mercredi 31 janvier 2018

La Guitare de Claire







LA GUITARE

La guitare c'est ma vie
La guitare c'est ma meilleure amie
Quand je joue j'exprime mes sentiments
Quand je joue je danse avec le vent

La guitare c'est mon instrument
La guitare c'est vraiment consolant
Quand je joue je suis heureuse
Quand je joue je suis lumineuse

La guitare c'est mon avenir
La guitare c'est pour le plaisir
Quand je joue je suis bien
Quand je joue je ne pense à rien

La guitare c'est magnifique
C'est magnifique comme instrument de musique
Quand je joue j'arrive à lire mes sentiments
Quand je joue je suis ici dans le présent

Claire TARDIEU




«La Guitare» (composition, guitare : Claire Tardieu; claviers : Chronophonix)







mardi 30 janvier 2018

lundi 29 janvier 2018

Froid, Soleil, Camembert, Citrouille...



Il y a six ans...




A la fin de nos concert, nous aimons nous livrer à quelques fantaisies improvisées sur des mots choisis par le public : en voici quelques unes, enregistrées fin Août 2011 lors du festival "Malices et Merveilles", à Beauvais.






Des news de DuoChenko



dimanche 28 janvier 2018

Betty : Avant l'Éveil





Les Cévennes, à la bergerie du col, avril 2012


Magnifique témoignage de ce que signifie «voir», ou «Être en Présence»: ici et maintenant, instant après instant, tout voir, ne rien juger, ne rien laisser passer. Et ne rien attendre...









samedi 27 janvier 2018

Anthony de Mello : L'amitié







L'amitié, d'après un texte d'Anthony de Mello. (Publié initialement en mars 2008)


Cliquer une fois sur l'image, puis utiliser les flèches droite et gauche du clavier.



Ainsi demeure le parfum de la rose Que l'on a pris délicatement dans ses doigts En se penchant vers elle pour goûter son éclat Il n'est pourtant fait que de soleil et de vent Et ne tient sa puissance que de ce bref instant Où nos coeurs en s'ouvrant se sont unis Confiants Lise










jeudi 25 janvier 2018

Le monde magique des mathématiques










Venez donc faire un tour dans le monde magique, logique et néammoins ludique de ce site pas comme les autres. Vous ne verrez pas passer le temps tellement il y a d'énigmes à résoudre, de paradoxes à savourer, de tours de passe-passe dans lesquels l'esprit finit par se perdre, bref, il se pourrait bien que vous n'arriviez plus à en sortir...




mercredi 24 janvier 2018

Cold Blue













Cliquer sur les images pour ouvrir le diaporama haute résolution



mardi 23 janvier 2018

lundi 22 janvier 2018

Talking Heads : Remain in Light








C'est en 1980 que cet album voit le jour. Etonnant de voir que la plupart des musiciens passent à un moment ou un autre aux percussions :

* Jerry Harrison (guitare, basse, claviers, percussions)
* David Byrne (chant, guitare, basse, claviers, percussions)
* Tina Weymouth (basse, claviers, percussions)
* Chris Frantz (batterie, percussions, claviers)
* Brian Eno (synthétiseur, effets, basse, percussions, choeurs)
* Adrian Belew (guitare)
* José Rossy (percussions)
* Robert Palmer (percussions)
* Nona Hendryx (choeurs),
* Jon Hassell (trompette)

Et finalement pas surprenant. Tant le rythme est au coeur de ces créations. Cadences entêtantes, beats tribaux, funk déjanté... On va de surprise en surprise. Ajoutés à cela le travail d'orfèvre sur les sons (Brian Eno et Jon Hassel sont de la partie) et la voix insaisissable de David Byrne (c'est selon : chant, rugissement, déclamation...), on se trouve en face d'un album qui, sans orgueil, annonce les musiques qui suivront durant vingt ans. (Chronique trouvée lors de la première publication de cet article, en 2008, sur un site qui n'existe plus...)



Born under punches (The heat goes on)

Take a look at these hands.
Take a look at these hands.
The hand speaks, the hand of a government man.
Well I'm a tumbler, born under punches.
I'm so thin.

All I want is to breathe, I'm too thin
Wont you breathe with me?
Find a little space, so we can move in-between in-between it
And keep on step ahead, of yourself.

Dont you miss it, dont you miss it.
Some a you people just about missed it!
Last time to make plans!
Well I'm a tumbler...
I'm a government man.

