dimanche 30 novembre 2014

Lama Karta : «Étoile qui brille»








Lama Karta (1960 - 2013) fut une figure emblématique, connue et reconnue du bouddhisme en Belgique. A la suite du Lama Ogyen, décédé en 1990, le Vénérable Lama Karta reprit la direction spirituelle des Instituts.
Le Vénérable Lama Karta passait difficilement inaperçu tant sa présence marquait ses interlocuteurs. Il a donné des cours de bouddhisme dans plusieurs pays d’Europe et a écrit plusieurs livres sur le bouddhisme dont « Introduction au bouddhisme » qui mérite d’être lu par toutes les familles, au moins pour l’expliquer aux jeunes particulièrement interpellés par le Bouddha.
On rencontrait également le Lama Karta dans des églises, comme l’Eglise des Minimes à Bruxelles, pour des concerts de chants mystiques. Son CD ‘Buddhist Meditation Songs’ a connu une distribution mondiale.Il a quitté son corps le 23 février 2013.





Lama Karta : Offering song


Rencontre de représentants du bouddhisme en Belgique à l'Institut tibétain Yeunten Ling de Huy, 
le 3 septembre 1997. En partant de la droite, Lama Karta est le 3e. (Source : Wikipedia)



samedi 29 novembre 2014

Humour, théâtre et musique : Le Quintet de l'Art (1)





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Nous commencerons cette série avec Mozart, et plus précisément la «Petite musique de nuit», interprétée par le célèbre quintet vocal "Le Quintet de l'Art", groupe hélas décédé aujourd'hui, mais qui a sévi entre 1990 et 2000 sur de nombreuses scènes de l'hexagone, et auquel j'ai participé en tant que pianiste-comédien durant environ deux ans. Quand j'écris comédien, c'est que le pianiste du groupe avait, outre sa fonction d'accompagnateur, un rôle à jouer dans le spectacle, avec une mise en scène précise. La spécialité musicale du quintet était de reprendre des airs classiques connus, en leur rajoutant des paroles humoristiques et quelque peu décalées avec l'intention originale du compositeur. Voici donc, en trois mouvements, «La petite chemise de nuit».



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Bientôt, la suite, avec les mouvements 2 et 3. Le casting : ce disque existait déjà lorsque j'ai connu le groupe, il m'avait d'ailleurs fallu beaucoup de travail pour remplacer le talentueux pianiste qui joue ici, François Pissaloux. Il y a en outre Christian Buono (ténor), Christian Chauvot (ténor), Gilles Schneider (baryton) et Pascal Gardeil (basse).


vendredi 28 novembre 2014

«Qui souffre ? Bien sûr !!!»






Dialogue extrait du forum «Liberation Unleashed», évoquant le fait qu'avoir vu clairement l'illusion de l'identification au «moi séparé» est un premier pas, certes essentiel, sur un chemin qui ne fait que commencer...



Aurore :

« - Je constate que je suis encore bien perturbée par les aléas de la vie, par ce qui arrive à mes proches, par certains évènements ...... et je me vois cherchant des solutions ou autres charabias mentaux avant de voir ce qui se passe et en sortir !
Je m'identifie aux pensées et cela me fait souffrir, qui souffre ? Bien sûr !!!
C'est comme si je reprenais les rênes et j'en suis affectée, est-ce que je ne suis pas assez assidue, trop distraite ?
Avec toi, ici dans l'instant, la question ne se pose même pas évidemment ! Mais je voulais te faire part de ce passage difficile pour moi ..... Si je regarde, tout s'évanouit et oui !! Et je recommence .....
Est ce qu'il y aurait une subtilité dans mon regard intérieur que je n'ai pas discerné ?

"Je" remarque que "je" n'ai employé que des "je" ce soir, c'est éloquent non ?
Bon, Aurore délire ces jours ou quoi ?
C'est ok !!»



