lundi 31 décembre 2012

Jeff Hawke : Le fils prodigue (13)







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samedi 29 décembre 2012

dimanche 23 décembre 2012

samedi 22 décembre 2012

Lee Lozowick : L'amour chimique, l'amour émotionnel et l'amour conscient (2)







On peut tirer des leçons de l'amour chimique, l'étudier et se dégager de son pouvoir de domination (en arrivant à le connaître assez bien pour ne pas être dupe de ses symptômes), mais l'amour émotionnel est tellement ravageur, entier, au regard de nos stratégies psychologiques grossières que, quand bien même on arrive à en sortir, on peut rarement s'en sortir.


D'un autre côté, dans l'amour conscient, il n'y a pas de place pour les émotions dégradantes et impulsives. Mais l'amour conscient ne fait pas fi pour autant des phénomènes chimiques — du fait que nous sommes des créatures biologiques, nous sommes enclins à perpétuer la race et, jusqu'à un certain point, nous dépendons des lois qui régissent la structure de nos cellules et de nos sécrétions hormonales.
Seul l'amour conscient peut générer une histoire d'amour où les partenaires sont sensibles aux lois de l'alchimie — les lois de transformation — qui dépassent les lois de la stagnation, de la simple survie, et qui vont à leur encontre. Nous sommes des machines, certes les plus perfectionnées de l'univers ou, au minimum, de notre galaxie, mais nous n'en restons pas moins des machines. Sans l'amour conscient, nous n'avons aucun moyen de nous différencier du vulgaire primate que nous sommes.
L'amour conscient dépasse de loin le cadre de nos relations humaines. La façon dont les humains ont créé de ravissantes variétés de fleurs relève d'une tentative d'amour conscient. L'élevage des pur-sang les plus magnifiques et des chiens de race est une autre manière de s'orienter vers l'amour conscient. Dans ces exemples, par désir du beau, l'homme s'est mis au service de la création optimale pour une espèce donnée, pour un courant d'énergie.
Ces formes d'amour conscient ont évidemment été perverties par le goût du profit ou du pouvoir, par des fins égoïstes. L'homme n'a pas travaillé pour le chien, mais pour le trophée ; l'homme n'a pas travaillé pour le cheval, mais pour gagner les courses et honorer son insatiable quête de beauté ; l'homme n'a pas travaillé pour la fleur, mais tout cela n'invalide pas son besoin initial. L'homme a travaillé parce que la fleur évoquait quelque chose en lui et que c'était là un sentiment qu'il voulait éprouver. Nous avons cherché à être des dieux, pour créer, pour transformer ! Ne sachant pas ce qu'est l'amour conscient, l'homme n'a pas pu le créer intentionnellement, mais il s'est orienté dans cette direction. L'amour conscient est la forme d'amour la plus élevée à laquelle nous puissions nous référer.
Tout ce qui tourne autour de l'idée d'une « race pure » — la démarche faite pour optimiser la lignée — est une tentative pour créer l'amour conscient. Mais elle est pervertie inconsciemment par nos motivations psychologiques égoïstes. Nous nous y prenons mal pour nous occuper de ces choses. Nous ne savons pas ce que nous faisons, cependant nous sommes littéralement menés dans certaines directions par le grand processus de l'évolution divine.
Quand l'homme est en communion avec la nature, il reçoit une forme très primitive de l'amour conscient. La nature est pure. Elle n'est pas psychologiquement tordue, elle n'a pas d'ego en soi, parce qu'elle n'a pas plus l'ego du ver de terre que celui de l'éléphant, de la montagne, de l'arc-en-ciel ou du soleil ! Face à la nature, nous pouvons être vulnérable et nous exprimer sans retenue car nous n'avons pas de répercussions psychiques à craindre. Malheureusement, nous ne recevons pas des humains ce que nous recevons de la nature, sauf lors d'occasions très particulières qui se présentent dans un espace de conscience — par exemple, dans une école qui propose un travail spirituel.
En vérité, l'amour conscient est tellement sacré et stupéfiant que, d'une certaine manière, le bien-aimé est envoûté par l'amour de l'amant. Dès lors, il ne peut être question pour le bien-aimé d'oublier ou de quitter l'amant conscient. Après un certain temps, cet amour est toujours payé de retour. La réponse initiale à l'amour conscient est, pour ainsi dire, d'y souscrire à vie.
Cependant, être capable de retourner cet amour conscient, une fois que vous êtes pris, est une autre paire de manches, tout comme il est difficile de maintenir le feu dévorant — la tension de la transformation — engendrée par l'amour conscient. Cela peut prendre tout une vie pour que ces ajustements s'intègrent au niveau de l'expérience — et alors ? Que peut-on faire d'autre qui vaille la peine ?




