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samedi 10 janvier 2026

Grégorien en Chartreuse












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dimanche 27 janvier 2019

Lieux silencieux, silence des mots, musiques du silence...







«Il n'y a pas à créer le silence, il n'y a pas à l'introduire en nous. Il y est déjà et il s'agit tout simplement de le laisser revenir en surface de lui-même, de sorte qu'il élimine par sa seule présence tous les bruits importuns qui nous ont envahis.»
(Un Chartreux)

(Chant grégorien des moines chartreux)




"Quand vous ferez le deux Un" (évangile selon Thomas, logion 22)

"Sadhana" est un terme sanskrit qui désigne la réalisation spirituelle.
Dans la plupart des traditions, il est fait mention d'un "son primordial" qui aurait créé le monde.
Ce son est souvent décrit comme une voyelle, considérée comme sacrée contrairement à la consonne qui vient interrompre le souffle.
L'idée d'y associer, plutôt d'intégrer, le "souffle-son" de la voix humaine au violoncelle s'est imposée à moi comme son dédoublement symbolique, retournant irrémédiablement malgré les méandres de nombreux chromatismes ou de quarts de ton vers l'unité vibrante de l'unisson.
Inspiré par le chant diphonique originaire de Haute Asie (l'organe vocal parvenant à combiner deux voix en même temps), j'ai souhaité que la musicienne trouve en son intimité le son "premier" de sa voix en une sorte de voyelle sans forme lorsque les lèvres sont totalement détendues. Le fait que la voix ne soit pas "travaillée" et que ce soit la même personne qui chante et joue est ici essentiel.
Quant au violoncelle, j'ai choisi d'en modifier la sonorité par l'emploi d'une scordatura ; la corde de do est abaissée au la ce qui a pour effet d'élargir la tessiture dans les profondeurs du grave mais aussi d'amplifier les vibrations par la résonance sympathique de cette corde détendue.
A la fin de l'œuvre, tel un mantra, le "m" nasal vient capter l'énergie pour l'ancrer au fond du corps.
Mon idéal serait que l'auditeur se retrouve dans un espace complètement inconnu, libre de toute mémoire, sans repère et donc ouvert, où les sons provenant de l'instrument violoncelle et ceux du corps ne pourraient être identifiés.
Au fond, ce qui nous touche dans une œuvre d'art ou un beau paysage, n'est-ce pas d'abord le mystère inconditionné qui l'a fait naître, comme le silence derrière la musique, ce silence qui est notre nature profonde et d'où peut naître toute créativité ?
Cette pièce est donc construite sur le silence, donnant vie à la manifestation, puis retournant au silence dont elle avait émergé.
Composée à la mémoire d'Olivier Greif, elle se fait l'écho de nos années d'échanges en matière d'art et de spiritualité. Elle porte ma reconnaissance pour la confiance enthousiaste et bienveillante qu'il a toujours manifestée auprès du jeune compositeur que j'étais.
(Pascal Amoyel)





ll y a « un endroit » qui est Silence total. Ce Silence est toujours là et se vit en permanence. Il n'est pas l'opposé du bruit, il contient tout, les sons et l'absence des sons, il en est la trame. Lorsque le mental se tait il est possible d'en faire la pleine expérience. La plupart du temps, notre attention se porte sur le monde des pensées qui ne sont que les vaguelettes de l'Océan de Silence qui est en arrière-plan.
Se reconnecter à ce Silence permet de se retrouver réellement. A partir de l'Océan, les vaguelettes ont une tout autre saveur.
Le Silence dont il s’agit n'est pas l'opposé du son, ou le synonyme de l'absence, c'est la nature même de l'être, de la conscience. Ce n'est ni une qualité ni une expérience, c'est simplement l'absence de nous-même en tant que personne, révélant la présence de soi en tant qu'être.
C'est la trame invisible et immatérielle de tout ce qui est, celle qui donne naissance, soutient et absorbe toute perception. C'est l’inconnaissable tranquillité absolue.
Impalpable, invisible, inconnaissable, indescriptible, ne peut que se savoir être.
(Dayana Boisset)

(Partie VIII du «Quatuor pour la fin du temps», d'Olivier Messiaen)





Quand passe la musique ne vient que le silence
On sait que tout est dit de toute éternité
On s'arrête gravement chaque fois qu'elle s'avance
Cueillant en son sourire la fleur de vérité
On se tait on écoute la voix de l'évidence
Quand passe la musique ne reste que le silence

(Improvisation - Nathalie Meier, Flute à bec)



Le monastère de la Grande Chartreuse, vu du sommet du «Grand Som» (2026m)


mardi 13 mars 2018

lundi 12 mars 2018

Cascade, Présence, Vivance (2013)



C'était il y a cinq ans...






Cascade, Présence, Vivance







vendredi 5 janvier 2018

Isabelle Padovani : La grande libération


Il y a quatre ans...





A l'intention de tous ceux qui ne souhaitent pas avoir de compte Facebook, voici un texte d'Isabelle Padovani que je trouve pour ma part assez intense et que j'ai donc souhaité partager ici.





«Chaque jour
je reçois des dizaines de messages
de personnes me demandant
de les aider à se libérer
de la souffrance qu'elles vivent.