Never seen anything like that before
Falling bodies tuble cross the floor well I'm a tumbler!
When you get to where you wanna be thank you! thank you!
When you get to where you wanna be dont even mention it!

Take a look at these hands. they're passing in-between us.
Take a look at these hands
Take a look at these hands, you dont have to mention it.
No thanks. I'm a government man.

And the heat goes on...and the heat goes on...and the heat goes on...
And the heat goes on...where the hand has been...and the heat goes
On...and the heat goes on...and the heat goes on...and the heat goes
On...and the heat goes on...and the heat goes on...and the heat goes
On...where the hand has been...and the heat goes on...and the heat
Goes on...
I'm not a drowning man!
And I'm not a burning building! (I'm a tumbler!)
Drowning cannot hurt a man!
Fire cannot hurt a man. (not the government man.)

All I want is to breathe thank you, thank you.
Wont you breathe with me?
Find a little space...so we move in-between I'm so thin
And keep one step ahead of yourself. I'm catching up with myself

All I want it to breathe.
Wont you breathe with me hands of a government man ?
Find a little space so we move in-between
And keep one step ahead of yourself, dont you miss it! dont you
Miss it!

And the heat goes on...and the heat goes on...and the heat goes on...
And the heat goes on...and the heat goes on...and the heat goes on...
And the heat goes on...and the heat goes on...and the heat goes on...
Where the hands has been...and the heat goes on...and the heat goes
On...and the heat goes on...










dimanche 21 janvier 2018

Humour, avec Gilles Farcet et Stephen Jourdain



Extrait de la revue "3ème millénaire" n°76, 2005






3’ millénaire - Une pratique spirituelle est sou­vent abordée avec un dramatique sérieux. Un tel sérieux est-il inévitable ? Y a-t-il un sérieux juste?
Gilles Farcet - Pour tenter de répondre à votre question, je proposerais une distinction entre « sérieux » et « gravité ». Je n’ai jamais rencontré d’être à mes yeux authentiquement spirituel — tout être est par essence spirituel, je veux dire par là réel­lement investi dans la visée essentielle — qui ne soit au fond empreint d’une profonde gravité. J’aime ce mot « gravité » qui évoque aussi l’enracinement, le poids au sens positif. Yvan Amar aimait d’ailleurs à rappeler que l’un des sens étymologiques du terme « gourou » est « celui qui pèse lourd, qui pèse son poids ». Ce que faute de mieux il faut bien appeler la « quête » spirituelle n’est pas une plaisanterie, une distraction sans conséquence. La vie a une dimen­sion tragique, l’enjeu est rien moins que radical, il ne s’agit donc pas d’une blague. Face à ces êtres, j’ai toujours senti qu’ils ne badinaient pas avec l’es­sentiel et que donc, oui, il y avait chez eux une cer­taine gravité, une gravité fraîche semblable à celle des enfants qui vous regardent droit dans les yeux. Le petit enfant ne se pense ni ne se veut « sérieux », « profond », il est sérieux et profond de par sa relation encore innocente aux terribles questions que pose la vie. Je dirais donc que, oui, il y a un « sérieux », en tous les cas une gravité, juste et inévitable. Sérieux aussi dans la méthode, surtout quand il y a transmis­sion. On ne transmet pas une voie ou une pratique à coup d’approximations et de bons mots.
Cela dit, je n’ai jamais rencontré non plus d’être à mes yeux authentiquement « spirituel » qui ne témoigne pas d’un vif humour et qui se prenne au sérieux. Car si la vie est tragique, elle est aussi comique, absurde, dérisoire, burlesque souvent... Le moi qui se croit séparé et possesseur a un côté guignol, tellement prévisible qu’il en devient gro­tesque. Et puis la nature de ce qui est s’avère telle­ment paradoxale que seul l’humour peut la donner à pressentir.
Donc, je dirais : pas de « sage » sans gravité, pas de « sage » sans humour, les deux, gravité et humour étant non fabriqués, frais, uniques. De même qu’il existe le « bon sourire » professionnel du fonctionnaire de la charité, on peut ici et là ren­contrer l’ »humour obligatoire » du professionnel de l’éveil — quelle horreur ! J’ajoute que si décapant que puisse à l’occasion être l’humour d’un être authentiquement spirituel, il ne dérive jamais dans la dérision gratuite. Nous savons bien que nombre de nos contemporains pratiquent l’hu­mour systématique comme évitement de la rela­tion ; chez l’être authentiquement spirituel, l’hu­mour est aussi un outil de relation, jamais une armure, un bouclier ; parfois une épée, mais jamais destinée à tuer autre chose que la prétention inutile qui fait écran à la relation vraie.
Bien entendu, je connais cet indécrottable esprit de sérieux au sens négatif du terme qui gangrène les milieux de la « spiritualité » et qui à mon sens procè­de d’une dynamique « religieuse ». L’être humain est ainsi fait qu’il sécrète sans arrêt de la « religion », du « sens », du « linéaire », de l’idéologie, parce qu’il a peur de l’inconnu, de la dimension incompréhen­sible, paradoxale, insaisissable du réel. Notre ten­dance à tous est donc de tout transformer en idéolo­gie, y compris les enseignements les plus libéra­teurs. Il nous faut du « concret », du « sens » bien exprimable, des explications, des « buts »... Très vite, on en arrive donc à la ligne du parti, à ce qui est kasher ou pas kasher, à ce qui se fait et ne se fait pas. Il y a une tyrannie du « spirituellement correct » qui bien sûr va à l’encontre de l’esprit spirituel sachant qu’être spirituel, avoir de l’esprit veut aussi dire en français avoir de l’humour.
En fait, je crois que pour vraiment rire, il faut avoir vraiment pleuré. Le sérieux pompeux comme la dérision superficielle sont des protections face à l’humanité radicale que suppose à mon sens une authentique investigation spirituelle.





