mardi 30 avril 2019

Strawberry Alarm Clock : Incense and Peppermint








Un groupe que j'ai écouté avec délice dans mes jeunes années... Strawberry Alarm Clock.








dimanche 28 avril 2019

Gregory Bateson : Pourquoi les choses se mettent-elles toujours en désordre ?








Les "Métalogues", ou dialogues sur la connaissance, qui débutent l'ouvrage "Vers une écologie de l'esprit", de Gregory Bateson, sont une mine pour un fonctionnement intelligent de l'esprit : ils donnent à "voir", non à "penser"...


LA FILLE : Papa, pourquoi les choses se mettent-elles toujours en désordre ?

LE PÈRE : Qu'est-ce que tu veux dire ? quelles choses ? quel désordre ?

LA FILLE : Eh bien, les gens passent un temps fou à mettre de l'ordre dans les choses, mais ils n'ont jamais l'air de passer du temps à les mettre en désordre. On dirait qu'elles font ça toutes seules; et puis, on doit recommencer à les ranger.

LE PÈRE : Mais, tes affaires, par exemple, se mettent-elles en désordre si tu n'y touches pas ?

LA FILLE : Non, bien sûr, c'est-à-dire si personne n'y touche. Mais si toi ou quelqu'un d'autre y touche, ça fait un désordre encore pire que le mien.

LE PÈRE : Oui, et c'est bien pourquoi j'essaye de t'empêcher de tou­cher à ce qu'il y a sur mon bureau : si un autre que moi y touche, il y met un désordre pire que le mien.

LA FILLE : Tu crois que les gens mettent toujours du désordre dans les affaires des autres ? Pourquoi ça se passe comme ça ?

LE PÈRE : Ce n'est pas si simple. D'abord, qu'est-ce que tu veux dire par désordre ?

LA FILLE : Quand je ne trouve pas mes affaires, quand ça a l'air d'un vrai fouillis. Quand elles ne sont pas à leur place!

LE PÈRE : Bon. Mais es-tu sûre que tu entends par désordre la même chose que quelqu'un d'autre ?

LA FILLE : Oui, j'en suis sûre, parce que, moi-même, je ne suis pas ordonnée et si je dis, moi, que les choses sont en désordre, je suis sûre que tout le monde sera d'accord.

LE PÈRE : Très bien. Mais es-tu sûre qu'en disant « ordonnée », tu veux dire la même chose que quelqu'un d'autre ? Si maman range tes affaires, est-ce que tu les retrouves ?

LA FILLE : Hum... parfois. Et seulement parce que, tu vois, je sais où elle les met quand elle les range...

LE PÈRE : OUI, moi j'essaie aussi de l'empêcher de ranger dans mon bureau. Je suis sûr qu'elle et moi nous n'entendons pas la même chose par « ordonné ».

LA FILLE : Et nous, toi et moi, est-ce que nous entendons la même chose par « ordonné » ?

LE PÈRE : J'en doute, ma chérie, j'en doute.

LA FILLE : Mais, papa, tu ne trouves pas bizarre que tout le monde entende la même chose par « désordonné » et pas la même chose par « ordonné ». Pourtant, « ordonné » c'est le contraire de « désordonné », n'est-ce pas ?

LE PÈRE : Là, nous abordons une question plus difficile. Reprenons dès le début. Tu disais : « Pourquoi les choses se mettent-elles toujours en désordre ?» Puis, nous avons fait quelques pas en avant; nous allons maintenant transformer la question en : « Pourquoi les choses se mettent-elles dans un état que Cathy appelle non ordonné ? » Tu vois pourquoi je change la question ... ?

LA FILLE : Oui... je crois. Parce que si, moi, je donne un sens particulier à « ordonné », alors
l' «ordre » des autres me paraîtra du désordre, même si nous sommes à peu près d'accord sur ce que nous appelons désordre...

LE PÈRE : C'est juste. Maintenant, voyons un peu ce que tu appelles ordonné. Quand tu dis que ta boîte de peinture est à sa place, où se trouve-t-elle, en fait ?

LA FILLE : Ici, au bout de cette étagère.