La réponse :

« - Synchronicité, je viens à l'instant d'écrire cela dans un message sur le forum : La «vie dans le monde» est faite d'aller-et-retours entre l'espace illimité de l'absolu et l'espace limité du monde relatif. Donc, il n'y a qu'une attitude possible, et tu la connais comme le fond de ta poche : Oui aux perturbations, oui aux charabias mentaux, oui à la souffrance du retour momentané de l'identification. Et cette souffrance est une bénédiction : sans elle, l'identification reviendrait s'installer sans même que tu t'en rendes compte ! Cette souffrance est le voyant rouge que tu ne peux ainsi ignorer...Trop distraite ? souffrance. Pas assez assidue ? souffrance. Identification aux pensées ? souffrance. Tu ne peux plus désormais échapper à la liberté, mais tu n'as peut-être pas fini d'en payer le prix !»





mardi 25 novembre 2014

David Ragsdale : L'illusion de la volonté consciente




«Bio-mechanical landscape», par H.R.Giger


Nos pensées causent-elles nos actions? (by David Ragsdale)

Réfléchissez à ceci : vous pensez à tendre le bras pour prendre une tasse de café, et vous le faites. Que s’est-il produit? Eh bien! C’est évident. Votre pensée consciente a causé votre action. Vous percevez la volonté consciente comme une force, qui oriente librement vos décisions et actions. Ce sentiment est indéniable. Mais attendez, comment quelque chose d’aussi intangible et dénué de pesanteur qu’une pensée peut-elle activer les cellules nerveuses dans la partie de votre cerveau qui contrôle le mouvement du bras? Le fait est que, du point de vue des neurosciences modernes, il est plus logique d’envisager le processus entier dans le sens contraire; la sensation de volonté consciente est une conséquence ou un effet secondaire de l’activité décisionnelle du cerveau. La volonté consciente est un sentiment et non une force.

La proposition selon laquelle nos pensées conscientes ne donnent pas l’impulsion initiale qui mène nos actions – qu’elles sont des effets non des causes – est absolument illogique sur le plan intuitif; néanmoins, elle est étayée par des données expérimentales. En 1983, le neurophysiologiste Benjamin Libet a enregistré l’activité électrique dans le cerveau de sujets humains, qui avaient pour instruction de bouger un doigt quand l’envie leur en prenait. Libet a montré que le sentiment des sujets à vouloir consciemment ces mouvements volontaires se manifestait plusieurs dixièmes de seconde après le début de l’activité du cerveau qui annonçait les mouvements, mais juste avant que les mouvements n’aient vraiment lieu. Autrement dit, le sentiment conscient d’agir « délibérément » était pris en sandwich entre l’initiation inconsciente de l’action par le cerveau et le mouvement réel du doigt. Repensez à l’exemple dans lequel vous tendez volontairement le bras pour prendre une tasse de café. Le résultat de Libet laisse entendre que votre décision de bouger est le fruit de processus inconscients du cerveau et que vous devenez pleinement conscient de ce que vous êtes sur le point de faire une fraction de seconde après en avoir pris la décision, mais juste avant que le mouvement s’amorce. Plus récemment, l’IRM fonctionnelle, une approche beaucoup plus avancée pour évaluer l’activité du cerveau, a permis à John-Dylan Haynes et ses collègues de montrer que l’activité dans une région du cortex préfrontal (l’aire du cerveau juste au-dessus des yeux) survient jusqu’à 10 secondes avant que les sujets humains aient pleinement conscience d’avoir décidé d’appuyer sur un bouton avec leur index gauche ou droit. Apparemment, le cerveau des sujets avait décidé quel doigt utiliser bien des secondes avant de savoir consciemment ce qu’ils allaient faire.