L'amour conscient ne se produit pas par hasard, il doit être cultivé, amorcé, activé et vécu. On ne « tombe » pas dans l'amour conscient. Celui-ci résulte d'un travail quantitativement et qualitativement draconien, dont une partie consiste à vous observer constamment afin de déterminer si ce que vous voulez pour votre amant (ou amante) est ce qu'il y a de mieux pour lui (elle), ou si cela correspond à vos propres préférences égocentriques.
Il va de soi que vous voulez certaines choses, mais qu'est-ce qui est le mieux pour l'autre — l'objet de cet amour ? A supposer que ce qu'il y ait de mieux pour lui (elle) ne tienne pas compte de vous pendant un mois, deux mois, un an ? L'amour conscient veut dire qu'il vous faut faire tout ce qu'il y a de mieux pour votre amant (ou votre amante), même si c'est contraire à ce que votre ego souhaiterait par-dessus tout pour vous. (D'ailleurs, dire « votre amant(e)» est ridicule parce qu'aucune notion de possession ne peut s'appliquer à l'amour conscient. Et bien sûr, le mot « amant(e)» n'a absolument rien à voir avec ce qu'il signifie d'habitude. Je l'utilise par commodité pour m'éviter d'avoir recours chaque fois à une périphrase interminable.) La personne qui essaie de faire grandir en elle l'amour conscient est confrontée, sans répit, chaque jour, à des situations de crise — en ce qui concerne le travail, l'heure à laquelle il lui faut se lever le matin, le nombre de fois où elle souhaite avoir des relations sexuelles et quel type de relations sexuelles, ce qu'il lui faut manger et l'apport en vitamines, le moment approprié pour avoir des enfants, leur nombre et l'éducation à leur donner, comment traiter sa belle-famille, les visites à faire à ses parents, et cela n'a pas de fin, jour après jour, encore et encore et encore. Mais ce genre de crises se produit uniquement au niveau du mental — elles sont fondées sur des données qui relèvent du psychologique et du mental — et non au niveau corporel.
« Qu'est-ce qui est le mieux pour mon amant(e) ? » Quoi que cela puisse être, c'est à cela que vous devez vous rendre. (Et ce genre de soumission vient de l'abandon au Divin. De lui-même, l'ego ne peut jamais faire de tels choix. Seule la volonté divine est assez intelligente pour avoir une perspective appropriée de la situation.)
Il arrive parfois que ce qui convient le mieux pour votre amant(e) lui soit très douloureux. Il lui faudra peut-être accomplir quelque chose en versant des larmes de sang et il (elle) s'y opposera à mort. Si vous avez l'impact nécessaire sur votre amant( e), qui lui permette d'accomplir ce qui lui est demandé pour lui (elle), alors vous devez passer à l'action ; même si cela veut dire que vous serez sous pression d'une façon incroyable ; même si cela veut dire que votre amant(e) n'arrêtera pas de vous mettre des bâtons dans les roues pour vous en empêcher.
Vous ne pouvez pas être un(e) amant(e) conscient(e), dans le sens où je l'ai défini, sans que Dieu ne soit au coeur de la relation avec la personne avec qui vous vivez. Lorsqu'avec votre partenaire vous vous conduisez en amant(e) conscient(e), vous êtes parfaitement accordé aux dimensions spirituelles de l'intelligence divine. Si vous vous essayez à ce type de décisions dont nous venons de parler, en faisant appel à des données que vous avez intégrées ou à des expériences acquises, alors, dans le meilleur des cas, vous agirez à partir d'une solution devinée grâce à votre éduçation. La certitude est l'affaire de la volonté divine qui prend des décisions par le biais de l'instinct humain, mais jamais à partir d'une construction mentale ou d'une accumulation de connaissances.
Lorsque vous aimez d'un amour conscient, vous pouvez pressentir la perfection dans votre amant(e), non parce qu'il (elle) est un humain, mais parce qu'il (elle) est un élément de la création divine. Peu importe l'aspect de l'enveloppe, peu importe la quantité de bonnes ou de mauvaises habitudes chez l'autre, peu importe son degré de « folie », vous pouvez toujours ressentir cette perfection, cette essence. Et au prix de tout ce qui compte pour vous dans la vie, même si cela doit vous coûter votre équilibre mental, vous voulez faire apparaître cette perfection chez votre amant(e). C'est cela l'amour conscient. Ce genre de relation idéale doit être cultivé. Il faut y travailler, s'y entraîner. Vous n'avez pas été élevés pour faire cela dans cette société. Le plus grand accomplissement que nous puissions jamais espérer pour nous-mêmes est de devenir des amant( e )s conscient( e )s.
La plupart d'entre nous ne sont même pas tolérants consciemment. (La différence est énorme entre être simplement tolérant et être tolérant consciemment.) Nous sommes un amas informe de tendances, d'habitudes et de névroses. La tolérance consciente est la reconnaissance de ces tendances et la compréhension qu'il nous faut établir des rapports avec les autres en tenant compte de toutes leurs habitudes et névroses, sans attendre qu'ils s'arrêtent de nous « caresser à rebrousse-poil ». Si c'est cela que nous attendons, nous pouvons y passer notre vie, voire plus. Peut-être qu'en l'espace de cinq ans, ils auront quelque peu changé, ou peut-être qu'ils ne changeront jamais, mais quoi qu'il en soit, ils sont ainsi faits !