LE PÈRE : D'accord. Et si maintenant on la mettait ailleurs ?

LA FILLE : Non, elle ne serait pas à sa place.

LE PÈRE : Et si elle était à l'autre bout de l'étagère, comme ça ?

LA FILLE : Non, ce n'est pas là. Et, de toute manière, elle devrait être bien droite et non pas tout de travers comme tu l'as mise.

LE PÈRE : Oh ! Bien à sa place et bien droite.

LA FILLE : Oui

LE PÈRE : Alors, ça veut dire qu'il y a très peu d'endroits qu'on pourrait dire « ordonnés », pour la boîte de peinture.

LA FILLE : Il n'y en a qu'un seul...

LE PÈRE : Non, je dis bien, très peu d'endroits, parce que, si je la déplace un tout petit peu, comme ça, elle est encore à sa place.

LA FILLE : Bon, d'accord, mais très peu alors.

LE PÈRE : D'accord, très très peu. Et maintenant, ton ours en peluche ? Ta poupée, et le sorcier d'Oz ? Et ton chandail, tes chaussures ? C'est pareil pour toutes les choses, n'est-ce pas ? Chaque chose a très peu d'endroits où elle soit à sa place.

LA FILLE : Oui, sauf le sorcier d'Oz, qui pourrait être n'importe où sur l'étagère. Oh, et puis, tu sais quoi ? Je déteste quand mes livres se mélangent avec les tiens et ceux de maman.

LE PÈRE : Oui, je sais. (Silence.)

LA FILLE : Papa, tu n'as pas fini. Pourquoi mes affaires se mettent-elles dans un état que j'appelle non ordonné ?

LE PÈRE : Mais si, j'ai fini, c'est simplement parce qu'il y a plus d'états que tu appelles
« désordonnés » que de ceux que tu appelles « ordon­nés ».

LA FILLE : Mais ça, ce n'est pas une raison.

LE PÈRE : Mais si, c'en est une. Et c'est même la vraie, la seule et la plus importante des raisons.

LA FILLE : Oh, arrête !

LE PÈRE : Non, je ne plaisante pas. C'est la raison, et toute la science tient à cette raison. Prenons un autre exemple. Si je mets du sable au fond de cette tasse et du sucre par-dessus et que maintenant je remue avec une petite cuillère, le sable et le sucre seront mélangés, n'est-ce pas ?

LA FILLE : Oui, mais est-il juste de passer comme ça de « désordonné » à « mélangé » ?

LE PÈRE : Hum... Je me le demande... En fait, je crois bien que oui, parce que nous pouvons, par exemple, trouver quelqu'un qui pense que ce serait plus ordonné que tout le sable soit sous le sucre. Et je pourrais dire même que c'est ainsi que je veux que les choses soient.

LA FILLE : Hum...

LE PÈRE : Encore un exemple. Des fois, au cinéma, on peut voir des lettres de l'alphabet dispersées à travers l'écran, toutes en pagaille, et certaines même renversées. Puis les lettres se mettent à s'agiter, à bouger, ensuite à se rassembler jusqu'à former le titre du film.

LA FILLE : OUI, j'ai déjà vu ça. Ça faisait "DONALD".

LE PÈRE : Peu importe le mot qu'elles formaient. L'important c'est que tu as vu quelque chose être secoué et remué et qui, ensuite, au lieu d'être encore plus embrouillé qu'avant, s'assemble dans un certain ordre et constitue quelque chose où la plupart des gens s'accorderaient à voir du sens.

LA FILLE : Oui, mais, tu sais...

LE PÈRE : Non, je ne sais pas. Ce que j'essaie de dire, c'est que dans le monde réel les choses ne se passent jamais ainsi. Ce n'est qu'au cinéma que...

LA FILLE : Mais, papa...

LE PÈRE :... ce n'est qu'au cinéma qu'on peut secouer des choses et qu'elles semblent s'organiser selon plus d'ordre et de sens après qu'avant.

LA FILLE : Mais...

LE PÈRE : Laisse-moi finir, pour une fois... Au cinéma, ils y arrivent en faisant tout à l'envers. Ils disposent les lettres dans l'ordre qu'il faut pour épeler "DONALD", puis ils mettent la caméra en route, et ensuite ils agitent la table.

