jeudi 5 février 2026

Jean-Claude Vannier






Jean Claude Vannier, né en 1943 à Bécon-les-Bruyères (Courbevoie), est un auteur-compositeur-interprète et arrangeur musical français. (Biographie complète sur Wikipedia)










lundi 2 février 2026

La chanson de la grande capitulation







J'ai accompagné, en tant que pianiste, Anna Prucnal sur une pèriode d'environ quatre ans (1989 à 1993) Un disque du spectacle "Monsieur Brecht" créé le 26/02/1993 à Troyes existe, en voici un extrait. (Le texte est dit par Jean Mailland)



La chanson de la grande capitulation 
(Texte de Bertold Brecht, musique de Paul Dessau)
 
Chant : Anna Prucnal 
Récitant : Jean Mailland 
 Piano : Michel Tardieu 
Enregistré en direct le 26 février 1993 par Roger Roche à L'Espace Cité, Troyes. 
 
Chanson de la Grande Capitulation (Brecht/Dessau) 
 
Moi aussi j'ai dit, dans la fleur de ma jeunesse : Je ne suis pas pareille à toutes les autres.
(Pas une simple fille de ferme J'ai de l'allure et des talents, j'ai de l'ambition) 
Je ne mangeais pas de tout, j'avais ma délicatesse, Je prétendais marcher la tête haute. 
(Tout ou rien. Le premier venu, jamais. Comme on fait son lit on se couche. 
Personne ne me fera la loi). 
Le pinson dans la cour Siffle : cause toujours ! 
Avant que l'année soit écoulée Tu marcheras avec la clique Tu joueras sur ton petit clairon, Mets-toi dans le ton. Une deux, tout le monde dans le rang 
L'homme propose, Dieu dispose... Tout ça c'est du flan. 
 
Avant qu'une année se soit écoulée J'ai appris à boire dans tous les verres. 
(Deux enfants sur les bras, au prix qu'est le pain, et tous les frais qu'on a) 
Quand ils m'ont laissée, après m'avoir éduquée, Je ne marchais plus, je rampais sur la terre.
(Faut prendre les gens comme ils sont. La main gauche ignore ce que fait la main droite. 
On ne passe pas par le trou d'une aiguille) 
Le pinson dans la cour Siffle : cause toujours ! 
L'année n'est pas encore passée La voilà qui marche avec la clique, 
Elle joue déjà de son petit clairon, Elle se met dans le ton. 
Une deux, tout le monde dans le rang ! 
L'homme propose, Dieu dispose... Tout ça c'est du flan 
 
J'en ai vu beaucoup monter à l'assaut du ciel, Nulle étoile n'est assez belle, n'est assez loin. 
(Travaillez, prenez de la peine. Quand on veut on peut. 
Les petits ruisseaux font les grandes rivières) 
Ils ont tant cherché, tant remué le ciel et la terre, 
Qu'à la fin ils ne pouvaient plus remuer leur propre main. 
(Selon ta bourse, gouverne ta bouche) 
Le pinson dans la cour Siffle : cause toujours ! 
Avant que l'année soit écoulée Les voilà qui marchent avec la clique 
Ils jouent sur leur petit clairon, Ils se mettent dans le ton. 
Une deux, tout le monde dans le rang ! L'homme propose, Dieu dispose... 
Tout ça c'est du flan !







vendredi 30 janvier 2026

La Fugue Enchantée, un Opéra-Conte (1993)










Un spectacle dans lequel je me suis à l'époque (1993) beaucoup investi, et dont il reste ce film, initialement publié en VHS, que j'ai numérisé par la suite, et qui est téléchargeable sur Mediafire (8 archives au format rar, à recoller avec winrar sous windows, stuffit expander sous Mac) et aussi en un seul fichier sur Mega.nz . Inutile de préciser que ce film est à présent totalement introuvable; j'encourage tous ceux qui ont des enfants (ou petits-enfants), ou à défaut une âme d'enfant, (ou encore mieux: les deux!), à se faire ce cadeau...