Si vous arrivez à voir cette étincelle de perfection dans votre amant(e), il faut vous relier à la fois à ce niveau de profondeur et au niveau superficiel de son être, jusqu'à ce qu'il (elle) change, jusqu'à ce qu'il (elle) agisse en accord avec sa perfection innée. C'est cela la tolérance consciente.
Cependant, la tolérance dont la plupart des personnes font preuve, n'est pas une tolérance qui relève d'un choix. C'est presque une tolérance par nécessité. Nous sommes tolérants parce qu'il faut que nous le soyons, parce que ce que nous voulons, c'est nous entendre avec l'autre, parce que nous n'en avons rien à foutre ou parce que nous ne voulons pas créer « J'emmerde » ou de problème. Nous sommes tolérants pour notre propre survie et non pas consciemment tolérants pour le (la) bien-aimé(e). Nous ne voyons pas la perfection dans l'autre, et réciproquement. Au lieu de cela, nous n'arrêtons pas de pester et de grogner, et lorsque les défauts des autres reviennent à nos oreilles, si nous avons assez de force de volonté, nous serrons les dents pour ne pas parler. Nous sommes tolérants ! Comme nous ne voulons pas faire de remous, nous sommes tolérants.
Mais il est demandé à l'amant(e) conscient(e) de faire tout autant preuve d'humilité que de tolérance consciente. L'amant(e) conscient(e) peut être cent mille fois plus près de sa propre perfection que son (sa) bienaimé(e) ne l'est, mais l'humilité lui sera toujours demandée. Si vous vivez pour le (la) bien-aimé(e), quelle importance peut avoir le degré de perfection que vous aurez atteint ? Vous ne vous trimbalez pas partout en grand seigneur pour faire étalage de votre perfection !
Avec le temps, ceux qui s'offrent au processus alchimique de l'amour conscient retournent cet amour en nature ; leur propre force et leur propre processus d'évolution les en rendent capables. Dans la réciprocité de l'adoration et de la dévotion cohabitent une manière parfaite de donner et une manière parfaite de recevoir. On a toujours les deux mouvements : donner et recevoir. Il n'y a jamais d'embrouille quant à savoir qui donne quand et qui reçoit quand. On donne et on s'ouvre en donnant, on reçoit et on s'ouvre en recevant, et ce fonctionnement est valable pour deux ou plusieurs personnes à la fois. Il est évident qu'il s'applique entre un homme et une femme, entre amis du même sexe et aussi, entre un humain et Dieu (là, il vaudrait mieux !)