HUMOUR?

Spéculer sur la nature de l'humour, n'est-ce pas déjà avoir péché contre l'humour ? Il est vrai que la présente remarque constitue possiblement un trait d'humour.
Je note en passant que Bergson a écrit un livre sur le rire en tous points remarquable qui n'a fait rire personne.
On pourrait dire que l'humour, comme l'amour — comme la conscience, comme l'être, comme la haute sensibilité ou poésie vécue, comme tout ce qui justifie de l'épithète divin —, ça ne s'analyse pas, ça se pratique. Et qu'il n'est de pratique saine, loyale que dans une transe d'amusement : j'ai nommé la passion et son feu, l'esprit d'audace et de démesure. Sus à l'idée toute faite ! Sus au sentiment appris ! Au feu, tous ces beaux atours que notre être intime chérit tant ! En matière d'intériorité, il n'est de vérité que dans la nudité.
Comment mettre à nu ce qui, au sortir de l'enfance, s'entête tant à se vêtir, à rouiller, à s'oxyder ? Eh bien, il faut se trouver un décapant. Pas besoin de chercher très loin ! Le décapant est en nous, sous une double forme : conscience et... humour. Accomplir un acte de conscience est très, très difficile. Se moquer de soi est aisé.
Je ne connais guère que des chercheurs spirituels malchanceux. Il est vrai qu'ils avancent vers l'ultime prise de conscience du pas consciencieux et laborieux de nos laboureurs d'autrefois... Je leur fais cette suggestion : qu'ils renoncent à cette pesante allu­re, s'accordent une pause dans la lente ascension de leur calvaire, et se mettent à sautiller comme des enfants, EN RIANT D'EUX MÊMES. Oh, ça ne marchera pas à tous les coups, mais au moins ils connaîtront une minute, une heure peut-être, de vie vivante, d'ingénui­té — et sait-on jamais, cela pourrait titiller les Dieux... Les Dieux aiment à rire, et comme chacun le sait ou devrait le savoir, ce sont eux les passeurs d'âmes, les faiseurs d'éveil, et jamais, au grand jamais, cet ado­rable petit trou du cul d'enfant divin qu'en français, jadis, on nommait Ma Pomme.


Et quand ils s'y mettent à deux...





mercredi 17 janvier 2018

The Lady is a tramp



(Dessin de Ronald Searle)


Ceux qui l'ont déjà rencontrée ou écoutée n'auront aucun mal à reconnaître la talentueuse chanteuse qui interprète ici ce célèbre standard, tout en s'accompagnant (et comment!) au piano.
Si son nom ne vous vient pas à l'esprit, aucune importance, c'est la musique, et la musique seule, qui mérite toute votre attention. Bonne écoute!








mardi 16 janvier 2018

Oldies (but Goldies) : Them and others






Them est un groupe de rock 'n' roll d'Irlande du Nord de la fin des années 1960.