Comment se peut-il que nos intentions conscientes ne soient pas à l’origine de la chaîne d’événements qui causent nos actions volontaires, alors que nous sommes si certains que c’est le cas? Le psychologue de Harvard Daniel Wegner avance que cette « illusion » survient parce que notre sentiment de volonté consciente est lié de trois façons à nos actions : la priorité (la pensée précède l’action), la cohérence (la pensée est cohérente avec l’action) et l’exclusivité (il n’y a pas d’autres causes potentielles). La pensée d’atteindre la télécommande surgit dans votre conscience, et puis, une fraction de seconde plus tard, vous tendez en fait le bras pour prendre la télécommande, ce qui vous incite à supposer que la pensée consciente a causé l’action. Comme l’énonce Wegner, « nous développons le sentiment que [nos] intentions [conscientes] ont une force causale, même si elles ne sont en fait que des aperçus de ce que nous pourrions faire ». Conformément à cette idée, la volonté consciente est un effet secondaire de l’activité décisionnelle du cerveau. Elle est comme la mousse qui coiffe une bière, ou la chaleur qui émane d’un ordinateur. Elle ne fait rien, elle perçoit simplement quelque chose.

Si la volonté consciente est un effet secondaire de l’activité du cerveau qui amorce l’action, il devrait donc être possible dans les bonnes circonstances de séparer l’action volontaire de la sensation d’intervention personnelle. Wegner cite de nombreuses situations où cela se produit. Par exemple, les gens perdent le sentiment de contrôle conscient de leurs propres actions volontaires lorsqu’ils sont hypnotisés, lorsqu’ils pensent être possédés par des démons et lorsqu’ils parlent de nouvelles langues. Un exemple frappant et poignant de la perte de conscience de l’intervention personnelle est la communication facilitée : des animateurs qualifiés étaient convaincus qu’ils permettaient à des patients atteints d’autisme et d’autres désordres de taper des messages en stabilisant leurs mains sur un clavier. Une analyse minutieuse a révélé que c’étaient les animateurs qui amorçaient la dactylographie. L’idée clé ici est que les animateurs ne mentaient pas. Leur confiance dans le processus et leur vif désir d’aider leurs patients à communiquer ont dissocié leurs actions volontaires (par exemple, taper des messages, comme « I AM NOT A UTISTIC OH THJE TYP. ») de leurs sentiments d’intervention personnelle.

Notre esprit a évolué au point de nous percevoir ainsi que d’autres agents apparemment doués de sensation, qu’il s’agisse d'autres êtres humains, d’animaux de compagnie, de robots animés ou de formes géométriques sur un écran vidéo, comme étant dotés d’un esprit et capables d’action libre et délibérée. Maintenant, les neurosciences modernes déconstruisent cette intuition et montrent comment ses éléments observent les mêmes lois de cause et d’effet que toute autre chose dans l’univers. Nous sommes en pleine révolution de notre compréhension de nous-mêmes, une révolution aussi grande que celles engendrées par Copernic et Darwin. Où cela mènera-t-il? C’est à suivre.
(Lire des extraits du livre de Daniel M. Wegner)





"L'homme est redevable de son activité à une autre Puissance que lui, alors qu'il croit toujours qu'il fait tout lui-même." (Ramana Maharshi)

"Laissez les actions se produire à travers vous; ne vous considérez pas être celui qui agit." (Nisargadatta Maharaj)

"Le choix de faire ou de ne pas faire va être déterminé par un jeu de forces conscientes et inconscientes qui nous dépassent, et que la pensée moi va s'approprier" (Daniel Morin)

"L’impulsion précédant l’action juste est vive comme l’éclair, c’est un jaillissement, ici et maintenant. C’est une perception directe accompagnée d’une certitude sans inquiétude pour l’avenir. Elle est parfaitement adaptée et tient compte d’un maximum d’éléments." (Claudette Vidal)

"Le sentiment d'un moi acteur, d'une identité séparée qui agit, est l'identification avec le corps-mental, avec ce qui n'est qu'une expression temporelle du véritable Sujet. Cette identification entraîne la croyance en un acteur qui serait le créateur des pensées et des actes." (Nicole Montineri)







lundi 24 novembre 2014

L'Humour du Prochain n°67 : La cuisine cannibale, par Topor







Extraits de la page Facebook «L'Humour du Prochain», qui, comme son nom l'indique, est consacrée au partage d'humour sous toutes ses formes et déclinaisons.
