Nous devons savoir ce que nous faisons. Dans la création de l'amour conscient, nous travaillons avec une usine chimique qui est bien plus perfectionnée, sur le plan technologique, que n'importe quelle usine chimique sur terre. Si nous ne détenons pas la connaissance, c'est-à-dire, si nous ne voulons pas connaître le type de relation qui existe entre l'univers fonctionnel, formel, et le mouvement de Dieu, si nous ne voulons pas comprendre le principe hiérarchique de la chimie et des énergies qui se rencontrent, ont des interactions, et constituent ce corps, alors, nous nous entre-tuerons. Nous rendrons nos partenaires malades, malheureux, fous. Dans le vrai sens du terme, nous nous détruirons réciproquement au cours d'une vie. Nous ne nous contenterons pas de filer aux autres des maladies psychosomatiques en tout genre. Si la connaissance est absente, les gens s'entre-détruiront véritablement.

 A lui seul l'amour ne suffit pas ; il faut lui ajouter cette connaissance. Si nous ne faisons qu'aimer, sans accomplir la loi, nous mourons. L'amant(e) conscient( e) se fiche de renoncer à tout ce qui est nécessaire pour servir le (la) bien-aimé(e); et, idéalement, le (la) bien-aimé(e) devrait aussi détenir la connaissance, afin que les deux puissent mutuellement se nourrir et se libérer.






mardi 18 décembre 2012

Lee Lozowick : L'amour chimique, l'amour émotionnel et l'amour conscient (1)







L'AMOUR CHIMIQUE, L'AMOUR ÉMOTIONNEL ET L'AMOUR CONSCIENT

Dans les relations humaines il existe un champ d'at­traction magnétique qui s'exerce entre les phénomènes chimiques semblables et les phénomènes chimiques contraires. Les contraires s'attirent - comme le pôle nord et le pôle sud d'un aimant. Les phénomènes chi­miques semblables s'attirent également - nous cher­chons ce qui peut nous renvoyer notre image car nous voulons progresser, nous connaître.
Lorsque les contraires s'attirent, les gens essayent d'emboîter leur matrice les unes dans les autres, ce qui ressemble à un jeu de patience. Parce qu'il y a complé­mentarité, ce type de relations tend à durer plus que celles basées sur l'attraction ; néanmoins, aussi long­temps que nos relations humaines ne sont fondées que sur les phénomènes chimiques, rien ne peut se pro­duire en terme d'épanouissement. Si deux personnes ne partagent pas un but ou une optique quelque peu semblable, les éléments souterrains de leur conscience détruisent généralement les liens qu'ils ont créés, quels que soient ceux-ci.
Les lois qui régissent les phénomènes chimiques s'ap­pliquent dans l'amour chimique. Ce dernier recouvre essentiellement tous nos engouements et toutes nos liaisons amoureuses. Par exemple, les gens ont un cer­tain seuil de tolérance physique l'un pour l'autre, seuil qui varie selon les individus, et ils vont aller jusqu'aux limites de ce seuil de tolérance. Puis, une fois le seuil de tolérance physique dépassé, une fois les réserves épuisées, il n'y a plus de relation.
Si nous alimentons les phénomènes chimiques de l'autre, ses « glandes », il ne nous reste qu'une seule façon de réagir. Il est absurde de croire que lors d'une relation amoureuse basée sur les phénomènes chi­miques, nous ne nous mettrons pas en colère, nous ne serons pas jaloux, nous ne culpabiliserons pas, nous ne nous sentirons pas insécurisés, nous serons libérés des réactions émotionnelles, nous n'aurons plus de hauts et de bas, de comportements positifs, négatifs ou indiffé­rents. Nous sommes prisonniers des limites imposées par nos phénomènes chimiques, et la chimie ne connaît pas les sentiments. Elle agit simplement en vue de catalyser ce pour quoi elle est programmée. (Dans le cadre de sa nature, elle peut produire n'importe quoi.)
Se faire des promesses réciproques uniquement sur la base de l'amour chimique n'a aucun sens, parce que c'est notre tête qui promet, et elle ne tient pas compte des lois de la chimie. Nous promettons à l'autre à par­tir du besoin de croire, d'espérer ou de projeter (tout cela étant l'oeuvre du mental), mais nous ne pouvons contrôler nos phénomènes chimiques et les faire ren­trer dans la camisole de force que nous avons passée au langage, puisque nous l'utilisons de manière névro­tique, même lorsque nous promettons en toute sincé­rité.
Par exemple, les gens se jurent constamment fidélité, mais de par notre nature chimique, nous ne sommes pas monogames ! De par notre nature spirituelle, nous sommes absolument monogames, mais de par notre nature chimique, nous sommes semblables à des ani­maux - nous sommes tel le coq dans la basse-cour qui passe son temps à monter toutes les poules. Evidem­ment, ce n'est pas la réflexion personnelle qui déter­mine les actes de l'animal ; toutes ses activités sont dirigées par des phénomènes chimiques, c'est-à-dire par l'instinct dans ce qu'il a de plus pur.
La même chose s'applique à l'amour humain chi­mique. Il est intégralement dirigé par des forces imper­sonnelles. Et aussi longtemps que l'amour restera chi­mique, aussi longtemps que nous resterons des sous-humains, nous aurons toujours ce type de liaisons amoureuses.
Avec l'amour chimique, si nous ne commettons pas l'adultère physiquement, nous le commettons mentale­ment. Toutes les formules telles que « la diversité est le sel de la vie » ou des trucs comme « la crise des sept ans » et autres conneries, sont tout bonnement utilisés pour valider nos réactions chimiques, parce que nous sommes des sous-humains.
Nous ne connaissons pas (et nous n'avons pas besoin de connaître) la totalité de nos phénomènes chimiques ou de ceux de notre partenaire. Par contre, il est indis­pensable d'entretenir en nous un état d'esprit qui nous porte à explorer, à nous émerveiller et à accepter. Donc, dans l'étude de soi, il nous faut prendre conscience de ce qu'est l'amour chimique, de l'amour émotionnel et de l'amour conscient.




