de Saint-Même






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mardi 29 mars 2016

Betty : «L’Amour est la Présence et la Présence EST.»






Les grands conflits ~ Betty

Dans le rêve...

Je regardais à l’extérieur de moi et j’essayais de comprendre le monde dans lequel je vivais et où je semblais évoluer. J’identifiais ma famille, mes enfants, la société dans laquelle je vivais et je m’y raccrochais fermement. Et si ce n’était pas suffisant pour me reconnaître, je fouillais dans un autre monde ou dans mes vies antérieures pour justifier la personne en voie d’évolution que je voulais devenir. Je croyais au temps d’apprentissage.

Je pouvais me retrouver en état de peur, de tristesse, de recherche ou en état de joie, de satisfaction, de contentement. Je me cachais ou je m’exposais. J’essayais d’établir des liens avec ce monde qui grouillait autour de moi, car je croyais que c’était ça la vie : le monde des relations. Je croyais que l’amour (sous toutes ses formes) allait m’apaiser et qu’à un moment donné j’allais être heureuse et atteindre le nirvana.

J’établissais une relation avec une autre personne et je l’idéalisais : relation de travail, de couple, connaissances, amis… J’établissais une relation avec moi-même et je l’idéalisais : Dieu, la mère aimante, l’amie aidante, le médium, la caractérielle, la Betty spirituelle, la femme forte, la petite fille souffrante, l’âme pieuse. J’établissais une relation avec le monde et je l’idéalisais : la nature, les animaux, l’alimentation, les techniques corporelles…

Quel est ce mouvement de la pensée qui idéalise, qui veut être en relation avec autre chose? C’est tout simplement la négation du moment présent! Je voulais me débarrasser du moment présent! Alors je créais une distance entre mon idéal et moi : je créais le temps. Je créais une distance entre le moment présent et ce que je voulais avoir ou être dans le futur. Et là je construisais ma tour de Babel! Pourquoi?

Ce que je Suis ne peut être compatible avec ce que je veux être! Je suis en conflit perpétuel avec moi-même : je me fais violence! Tout ce monde qui est perçu à l’extérieur de moi sera adapté à mon idéal d’être autre chose que... Et dans le temps, il ne peut y avoir que confusion, car il y a l’intervention de la mémoire conditionnée par le passé, la mémoire cellulaire, la société, la culture, la souffrance personnelle, le délire de se croire une personne capable de comprendre et de résoudre toutes les situations.

Et puis, vient la reconnaissance de ce mouvement : l’observation dans le rêve. Et la décision de dompter ce mouvement, d’arrêter la pensée, de calmer les émotions, de poursuivre ses bibittes et de les anéantir! Je regarde cet écart que j’ai créé et je m’observe dans cet écart. Un grand sentiment de confusion s’installe! Et puis il y a l’arrêt! « Ok je vais arrêter et ne rien faire. » Et l’observation de l’arrêt : « Je suis arrêtée, mais pourtant je ressens encore la tristesse, la déception, la platitude de la vie. »

Que se passe-t-il? Je ne peux identifier ce malaise inconscient et ça me frustre et j’ai cette impression d’injustice divine. J’étouffe d’être moi! J’ai créé le temps et maintenant je ne le veux plus! Je ne veux plus laisser au temps le temps de s’écouler! Ce temps que j’ai créé pour qu’il me serve ne me sert plus. Je regarde et je constate qu’il y a une différence entre moi et ce que je pense devoir devenir! Je compare, je suis piégée encore une fois. C’est la personnalité qui veut diriger jusqu’au bout! Tout cela appartient au monde complexe du rêve, c’est une illusion.

Lorsque l’on arrête de rêver, on constate qu’il n’y a pas de distance entre quoi que ce soit! Pas de temps, pas d’idéal à atteindre, pas d’éveil à attendre et à atteindre pour personne! C’est l’arrêt du rêve, sans délai. L’arrêt du rêve! L’accueil de l’inconnu. Pas l’inconnu qui est le contraire du connu et qui doit bien être caché de ma mémoire consciente actuellement. L’inconnu, l’inimaginable : le mouvement frais, effervescent, non retenu, informe, là où rien ne commence, rien ne meurt. La Source vive!

Je perçois : je suis! Pas d’inventions de temps pour délirer! Le carburant du mécanisme de la pensée n’existe plus car l’individu n’existe plus. La Vie est partout dans le corps, dans les plantes, dans les oiseaux, dans le vent, dans le soleil, partout et Je suis la Vie qui s’expérimente. Je suis Cela!