LA FILLE : Oh, papa, je le savais et j'aurais tant voulu le dire..., et puis, quand ils projettent le film, ils le font à l'envers, pour que les choses aient l'air de s'être passées avant; mais, en réalité, le secouement s'est produit après. Pour y arriver, ils ont dû le filmer à l'envers. Pourquoi font-ils ça, papa ?

LE PÈRE : Ah, mon Dieu!

LA FILLE : Pourquoi doivent-ils se servir de la caméra à l'envers ?

LE PÈRE : Non, je n'y répondrai pas maintenant; pour l'instant, nous sommes en plein dans la question sur le désordre.

LA FILLE : D'accord, mais n'oublie pas, tu dois répondre un jour à cette question sur la caméra.

LE PÈRE : Oui, mais un autre jour. Où en étions-nous ? Nous disions que les choses ne se produisent jamais à l'envers. Et j'essayais de montrer qu'il y a une raison pour que les choses se passent d'une manière déterminée, si nous pouvons montrer que cette manière-là est la plus fréquente.

LA FILLE : Mais, ce que tu dis là est absurde!

LE PÈRE : Je ne crois pas. Reprenons. Il n'y a qu'une seule façon d'épeler "DONALD". Tu es d'accord ?

LA FILLE : Oui.

LE PÈRE : Bon. Et des millions et des millions de façons différentes de disposer six lettres sur une table. Toujours d'accord ?

LA FILLE : Oui. Est-ce que certaines d'entre elles peuvent être à l'en­vers ?

LE PÈRE : Oui, dans le même fatras que dans le film. Mais il pourrait y avoir des millions et des millions de désordres comme celui-ci, n'est-ce pas. Et, cependant, un seul "DONALD" ?

LA FILLE : D'accord. Mais ces mêmes lettres peuvent faire « OLD DAN ».

LE PÈRE : Peu importe. Les cinéastes ne veulent pas que ça fasse « OLD DAN ». Ils ne veulent que "DONALD".

LA FILLE : Pourquoi ?

LE PÈRE : Je ne sais pas, et, après tout, au diable les cinéastes.

LA FILLE : Mais c'est toi qui en a parlé le premier...

LE PÈRE : Oui, mais c'était seulement pour t'expliquer pourquoi les choses arrivent de la manière qui a le plus de chances de se réaliser. Et maintenant, c'est l'heure d'aller au lit.

LA FILLE : Mais tu n'as pas fini de dire pourquoi les choses se passent de cette manière, celle qui a le plus de chances...

LE PÈRE : D'accord, mais alors ne courons pas plusieurs lièvres à la fois. Un seul nous suffit bien. Et, de toute façon, j'en ai marre de "DONALD". Prenons un autre exemple, le jeu de pile ou face.

LA FILLE : Papa ? Est-ce que tu parles encore de la même chose qu'au début : « Pourquoi les choses se mettent-elles toujours en désordre ? »

LE PÈRE : Oui.

LA FILLE : Alors, ce que tu essaies de dire, est-ce vrai à la fois pour les pièces de monnaie, pour "DONALD", pour le sucre mélangé au sable et pour la boîte de peinture ?

LE PÈRE : Oui.

LA FILLE : Ah bon. Je me demandais, c'est tout.

LE PÈRE : Alors, voyons si maintenant j'arrive à l'exprimer, cette chose. Revenons au cas du sucre et du sable et supposons que quelqu'un dise que « rangé » ou « ordonné » c'est quand le sable est au fond.

LA FILLE : Est-ce qu'il faut que quelqu'un dise ça avant que tu ne continues à raconter comment les choses se mélangeront quand tu les remueras ?

LE PÈRE : Oui, et c'est bien ce dont il s'agit. Les autres disent ce qu'ils espèrent qui va se passer et puis je leur dis que ça ne se passera pas, parce qu'il y a nombre d'autres choses qui peuvent arriver. Et je sais qu'il y a plus de chances pour qu'arrive une de ces nombreuses choses qu'une des rares.