L'amour émotionnel est la conséquence des tendances programmées dans notre psyché par ce qui constitue notre environnement - par nos pairs, nos parents, nos professeurs et par les circonstances de la vie. Nous sommes des amoureux émotionnels à cause des straté­gies de survie primitives à l'oeuvre dans l'amour chi­mique. Dès l'enfance, nous observons notre environne­ment et nous commençons à grandir à partir de ces observations. Dès lors, et par suite du regard que nous avons choisi de porter sur le monde, nous nous relions stratégiquement aux autres, dans toutes nos relations.
Les relations dans l'amour émotionnel tendent à être extrêmement cyclothymiques. Bonnes, mauvaises, bonnes, mauvaises, bonnes, mauvaises. De fait, les gens finissent par se haïr, s'aimer, et se haïr à nouveau - mais ne se séparent pas. Ils ne peuvent pas se séparer parce qu'ils dépendent trop l'un de l'autre pour tenir debout. «L'histoire » de l'un est imbriquée au niveau émotionnel dans celle de l'autre, et vice-versa. Nous sommes en plein dans la dynamique classique de la co- dépendance !
Les cas d'amour émotionnel ne manquent pas. En réalité, dans notre monde occidental, l'amour émotion­nel est probablement une épidémie. C'est aussi le type d'amour le plus difficile à transformer. Grand Dieu, il faut dire que la phase « bonne » de la relation, dans l'amour émotionnel, est une source d'inspiration sacré­ment enivrante qui nous permet de nous éclater tout en nous consumant ! Donc, elle est bien trop bonne pour qu'on se risque à la perdre en se séparant, lors de la phase « mauvaise » (blessante) de la relation. L'amour émotionnel est aussi le truc qui nourrit notre inspiration. Les gens qui sont des amoureux émotion­nels devraient toujours être des poètes, des artistes ou des chevaliers en quête d'un trésor.
On peut tirer des leçons de l'amour chimique, l'étu­dier et se dégager de son pouvoir de domination (en arrivant à le connaître assez bien pour ne pas être dupe de ses symptômes), mais l'amour émotionnel est tellement ravageur, entier, au regard de nos stratégies psychologiques grossières que, quand bien même on arrive à en sortir, on peut rarement s'en sortir.





lundi 17 décembre 2012

Jeff Hawke : Le fils prodigue (12)










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dimanche 16 décembre 2012

Les Dimanches de Pierre-Mousse






Celui du mois de Décembre, c'était aujourd'hui, alors, je n'ai pas eu le temps de concocter l'article dominical; cependant, voici une musique de la dernière heure : «Blanc comme neige».