The Pretty Things est un groupe britannique de rock des années 1960 toujours en activité.





The Zombies est un groupe anglais de pop-rock originaire de la ville de St Albans, formé en 1961 et composé de Rod Argent (orgue et composition), Colin Blunstone (chant), Chris White (basse et composition), Paul Atkinson (guitare) et Hugh Grundy (batterie).









lundi 15 janvier 2018

Anandmurti Gurumaa : Flight of the Soul







«Lorsque le coeur s'ouvre à l'Amour à travers cette invocation divine et que l'ego se rend, chaque respiration devient bénie par Son Nom. Quand l'esclavage de l'âme est brisé, l'âme est rendue libre de tout ce qui la contrôle et un courant de joie fuse dans le coeur. Quand toutes les entraves sont brisées, alors le coeur vole de plus en plus haut dans le monde intérieur.»







dimanche 14 janvier 2018

La douzième heure du mental







La 12ème heure du mental, par Jean Klein
.

Pourquoi stimulez-vous le mental dans votre enseigne­ment s'il ne peut pas nous amener à nous connaître nous- mêmes?

Cela vous amène à questionner la vie. Cela vous aide à trouver la perspective. Vous ne pouvez stopper les capacités intellectuelles une fois qu'elles ont été mises en mouvement. Elles doivent parvenir à une conclusion naturelle. Le mental doit arriver à cette représentation qu'il n'est qu'une simple fonction. C'est cela la clarté du mental. Jusqu'à ce que l'intellect voie clairement ses limites il doit s'explorer. Si nous ne pouvons pas trouver quelque chose de précieux, nous ne serons pas satisfaits tant que nous n'aurons pas regardé sous chaque pierre. Mais vient un moment dans la vie où, alors que chaque pierre a été retournée, nous n'avons toujours pas trouvé ce que nous cherchons.
Nous sommes alors amenés à un arrêt. Le dyna­misme de la recherche est stoppé. Cette tranquillité n'a rien à voir avec le mental. C'est l'arène de la connais­sance en tant qu'être sans objets. C'est le support de toute activité et non-activité.
Connaissez-vous l'histoire que raconte le saint soufi Mulla Nasruddin ? Je l'adapte un peu à chaque nouvel enseignement.

Mulla traversait une rue de son village lorsqu'un homme s'approcha de lui disant : « Sais-tu que ta femme te trompe ? » Mulla répliqua vivement : « C'est impossible. Ma femme ne me serait jamais infidèle. » L'homme répondit : « Je peux te le prouver. A minuit cette nuit, elle a un rendez-vous avec son amant sous le figuier au bout du village. » Mulla était bouleversé et, anticipant un duel avec l'amant de sa femme, alla chercher un pistolet. Toute la journée il s'entraîna et pensa au combat, et, à onze heures du soir, il se rendit au figuier dans un terrible état d'esprit. Il grimpa à l'arbre et, étant un homme très passionné, bondit de branche en branche dans une frénésie de jalousie et de colère. Il s'imaginait sa femme dans les bras de son amant et testa le coup qu'il allait assener à son rival, de tous les angles possibles.

A minuit moins dix, il écouta attentivement mais ne put rien entendre encore. A minuit moins cinq il était dans un état d'agitation et d'attente insupportable. A minuit moins trois il n'y avait encore aucun signe d'eux et chaque nerf de son corps était tendu. A minuit il était aussi immobile qu'un tigre sur le point de se jeter sur sa proie. Mais il ne se passait toujours rien sous l'arbre.
Alors il fut soudain frappé dans tout son être par une sidérante intuition : « Je suis célibataire ! »



C'est une histoire extraordinaire! Il semble qu'il ait été littéralement hors de son esprit, au-delà du mental. Mais qu'était son état mental lorsque l'intuition le frappa? Peut-être que si je comprends cela je n'aurai pas à aller jusqu'où alla Mulla !

Jusqu'à minuit il était concentré sur l'objet, la représentation de la scène. Puis vint un moment où le mental ne trouva plus de prise et la représentation disparut. Il n'était plus dans le mental. La situation extérieure n'alimentait plus d'activité à venir. Le mental doit parvenir à l'épuisement. Lorsqu'il abandonne! nous sommes pris par notre nature réelle. Mais la douzième heure du mental peut survenir à n'importe quel moment.
(Jean Klein : "Qui suis-je - La quête sacrée")