LA FILLE : En fait, tu n'es qu'un vieux bookmaker qui les fait miser sur tous les autres chevaux, contre celui sur lequel je veux parier.

LE PÈRE : C'est bien ça. Je les fais miser sur ce qu'ils appellent la manière « ordonnée », tout en sachant qu'il y a un nombre infini de manières désordonnées, de sorte que les choses tournent toujours au désordre et au mélange.

LA FILLE : Mais, pourquoi ne m'as-tu pas dit ça dès le début ? Ça, je l'aurais bien compris.

LE PÈRE : Je te crois; mais, de toute manière, maintenant c'est l'heure d'aller au lit.

LA FILLE : Papa, pourquoi est-ce que les adultes font la guerre, au lieu de se battre comme les enfants ?

LE PÈRE : Non, non, au lit. File. Nous parlerons de guerre une autre fois.

(Gregory Bateson, "Vers une écologie de l'esprit", Section "Métalogues")



mercredi 24 avril 2019

Vivre en Présence n°35 : Swami Prajnanpad et Arnaud Desjardins








Extraits de la page Facebook «Vivre en Présence»












Commentaire d'Arnaud Desjardins.

«Même si vous progressez sur le chemin et qu'en tant qu'adultes vous devenez plus lucides, plus mûrs, plus intelligents, l'enfant, lui, subsiste tel quel. Il n'évolue pas, il ne mûrit pas, il demeure. Simplement, il jouera un rôle de moins en moins important dans vos existences. Mais même en ayant beaucoup progressé, il y aura encore des moments où un enfant de deux ans qui, lui, n'a pas du tout changé affleurera à la surface. Votre progrès, c'est la manière dont vous allez vous situer par rapport à cet enfant. Pour lui, certaines situations seront toujours insupportables, en ce sens que s'il est marqué par un abandon, tout signe actuel d'abandon touchera toujours une plaie à vif. Le symptôme d'aujourd'hui va être interprété émotionnellement et mentalement par l'enfant. C'est l'appréciation par un cerveau et un coeur puérils d'une situation présente, c'est-à-dire une vision – erronée, certes, mais qui s'impose – de la réalité à laquelle l'enfant donne inévitablement un contenu menaçant, déchirant, intolérable.
Ne tentez pas cette acrobatie qui consisterait à ce que l'enfant en vous accepte ce qu'en aucun cas il n'acceptera, ce qu'il ne pourra jamais accepter, cet enfant dont la définition est de ne pouvoir que refuser. Cherchez en tant qu'adultes à vous dissocier de l'enfant. Considérez qu'il y a en vous deux lieux psychologiques, deux manières de vous situer, l'une qui est l'enfant, avec ses émotions douloureuses, l'autre qui est l'adulte, lequel est détendu,, à l'aise, en paix. Ces deux mondes sont complètement différents mais il est possible de passer de l'un à l'autre.
La question n'est donc pas de faire grandir l'enfant mais de dissocier l'adulte de l'enfant. Ou, autre manière d'exprimer la même idée : on ne guérit pas les empreintes passées, on en émerge.


«Dissociate adult and child», disait Swâmiji. «Dissociez l’adulte et l’enfant.» Lorsque Swâmiji a dit ceci, j’ai commencé par tiquer, comme je le faisais souvent : «Ah ! encore une dualité, s’il y a l’enfant et l’adulte, ça fait deux...» Non. Ça ne fait pas deux. Parce qu’aujourd’hui, ce qui est vraiment réel, c’est l’adulte qui voit les choses telles qu’elles sont et que l’enfant, lui, appartient au passé : vous n’avez plus trois ans, vous n’avez plus deux ans et demi. Si vous pouvez dissocier en vous l’adulte et l’enfant, vous pourrez être vraiment dans le monde réel, ici et maintenant, et pas dans le monde recouvert par les projections de l’enfant.
Swâmiji disait aussi : «L’ego, c’est le passé qui recouvre le présent.» L’ego, c’est l’enfant en vous qui vient recouvrir le présent. Vous pouvez voir en vous l’enfant qui est toujours là,
pour l’éduquer avec amour. Mais tant que l’enfant sera là, vous ne serez ni un adulte ni un sage.»