samedi 22 novembre 2014

Henri Michaux : La simplicité







Une improvisation sur un texte d'Henri Michaux, "La Simplicité", par Pascale Valenta et Michel Tardieu.


la simplicité





vendredi 21 novembre 2014

La monogamie, par Lee Lozowick







LA MONOGAMIE


Je pense que les gens devraient avoir une relation monogame et apprécier une vie sexuelle saine. L'homme et la femme devraient tomber amoureux et s'aimer ; ils ne devraient pas flirter avec le premier ou la première venue, uniquement à cause de sentiments d'insécurité. La monogamie est recommandée parce que l'amour ne peut fructifier que sur un terrain d'inti­mité et d'union.

La relation sexuelle procure une sorte de vulnérabi­lité impossible à retrouver ailleurs. Peut-être que l'expérience qui s'en rapprocherait le plus est celle que partagent les survivants d'une catastrophe aérienne ; on pourrait aussi lui comparer tout autre événement aussi bouleversant, qui permet aux êtres humains de vivre ensemble de terribles épreuves. La forme de vulnérabilité propre à la relation sexuelle est connue des personnes victimes d'un vrai cataclysme, d'une tragédie collective, mais il n'y a pas d'autres façons de l'expérimenter. On ne la trouve même pas dans les amitiés les plus profondes auxquelles manque cette sorte de vulnérabilité que l'on peut qualifier de chi­mique, qui se produit lors d'une tragédie, à cause de la sympathie éprouvée entre humains. Le corps change lorsqu'il y a une réaction chimique due à un réel senti­ment de sympathie pour les autres. La plupart des humains ne peuvent partager ce genre de vulnérabilité qu'avec une seule personne, sinon ils seraient victimes d'une implosion. Nos circuits internes ne sont pas faits pour.
Dans une fausse monogamie, vous vous suffisez d'une personne parce que vous instaurez un type de relation qui vous isole tous les deux du reste du monde. Le mec rentre du boulot et sa chérie lui demande : « T'as eu ton augmentation, mon trésor ? » Il lui répond : «Bon Dieu, non. Ils ont fait passer quelqu'un avant moi. » Et sa chérie de continuer : « Quoi ? Quoi ! Ils ne te respectent pas dans ce boulot. Tu devrais en chercher un autre. Ton patron ne reconnaît pas ta valeur.» Ils se renvoient la balle et se blottissent dans une bulle qui les coupe du reste du monde.

Dans une vraie monogamie, on ne trouve pas le besoin irrésistible de flirter, de jouer au tombeur et à l'allumeuse, ou de se mettre en chasse. Pour l'homme, l'amour de la chasse se retrouve dans son travail, sa puissance créatrice, son art, sa passion pour sa femme et ses enfants. Quant à la femme, elle nourrit sa famille, son homme, entretient sa maison, enrichit son environnement, sa communauté et sa forme d'expres­sion artistique. Ainsi, chacun fait de l'univers son huître perlière.

Parfois, il arrive à des gens de vivre des expériences extraordinaires avec de nouvelles relations, parce que l'intensité de l'engouement et le désir de se relier est très fort. C'est pourquoi nombreux sont ceux qui s'em­ballent pour quelqu'un d'autre que la personne avec laquelle ils sont habituellement, pour ensuite, revenir tout droit à leur partenaire initial(e). Ils pensaient que les rapports dans leur couple vieillissant étaient dépourvus de merveilleux et ils ont réalisé que, très vite, le merveilleux serait tout aussi absent de leur nouvelle relation.

Avec le temps, les personnes construisent ensemble quelque chose que rien ne peut remplacer. Le temps ne peut pas être fabriqué dans une nouvelle relation. Il est fort probable que vous soyez des « compagnons d'un vieux karma », que vous ayez passé de nombreuses vies ensemble, mais cela ne vous permet pas de vivre votre relation actuelle en accéléré. Dans les rapports humains, il est impossible de faire une synthèse du fac­teur temps.





jeudi 20 novembre 2014

L'Art d'Être Conscient n°3 : «Que voulez-vous ?»