Chacune me raconte son histoire,
qui me touche toujours,
car je peux y percevoir
l'intensité de la douleur vécue,
que celle-ci soit
physique,
émotionnelle,
intellectuelle,
ou spirituelle...»






«Vient alors le moment d'impuissance absolue,
celui où je laisse mon cœur se briser
face à l'impossible demande qui m'est faite :
car je sais que ceux qu'attendent ces êtres
n'est pas ce que je peux leur apporter,
ou plutôt, j'ai l'expérience
que ce que je peux partager à ces êtres
ne va pas les apaiser durablement...

Je peux certes me mettre en empathie
avec eux et mesurer l'intensité
de ce qu'ils traversent :
cela va déjà les apaiser...
Je pourrais encore,
si mon planning me le permettait,
les accompagner dans le travail
de guérison de leurs blessures du passé :
cela apaiserait le "terrain" de l'Enfant-Moi,
lui permettant d'être moins réactif
dans certaines situations...

Mais je sais que tout cela,
même si cela représente
un pas certain vers davantage
de paix au quotidien,
ne les libérera pas de la souffrance la plus grande,
qui est celle de croire
que l'apparition de la douleur est anormale
et qu'il est possible de vivre une vie
en laquelle la douleur est absente...»






«Avoir conscience, absolument,
que la douleur, l'obstacle,
fait et fera toujours partir du quotidien
est la clef de la grande libération,
permettant de faire cesser
la quête vaine d'une vie correspondant
à l'idéal dont nous rêvons,
fondée sur l'urgence que cette vie change
car nous souffrons trop de ce qu'elle est :
seule l'action impulsant un changement
qui vient d'un cœur en paix avec ce qui est
peut permettre que quelque chose évolue
et aille vers cette paix qui est déjà vécue.

"Un cœur en paix avec ce qui est"
ne signifie pas
"un cœur réjoui par ce qui est"
ou "un cœur qui n'est pas touché par ce qui est" :
un cœur en paix avec ce qui est
est un cœur qui fait le choix conscient
de rester ouvert à ce qui est,
à ce que cela lui fait ressentir,
incluant la douleur que ce qui est
ne nourrisse pas ses besoins les plus fondamentaux.
Ce faisant, il accepte d'être quotidiennement
un cœur brisé,
non par masochisme,
mais parce qu'il a l'expérience
que la seule façon de pouvoir goûter la Vie
est de garder son cœur ouvert
à TOUT ce qui le traverse,
incluant ce qui lui fait mal...»






«Certes, il nous appartient
de faire tout ce qui est en notre pouvoir
pour réaliser nos rêves,
pour vivre nos aspirations,
pour faire cesser la douleur
lorsque c'est possible :
mais ceci fait, lorsque la Vie
nous confronte à la non réalisation de nos attentes,
la seule voie conduisant à goûter
la sérénité à laquelle nous aspirons tant,
est de rester avec ce qui est
et d'accueillir avec tendresse et douceur
le cœur brisé de l'Enfant-Moi
en sachant que c'est le mieux
de ce que nous pouvons faire
car sa plus grande souffrance
est la négation de ce qui est,
en cet instant...

J'observe que peu d'êtres
sont friands de cette approche,
peu gourmands de partir explorer
comment vivre quotidiennement
la divine expérience
que Jésus nommait "crucifixion"
et que je nomme
"garder un cœur brisé ouvert"...
Demeurer sans crainte,
ou avec toutes nos craintes,
mais y demeurer,
en l'espace alchimique
de notre plus grande douleur,
c'est découvrir le lieu béni
où le plomb se change en or,
où l'affliction se transforme en sérénité,
où l'humain se découvre divin...

C'est en ce lieu-là,
mes amies, mes amis,
que j'aspire à vous accompagner,
en cette terre promise
de la grande libération de la souffrance,
qui s'atteint par le lent cheminement
au cœur du désert de la présence nue
de toute velléité d'ailleurs
qu'ici, maintenant...

Avec amour...»

Isabelle Padovani






mercredi 3 janvier 2018

Rencontrer le réel, par un Chartreux








"Quand vous marchez, marchez. Quand vous priez, priez. Quand vous regardez, regardez. Quand vous mangez, mangez. Le secret de la vie est de la vivre, tout simplement. Le moment présent est infiniment riche. L'attention est la clef pour le vivre dans sa profondeur. Cette profondeur ne se situe pas dans quelque domaine ésotérique, mais au coeur du quotidien, précisément comme quotidien."
(Extrait du chapitre 14 de l'ouvrage "Le chemin du vrai bonheur")






Le chapitre entier, "Rencontrer le réel", est disponible dans ce dossier box en PDF.






mercredi 27 septembre 2017

Le pas Ruat et le pas de la mort




Le pas Ruat et le pas de la mort, une excursion que je connais bien ! J'avais moi-même tenté un petit film, mais je préfère publier celui-ci, plus complet et surtout techniquement bien mieux réalisé. Il date de 2012...




dimanche 5 mars 2017

Léger comme le vent, rapide comme une plume



Ces images datent de mars 2013...





«Hiver I - Léger comme le vent»





«Hiver II - Rapide comme une plume»









lundi 2 janvier 2017

La Grande Chartreuse





















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