En écho avec la formule de Swâmiji «Dissociez l'adulte et l'enfant», voici un exemple illustré...

Hypothèse : «Je me sens mal à l'aise.»

1er cas de figure, l'enfant : j'exporte immédiatement l'origine de ce ressenti dans ce qui m'apparait en tant que «le monde extérieur.»
Par exemple, je me sens mal à l'aise parce que Norbert (prénom générique) a dit ceci, ou a fait cela, ou encore semble avoir des pensées à mon égard avec lesquelles je ne suis pas du tout d'accord. Donc, du fait qu'elle est projetée, la source véritable du malaise n'est pas vue, ce qui fait que je me sens mal à l'aise d'être mal à l'aise - une boucle mentale est créée, générant de l'émotion et de la souffrance, se soldant souvent par une action inappropriée. Histoire sans fin...

2ème cas de figure, l'adulte : je vois qu'en moi, dans une situation donnée, un vieux conditionnement vient d'être réactivé. Je vais donc me centrer sur le ressenti sans lui coller d'étiquette : je suis un avec la sensation de malaise, je ne génère pas de malaise secondaire, et par cette acceptation inconditionnelle - pas forcément facile, ne nous y trompons pas - le malaise initial va se résorber, va être consumé par le feu de la Présence. Fin de l'histoire...

Cas intermédiaire : ça commence comme le premier cas; cependant, alors que la projection sur le monde vient de s'opérer, elle est vue avant de s'être pleinement déployée et nous retombons alors dans le deuxième cas : «un avec» le fait de projeter, résorption de la projection, «un avec» le ressenti non labellisé, résorption du ressenti.


L'enfant se sépare et refuse.
L'adulte se relie et accepte.



«Si vous voulez devenir vraiment adultes, sachez reconnaître l’enfant en vous et l’aimer de tout votre coeur.» (AD)







vendredi 12 avril 2019

Caresses de Fleurs




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fleurs de mars 02

fleurs de mars 03

fleurs de mars 05

fleurs de mars 09

fleurs de mars 08

fleurs de mars 06

fleurs de mars 04

fleurs de mars 07


De par leurs formes et leurs couleurs, les fleurs sont une caresse pour l'esprit...


soleil de mars



mercredi 10 avril 2019

C'est le moment crépusculaire...





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"C'est le moment crépusculaire
J'admire assis sous un portail
Ce reste de jour dont s'éclaire
La dernière heure du travail."
(Victor Hugo)


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De pourpre et d'or vêtus ces nuages bienveillants
Enveloppent le temps pour le rendre passant

Et le regard se plie aux portes de la vie
Délivrant ce mystère que brûle l'infini

C'est en appel de jour que s'enflamme la nuit
Lorsqu'on sait la surprendre avant qu'elle ne s'enfuie

Lise


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Des Vieilleries (mais des Perles) : Triangle






Triangle fut un groupe français de rock créé en 1967.Ce fut l'un des premiers groupes de prog-rock français reconnu à une époque où la France copiait beaucoup du côté des anglo-saxons.
Le groupe était composé de Jean-Pierre Prévotat(drums), Mimi Lorenzini(guitare), Gérard "Papillon" Fournier(chant) et François Jeanneau (sax, claviers). Il a réalisé un tube en 1970 : "Peut-être demain". Un coffret est sorti en CD en 1997 reprenant l'intégrale du groupe. Le chanteur Gérard Fournier, surnommé Papillon, quittera le groupe pour tenter une carrière solo sans réussite. Il est décédé en 1989. Jean-Pierre Prévotat est décédé le 27 janvier 2011 et Mimi Lorenzini le 12 décembre 2014.






mardi 2 avril 2019

Bruyère arborescente (Erica Arborea)




Dès le mois d'avril, la floraison de cette bruyère est un véritable enchantement pour les yeux et l'odorat...


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Vu d'en haut
On croirait des ailes d'anges
Délicatement déposées
Au creux d'une forêt



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Vu de prés
Les ailes se déploient
Venant tout embrasser
En un souffle léger



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Il suffit alors
De se laisser porter



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Images : Michel / Texte : Lise