Extraits de la page Facebook «L'Art d'Être Conscient»





Une question d'apparence anodine, mais à la portée incalculable lorsqu'elle est posée en pleine conscience dans le contexte de la voie, une question à laquelle il est nécessaire de revenir encore et encore, ici et maintenant, instant après instant...

Voici, extrait de «La voie et ses pièges», ce qu'en dit Arnaud Desjardins :


«Pouvez-vous admettre que le but de la voie soit l'effacement du sens de la séparation? Si nous prenons ces mots au sérieux et si nous admettons que ce ne sont pas des paroles creuses, ces propos sont tellement inhabituels, tellement inattendus qu'ils nous obligent à nous situer en face d'eux avec gravité : est-ce que je crois possible une telle transformation de mon être et de ma conscience et à quel prix puis-je accéder à un niveau aussi transcendant, métaphysique? Et, en définitive, est-ce vraiment cette « réalisation » qui m'intéresse, qui m'attire et que je veux réellement? Cela vaut la peine de se pencher sur ce point, de réfléchir à cette question, parce qu'elle est la source d'immenses malentendus. Des centaines de milliers d'Occidentaux se tournent aujourd'hui vers la spiritualité. La vente des livres, le succès de gourous vrais ou faux, l'intérêt pour le yoga, le vedânta, le tantrayana, le zen, le soufisme, la spiritualité des Amérindiens, en sont la preuve. Les faits sont là. Que l'on ironise ou que l'on prenne au sérieux cette recherche, il n'en est pas moins vrai qu'elle gagne en importance. Et je ne veux pas m'étendre sur des phénomènes encore plus importants au point de vue sociologique qu'on regroupe sous l'appellation « New Age » et parmi lesquels on trouve vraiment de tout, y compris le pire.

Mais parmi ces Occidentaux qui abordent le zazen, la méditation, qui se rendent dans un ashram, qui rencontrent un maître hindou ou tibétain en séjour en France, qui se considèrent engagés sur la « Voie », combien sont vraiment motivés par la demande ultime? Or à cet égard, vous ne pouvez pas faire semblant. Vous ne pouvez pas vouloir ce que vous ne voulez pas, désirer ce que vous ne désirez pas, aspirer à ce à quoi vous n'aspirez pas. Il est stérile de s'illusionner ou de vivre dans des malentendus. Tous les sages, connus ou inconnus, s'ils méritent le nom de sages, sont les garants de cette possibilité de transformation radicale, de cet autre monde, ce tout autre monde, mais la plupart de ceux qui les approchent et même qui les entourent n'ont pas une véritable aspiration de cet ordre. La demande – et je peux la comprendre tant elle a été la mienne – c'est d'être plus heureux dans l'existence, de se sentir moins blessé intérieurement, moins complexé au sens ordinaire de ce mot, plus à l'aise dans la vie professionnelle, moins inhibé dans la vie sexuelle et amoureuse. Je ne dis certes pas que ce soient des buts incompatibles, en tout cas au début de la voie, mais ce sont des buts différents qu'il importe de ne pas confondre.»






«Être Conscient, c'est se situer au point de contact le plus intime de soi-même avec soi-même, en cet espace ineffable où tout apparait et tout disparait, cet espace qui pour l'intellect semble vide, diffus, non localisé, et qui pourtant est plein d'impressions sensitives et d'intuitions vivantes, cet espace où une seule chose est certaine, c'est que ici et maintenant, Je Suis; je ne peux pas dire «ce» que je suis, mais l'évidence de ce «Je Suis» se suffit à elle-même. Et la qualité de paix, la vivacité des perceptions, la fluidité des sentiments qui sont les manifestations immédiates de ce «Je Suis» ont une saveur indubitablement reconnue.»








lundi 17 novembre 2014

L'Humour du Prochain n°66 : Mark Ryden (2)







Extraits de la page Facebook «L'Humour du Prochain», qui, comme son nom l'indique, est consacrée au partage d'humour sous toutes ses formes et déclinaisons.