La prochaine rencontre aura lieu le Dimanche 20 janvier 2013.



samedi 15 décembre 2012

mardi 11 décembre 2012

Lee Lozowick : Amour humain, Amour mystique









UTILISER LES COMPOSANTES DE L'AMOUR HUMAIN POUR ENVISAGER L'AMOUR À PORTER AU BIEN-AIMÉ

Vous pouvez entretenir avec votre épouse, vos enfants, vos parents et amis des relations sans pro­blèmes, profondes, où il y a place pour l'amour, l'atten­tion et l'affection. Cependant, il existe une qualité d'amour pour le Bien-aimé qui est différente de celle que l'homme a pour ses frères, quels qu'ils soient - «âme soeur » y comprise, à supposer d'ailleurs que cette chose existe ! De nos jours, il est de bon ton de répéter comme des perroquets ce qui s'enseigne à l'intérieur du mouvement « Nouvel-Age », à savoir qu'il faut adorer notre partenaire au même titre que nous adorerions un dieu ou une déesse, dont il serait véritablement la per­sonnification masculine ou féminine. Un tel enseigne­ment est très dangereux.

D'un point de vue essentiellement humain, nous pou­vons être touché par cette merveille qu'est la vie, ce qui peut ouvrir notre coeur. Ce ressenti risque de se pro­duire à travers l'amour que l'on nous porte, ou que nous éprouvons pour quelqu'un, ou par le biais de n'im­porte quel catalyseur autre qu'humain. La relation entre deux personnes est identique à la relation entre l'amant mystique et le Bien-aimé : « Sur la terre comme au ciel ». Ce qui implique que dans notre soif de trouver le Bien-aimé, nous pouvons rencontrer un autre être humain qui, à cause d'un curieux concours de circonstances ou d'une certaine qualité de perception de notre part, le représentera pour nous. Si nous nous laissons aller à être touché par cette représenta­tion, tout en gardant notre faculté de discernement, nous pouvons être très amoureux de la personne sans pour autant tomber dans le piège tendu par le mental qui voudrait nous faire croire : «J'ai trouvé le Bien- aimé » - Sous entendu : «mon bien-aimé».
Il est des amours humains qui forment une trinité avec le Bien-aimé. Ce qui veut dire que si deux per­sonnes partagent un même amour pour le Bien-aimé, ce point commun entre elles peut-être une composante de leur amour réciproque et leur relation en est forti­fiée.

Les archétypes Krishna et Radha, Parvati et Shiva, Rama et Sita, représentent l'amant mystique qui a trouvé le Bien-aimé, mais ne devraient pas chasser l'image que nous avons de la perfection de l'amour « humain ». Lorsque nous calquons la représentation que nous avons de l'amour humain sur les représenta­tions transmises par ces archétypes, si nous considé­rons que nous obtenons un bel échantillon de modèles à imiter, nous faisons essentiellement mauvais usage de cette bénédiction. Sans compter que dans les arché­types proposés, le Bien-aimé, à un moment ou à un autre de la relation, part, l'amant mystique et le Bien- aimé se séparent d'une manière ou d'une autre. Il faut que vous compreniez que c'est justement la séparation qui permet à l'amant mystique de trouver le Bien- aimé, parce qu'il se languit de lui. Toutes les manifes­tations de Shiva le montrent en train de quitter son épouse, pour quelque temps, sur ces bonnes paroles : «Il se peut que je ne revienne pas. Je dois faire péni­tence pendant environ quinze siècles. Attends-moi ici. »

