mercredi 20 mai 2009

"Little" Brother






Lire cet article édifiant sur Numérama


Y a-t-il le moindre rapport entre ce qui précède et la célèbre fable de Jean de La Fontaine "La Grenouille qui se veut faire aussi grosse que le Boeuf" ? A vous de voir...


Une grenouille vit un boeuf
Qui lui sembla de belle taille.
Elle, qui n'était pas grosse en tout comme un oeuf,
Envieuse, s'étend, et s'enfle, et se travaille,
Pour égaler l'animal en grosseur,
Disant : « Regardez bien, ma soeur ;
Est-ce assez ? dites-moi ; n' y suis-je point encore ?
- Nenni. - M' y voici donc ? - Point du tout. - M' y voilà ?
- Vous n'en approchez point. » La chétive pécore
S'enfla si bien qu'elle creva.

Le monde est plein de gens qui ne sont pas plus sages :
Tout bourgeois veut bâtir comme les grands seigneurs,
Tout petit prince a des ambassadeurs,
Tout marquis veut avoir des pages.


Jean de La Fontaine (1621-1695), Fables (livre I,3)


mardi 19 mai 2009

jeudi 14 mai 2009

Musée des fleurs




Photobucket

Les mots ne me viennent guère en ce mois de mai fleuri pour écrire au sujet de ces belles qui se laissent admirer au quatre coins du jardin et du petit bois qui l'accompagne. Alors, à défaut d'image verbale et poétique, voici encore une fois les images photographiques de ces précieuses compagnes printanières qui bercent mon regard et enchantent mon âme...

Photobucket

Photobucket

Photobucket

Photobucket

Photobucket

Photobucket



Photobucket


dimanche 3 mai 2009

Fleurs d'avril




Les Fleurs d'avril se montrent en mai, c'est bien connu ! Ou alors, c'est que le photographe a un peu tardé à les inviter sur son blog, par négligence ou paresse, allez savoir...mais elles étaient là, à attendre patiemment son bon vouloir, alors action : pour le plaisir de l'esprit, voici dans leurs plus beaux apparats les Fleurs d'avril !

cerisier

jaune 02

lilas 02

pissenlits

alliaire

tulipe

lilas

jaune

cerisier 02


vendredi 1 mai 2009

Premier Mai




Les arbres, ces grands frères silencieux et paisibles, nous offrent leurs fleurs, leurs couleurs, leur exubérance, en nous demandant simplement de leur consacrer notre attention, notre regard, afin de les laisser combler l'intimité de notre esprit...

arbres 01

arbres 05

arbres 03

arbres 06

arbres 04


jeudi 9 avril 2009

vendredi 3 avril 2009

Démocratie





Sur Numérama ce matin :

"On peine à en croire la démocratie dans laquelle on prétend vivre et écrire. Après 41 heures et 40 minutes d'une discussion passionnée sur le texte, il ne restait qu'une poignée de courageux députés autour de 22H45 jeudi soir lorsque l'Assemblée Nationale a décidé, sur instruction du secrétaire d'Etat Roger Karoutchi, de passer immédiatement au vote de la loi Création et Internet, qui n'était pas attendu avant la semaine prochaine. Un fait exceptionnel, qui permet de masquer le nombre important de députés UMP qui se seraient abstenus si le vote s'était fait, comme le veut la tradition, après les questions au gouvernment mardi soir. Ainsi l'a voulu Nicolas Sarkozy.

Les protestations du centriste Jean Dionis du Séjour n'y ont rien changé. "On est 2,5 % du Parlement", constatait-il pourtant d'un rapide calcul désolé, lui qui fut l'un des rares députés à avoir été omniprésent dans l'hémicycle pendant toute la durée du débat. Mais il a alors appris que son président de groupe François Sauvadet, qui lui ne s'est pas présenté une seule fois au débat, avait donné son accord pour ne pas fixer de date ultérieure à un vote solennel. Quant aux députés socialistes, à l'attitude décidémment bien ambigue, ils n'ont pas jugé utile de s'en émouvoir. Emballez, c'est voté. Quatre députés ont voté non (Martine Billard, Patrick Bloche et deux députés non identifiés), et une dizaine de mains se sont levées sur les bancs de la majorité pour voter oui. En tout, 16 députés étaient dans l'hémicycle au moment du vote.

Ca n'est pourtant pas rien qu'ont adopté les députés, en attendant le vote final qui suivra la Commission Mixte Paritaire du 9 avril, chargée de concilier les quelques divergences entre le Sénat et l'Assemblée.

Dans le seul et unique but affiché de protéger les intérêts d'une partie de l'industrie culturelle (et non des artistes), les députés ont créé un tribunal d'exception, l'Hadopi, qui aura pour charge d'avertir et de sanctionner des internautes dont le seul tort avéré aura été que leur adresse IP apparaisse sur des relevés d'infractions effectués, on ne sait trop par quelle méthode, par des ayants droit. Même si l'on connaît d'ores-et-déjà l'énorme risque de faux positif, le seul moyen pour l'internaute innocent de plaider sa bonne foi auprès de l'Hadopi sera d'avoir installé au préalable un logiciel de sécurisation labellisé par l'Etat, qui sera contrôlé à distance et en permanence par une société privée. Un véritable spyware imposé par l'Etat, aux conséquences funèbres, qui révèle en réalité le but principal de la loi : obliger chaque internaute à équiper son ordinateur d'un filtre, qui permettra de cacher ces pirates que l'on ne saurait voir, et surtout demain, de sacrifier la liberté d'expression. Le tout en bafouant allègrement les droits de la défense, puisque malgré la mise en place d'une usine qui sera chargée d'envoyer 10.000 avertissements par jour et de prendre 1.000 décisions de suspension par jour, les internautes qui se sentent accusés à tort n'auront pas la possibilité de contester les accusations, ou alors uniquement après leur condamnation, sans suspension de la peine. Et bien sûr, sans qu'il soit matériellement possible de démontrer son innocence, pourtant réelle, sauf à produire d'improbables preuves qui n'en sont pas.

Et l'on nous dit que "tous les artistes" sont d'accord avec cela ? Qui peut le croire ?

En tant qu'internautes, la loi Création et Internet nous est totalement égale. Elle ne changera rien, ni pour les pirates qui ont déjà trouvé les failles ni pour les artistes qui ne mettront pas un centime de plus à leur déclaration d'impôts grâce à la riposte graduée. Mais en tant que citoyens, cette violation des principes qui fondent la République nous révulse. Elle aurait pousser, en d'autres temps, à l'insurrection. Et elle poussera, c'est certain, à la désobéissance civile. Si la démocratie étatique ne s'accomode pas d'Internet, l'Internet démocratique se fera sans l'Etat."