Voici la présentation qu'en a fait le poète Joël Sadeler:

"La Fugue Enchantée" fut d'abord la fugue en chantier. Chantier de documentation mis en place par les enseignants et "Plaisir de Lire". Chantier d'écriture dans une quinzaine de classes où chacun avait à coeur d'inventer "son" histoire alors qu'il s'agissait tout au plus d'écrire un passage ou une chanson de cet opéra-conte.
Chansons en chantier, fugue qui fuyait par tous les bouts. Bien souvent je me suis demandé comment j'allais coudre tous ces morceaux de façon harmonieuse, tant l'imagination des enfants était débordante... Et voilà que moi qui ne suis pas bricoleur pour un trou, je suis devenu écrivain = plombier, avec l'aide d'un expert en la matière, Clément Mazier. Par la magie des mots, des images, des musiques (merci Max Rongier, merci Michel Tardieu) cette fugue en chantier est devenue "La Fugue Enchantée".
Pour que cette fugue vous enchante à votre tour, tout le monde s'y est mis : couturières, plasticiens, conseillers pédagogiques, décorateurs, chorégraphes, professeurs de musique, maîtres - chanteurs, instituteurs, techniciens de la scène, du son, de la lumière... et puis aussi et surtout les enfants.
Notre bonheur -le vôtre aussi- est grand de savoir que ces enfants ont eu plaisir à écrire, à danser, à jouer, à chanter, trouvant dans cet opéra-conte une autre façon d'apprendre, une autre façon de s'exprimer, une autre façon de découvrir le monde.
Mais attention, le spectacle va commencer... Il était une fois, deux fois, dix fois... "La Fugue Enchantée".


Lors des représentations, j'étais sur le côté de la scène avec des claviers et du matériel informatique, me permettant de diffuser la musique d'accompagnement et de jouer, tout ça en temps réel. Bien entendu, tout les départs, ainsi que les fins, étaient calés avec précision. Max Rongier dirigeait l'ensemble et chantait certains passages avec les enfants.



Voici pour terminer un petit extrait :




samedi 10 janvier 2026

Grégorien en Chartreuse












Cliquer sur les images pour ouvrir le diaporama haute résolution








jeudi 1 janvier 2026

Olivier Messiaen : Saint François d'Assise







Une musique d'Olivier Messiaen, le septième tableau du troisième acte de son opéra "Saint François d'Assise".
A écouter en Présence...

Voici le texte, écrit par le compositeur, qui trouve son inspiration entre autres dans "le Cantique des Créatures", de Saint François.

Saint François

Seigneur Jésus Christ
Accorde moi deux grâces avant que je ne meure !
La première : que je ressente dans mon corps cette douleur que tu as enduré
à l’heure de ta cruelle Passion.
La seconde : que je ressente dans mon coeur cet amour dont tu étais embrasé,
Amour qui te permit d’accepter une telle Passion, pour nous, pécheurs.

Choeur

Les miens, je les ai aimé : jusqu’au bout, jusqu’à la fin, jusqu’à la mort de la Croix,
Jusqu’à ma chair et mon sang, livrés, donnés en nourriture, dans l’Eucharistie.
Si tu veux m’aimer, vraiment, et que l’Hostie,
la Sainte Hostie, te transforme davantage en Moi :
il te faut souffrir dans ton corps les cinq plaies de mon Corps en Croix,
accepter ton sacrifice, en union avec mon Sacrifice,
et, te dépassant toujours plus, comme une musique plus haute,
devenir toi-même une seconde hostie...

Saint François

Ô faiblesse !...Âme très méprisable !...Ô mon corps indigne !...
Puis-je, Seigneur, te les offrir... ?

Choeur

C’est Moi, c’est Moi, c’est Moi, je suis l’Alpha et l’Omega
Je suis cet après qui était avant.
Je suis cet avant qui sera après
Par moi tout a été fait
C’est Moi, c’est Moi qui ai pensé le temps et l’espace.
C’est Moi, c’est Moi qui ai pensé toutes les étoiles.
C’est Moi qui ai pensé le visible et l’invisible,
Les anges et les hommes,
Toutes les créatures vivantes
Je suis la Vérité d’où part tout ce qui est vrai,
la première Parole, le Verbe du Père, celui qui donne l’Esprit,
est mort et ressuscité, Grand Prêtre éternellement :
L’Homme-Dieu !
Qui vient de l’envers du temps, va du futur au passé,
Et s’avance pour juger, juger le monde...
(On voit les cinq taches de sang, aux deux mains, aux deux pieds, au côté droit de Saint François)

Choeur

François !...

Saint François

Mon Seigneur et mon Dieu !

Choeur

François !...
Beaucoup désirent mon céleste royaume, peu consentent à porter ma Croix

Saint François

Parle, Seigneur, parle, Seigneur, ton serviteur écoute.

Choeur

François !...François !...Si tu portes de bon coeur la Croix, elle-même te portera,
et te conduira au terme désiré.
Est-il rien de pénible qu’on ne doive endurer
Pour la Vie, pour la Vie,
Pour la Vie éternelle ?




lien pour télécharger la musique (clic droit, puis "enregistrer sous...").