mercredi 5 décembre 2012

L'Impossible Prière







Voix et texte : Nadia Charandak 
Piano : Michel Tardieu



Comment partager l’indicible ?
Risquer les mots réceptacles
D’une signifiance ignorée
Et chuter dans le piège de la fable
Qui réduit l’ineffable au discours,
Aux concepts vides d’évidence
Privés d’essence et d’expérience...
Le cœur étreint devant la faille,
Et parfois l’âme en solitude
J’aspire aux mots ouverts
Parfums sans concepts...
A ceux qui n’existent pas.
Aux mots cœur-lumière,
Aux mots sens d’Amour
Ceux-là de l’union des contraires,
Celle qui mêle les opposés
Dans une ultime complétude...
Grand Paradoxe d’Évidence
Donne-moi les mots impossibles
Les mots flèches-calices
Les mots ventre-épée...
Les mots de souple justesse
De toutes les vérités-mensonges
Et tous ceux de l’obscure clarté
De la danse Ombre-Lumière...
Invente-moi des mots qui chantent
Le long d’infinis claviers,
De vastes concepts harmoniques
Des symphonies d’images-processus
Ouvre-moi au silence tonnant
Du Verbe créateur
Au nom de l’innommable
Aux adjectifs de la Perfection
De la plénitude et de l’infini
Aux qualificatifs du sans forme.
Montre-moi la lettre de l’absolu infinitif.
Crée, je t’en prie cette langue qui porte
En un seul trait
Et d’un seul rond
Au cœur du corps de l’âme....




Ce n’est que l’instant d’une douleur,
D’un nuage passant
D'un rêve trop humain
Cette impossible et inutile prière...
Je n’ai dans ma musette
Que des mots inaptes
Des mots limites, des mots rébus,
Des métaphores et des images...
Des mots qui révèlent et qui cachent,
Et toujours parlent faux
L’inimaginable qui ne se perçoit
Que dans la mort de soi...
Répondant dans le vide
A des questions que l’on ne pose pas...
Alors je m’en vais retourner dans le silence
Des gammes infinies,
Du champ de l’Évidence !
Et accorde-moi l’éternité
Pour découvrir l’autre langage.
Celui,silencieux et rayonnant
Du non dire de l’Être-Existant


Chant : Naomie Acklin






2 commentaires :

Anonyme a dit…

......<3

Harti POLEM a dit…

Botravay'dékippe.
Il manque un peu d'harmonie encore,
mais ça viendra.
Merci pour ce boppartajjjjjj !