Où est l’amour dont on parle dans le rêve? L’amour que tout le monde veut garder? Oui, je veux bien m’éveiller du rêve, mais la relation de couple m’intéresse encore, la relation avec mes enfants m’intéresse encore, la relation avec moi-même m’intéresse encore, le monde m’intéresse encore…

Et qu’est ce que l’Amour finalement? Est-ce ce partage de confusions? Est-ce ce partage de son propre système de pensée que l’on veut imposer aux autres pour se satisfaire? Le partage de la course qui vous mènera à votre idéal? L’image insatisfaisante que vous avez de vous et qui court dans le temps pour rejoindre une image inventée par vous-même! Un idéal! La personnalité qui pense aimer! Et qui veut à tout prix partager sa croyance! Dans un labyrinthe de pensées, d’émotions, de buts, de désirs de conclure! Est-ce bien ça l’amour inconditionnel qui vous coûte la perception directe?

Ou est-ce le partage de la Présence?
À ce moment, dans le vide vibrant où la personnalité est absente, où la violence n’existe plus, où les fragments d’amour à distribuer n’existent plus. L’Amour est la Présence et la Présence EST.

Profonde gratitude
Betty

Source : La Grande Joie







Saint-Même (Savoie) : Le Cirque




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lundi 28 mars 2016

William Blake : Spring







  «Spring», poème de William Blake, interprété par Amri Saurel.(Musique : Chronophonix)





dimanche 27 mars 2016

Arunachala







" 'A', 'ru', et 'na' signifient sat, chit,et ananda (Être, Conscience, Félicité), ou encore le Soi suprême,le moi individuel et leur union.... "achala" signifie perfection." (Ramana Maharshi)




Ni je suis, ni je ne suis pas






"Je suis", ou "Je ne suis pas", ou les deux, ou ni l'un ni l'autre ?

Monko Voilà un laïus que n'aurait pas renié Nagarjuna, mais peut-être aurait-il enlevé les "ou" et le point d'interrogation, n'appelant ainsi aucune réponse, affirmative ou négative...

Michel Alors, voilà la mouture finale :
je suis, je ne suis pas, je suis et je ne suis pas, ni je suis, ni je ne suis pas.



Monko Oui, il y a là une puissante approche pédagogique, parce que lorsqu'on proclame "ce qu'on est vraiment", le chercheur entend ça et se met en route, et se perpétue (Sans nier non plus que ça peut réveiller aussi). Nagarjuna, entre autres, barre totalement la route au chercheur et le laisse dans une forte perplexité, sans aucun point d'appui, qui finit par s'évanouir sur place dans un silence apaisé. Il y a une joie secrète dans cette toute impossibilité, dans ce coup d'arrêt...

Michel Comme dans un film où chaque image est un "état", et où il en faut 25 par secondes pour voir le processus s'animer, les mots sont comme des "états", et comme on ne peut pas penser, dire ou écrire 25 mots par seconde pour exprimer ce qui, justement, n'est pas un état mais un processus dynamique, le choix d'expressions paradoxales, en mettant ce coup d'arrêt au mental, permet d'entrer de plein pied dans la chair palpitante de la vie.




Monko Quand le coup d'arrêt aride "proclame" une certaine sensualité...

Michel ...alliée à une indéniable poésie !









samedi 26 mars 2016

Lorsque l'esprit...







Lorsque l'esprit tourne en rond
Inlassable et permanent
L'être exaspéré
Se regarde en sens inverse
Pour mettre fin au mouvement
Et pouvoir se reposer
Les pensées partent en vacance
La tête va rester vide
Paisible et tranquille
Et l'on pourra enfin saisir
En un éclair furtif
Le goût fragile de la vie



vendredi 25 mars 2016

Réveil de Printemps




Croissance...

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...et floraison.

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cognassier du japon 03



jeudi 24 mars 2016

Karen Richards : Peut-on trouver un «Je» ?








Karen Richards (extrait de la vidéo) : « A quoi faisons nous référence lorsque nous disons «Je» ? Peut-on trouver un «Je»? (...) Il y a une expérience...et il y a «quelque chose» qui vit cette expérience.(...)Mais de dire «Je», pouvons nous le trouver dans notre expérience directe ? Et pourtant, CELA EST. Nous ne pouvons nier que nous sommes «présents». Nous ne pouvons nier que nous sommes «conscients». Mais il n'y a rien qui soit saisissable, localisable. Il n'y a aucune structure qui soit identifiable à ÇA.»







«Chacun vit dans son monde» : l'inconscient, par R.D.Laing







Extrait de «Soi et les autres» de R.D.Laing