C'est à partir des composantes de la relation humaine que nous envisageons l'amour à porter au Bien-aimé, tout en faisant la distinction entre les deux. Mais la distinction appropriée qu'il faut faire consiste à réaliser qu'autant que vous puissiez aimer une personne, elle n'est pas le Bien-aimé. Pour Rumi, la repré­sentation du Bien-aimé était Shams-i-Tabriz, et celle de Majnun était Layla. Rumi aurait pu utiliser le nom de « Shams » et le personnage qu'il représentait, comme un point tangentiel avec le Bien-aimé. Effectivement, à la lecture de ses poèmes on trouve des indices qui nous laissent supposer que Shams n'était qu'un nom. Dans la version intégrale de l'histoire de Layla et Majnun, ce dernier finit par conquérir Layla qui accepte de l'épou­ser, mais le jour du mariage venu, Majnun a disparu. Aussitôt qu'il a accompli la femme (Layla) en lui, il dis­paraît. Il ne consomme pas le mariage. Il ne veut rien avoir à faire avec elle. Elle est là, assise sur le lit, alors qu'il erre à l'extérieur de la tente en répétant : « Layla, Layla... »
Vous pouvez donc utiliser des composantes de l'amour humain - telles que la tendresse, la compas­sion, l'exaltation et l'abandon - pour envisager l'amour à porter au Bien-aimé. La qualité de la rela­tion est la première chose sur laquelle vous devez tra­vailler, puis, une fois que la relation tient la route, vous passez à l'approfondissement sans fin de l'amour.



Swami Ramdas



lundi 10 décembre 2012

"Je veux trouver la vérité"...





"Sans l'Amour et la volonté qu'inspire l'Amour, rien ne peut être accompli. Se contenter de parler de la réalité sans rien faire pour cela c'est s'infliger à soi même une défaite.

Il faut qu'il y ai de l'Amour entre la personne qui dit je suis et le spectateur de ce "je suis". Tant que l'observateur, le soi intérieur, le soi "le plus élevé" se considère comme séparé de l'observé, du soi inférieur, qu'il le méprise et le condamne, la situation est sans espoir.

Ce n'est que quand l'observateur (vyakta) accepte la personne (vyakti) comme une projection ou une manifestation de lui même et, pour ainsi dire qu'il accueille le "moi" dans le "Soi" que la dualité du je et du ceci disparaît, et que la Réalité Suprême se manifeste dans l'identité de l'externe et de l'interne.
Cette union du Voyant et du Vu se produit quand le voyant prend conscience de lui même comme voyant; il ne s'intéresse pas uniquement au vu, qu'il est de toute façons, mais aussi au fait d'être intéressé, de prêter attention à l'attention, d'être présent (aware) à sa propre présence.

Une conscience alerte et affectueuse est le facteur primordial qui amène la réalité au centre."


(Nigarsadatta Maharaj,"Je Suis", p 310)


"Votre désir même de formuler la vérité la nie parce que les mots ne peuvent pas la contenir. La vérité ne peut être exprimée que par la négation du faux-en-acte. Pour cela vous devez voir le faux comme faux et le rejeter.

 La renonciation au faux est libératrice et génératrice d'énergie. Elle laisse ouvert le chemin de la perfection.
(...)
Une fois que vous avez dit "je veux trouver la vérité", toute votre vie en est profondément affectée. Toutes vos habitudes mentales et physiques, vos sentiments et vos émotions, vos désirs et vos craintes, vos projets et vos décisions subiront une transformation des plus radicale"...


 (Nigarsadatta Maharaj , "Je Suis", p332, 333)  




"La vérité ne peut être exprimée que par la négation du faux, et non pas au travers des mots et des concepts, mais en acte"! 
Et qu'est ce que cela signifie concrètement la négation du faux en acte?
Cela signifie, comme il le dit, une transformation radicale de toutes nos habitudes mentales et physiques, de nos sentiments et de nos émotions, désirs, craintes, de nos attachements, de nos conditionnements... 
La voie la plus immédiate et la découverte de notre Véritable Nature et de sa Liberté, lorsqu'elle est réalisée, se manifeste par une complète transmutation.
Si ce n'est pas le cas malgré les ouvertures, autant ne pas se leurrer: c'est que cette maturité qui fait que le fruit tombe de lui-même, dont parle si souvent N.Maharaj, n'est pas encore là.


 

Jeff Hawke : Le fils prodigue (11)











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vendredi 7 décembre 2012

jeudi 6 décembre 2012

Monaco (03)



















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