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Le coup de coeur de l'instant : je viens de trouver sur le blog de Lilou ce délicieux poème que je ne peux m'empêcher de publier ici...
Soucis
Les soucis de mon jardin
sont déconcertants .
Ils se sèment au gré du vent
s'ouvrent avec le printemps
sont peu gourmands
et formidablement résistants.
Les soucis de ma vie
en font autant.
Dans le printemps de mon coeur
ils naissent au vent de mes peurs
et se contentent d'une pensée
pour persévérer .
Tous deux fleurissent et dépérissent
pour renaître un peu plus tard
comme s'ils existaient par hasard
alors qu'ils suivent simplement
l'air du temps . Comme un écho, voici ce que l'instant m'a suggéré, je n'y suis vraiment pour rien...Les Sous-SiAvec beaucoup de si
Et encore plus de sous
Viendraient bien des soucis
Avec beaucoup de sous
Et encore plus de si
Riraient tous ces soucis
Avec beaucoup de si
Et seulement quelques sous
Accablé de soucis
Dépenserais mes sous
Resteraient que les si
Plus rien ne pousserait
Dans mon jardin fané
Plus le moindre persil
En mon âme glacée
Plus le moindre merci
En mon coeur désolé
Mais je n'ai pas de sous
J'ai renoncé aux si
Et n'ai plus de soucis
Un blog qui parle d'éveil, des témoignages, des références, des concordances, il ne fait aucun doute que ce qu'on appelle communément "l'éveil" touche de plus en plus de personnes. Ecoutez par exemple Jeff Foster :
Question : Êtes-vous « éveillé » ?
Réponse : Je suis aussi « éveillé » que vous ! La seule chose qui a changé c'est qu'aujourd'hui le rêve de l'individualité a perdu son emprise. Les mêmes pensées qui avaient l'habitude de m'envahir, apparaissent encore souvent, mais maintenant je ne leur porte plus aucun intérêt. Elles flottent simplement à travers la conscience. C'est étonnant ce qui se passe lorsque la pensée est vue pour ce qu'elle est. Il n'y a là aucun effort, aucun choix. Ce ne sont que des pensées. Elles ne sont pas personnelles.
Ou Andreas Mamet
"Le mental existe en tant qu’entité qui a pour fonction sempiternelle de s’approprier, de s’identifier. Il le fait implacablement, sans cesse. Lorsque le mental dit : « J’ai faim », il s’identifie à une sensation dans l’estomac. Lorsqu’il dit : « Je suis en colère », il s’identifie à une émotion. Et la liste s’allonge sans cesse. A chaque fois que le mental exprime une notion d’identité, il perpétue un mensonge existentiel."Il y en a beaucoup d'autres dans la même veine sur Eveil impersonnel.
L'empreinte écologique est une mesure de la pression qu'exerce l'homme sur la nature. C'est un outil qui évalue la surface productive nécessaire à une population pour répondre à sa consommation de ressources et à ses besoins d'absorption de déchets.Imaginez que vous êtes un Robinson Crusoé isolé sur une île déserte : quelle devrait être la taille de votre île (terre, lagon et mer accessible compris) pour vous permettre de vivre en autarcie de façon durable et répondre à vos besoins en nourriture, chauffage, matériaux de construction, air pur, eau potable, absorption de déchets ?Cette surface représente l'empreinte écologique de notre Robinson Crusoé. On comprend intuitivement que si le mode de vie de notre naufragé exerce une pression trop forte sur son île (s'il fait par exemple des grands feux de camp tous les soirs pour tromper sa solitude), c'est-à-dire si son empreinte écologique est supérieure à la taille de son île, sa survie risque d'être compromise à plus ou moins long terme...A l'échelle d'une personne, l'empreinte écologique est une estimation de la superficie nécessaire pour répondre à l'ensemble de vos besoins en ressources naturelles.
Calculer votre empreinte écologique
Photo : Pascal PourréSouvenirs de soirées mémorables à l'orangerie, perspective d'autres à venir, une publicité gratuite pour Pascal : Allez donc faire un tour sur sa page MySpace.
Il est vrai que les écrits de Stephen Jourdain ne sont pas facile d'accès, il s'agit plutôt de mettre l'intellect de côté et de se placer en contact direct avec notre propre intériorité, d'utiliser au maximum notre faculté d'intuition et tenter d'en faire jaillir la lumière.
Lui-même a commenté sa démarche d'une manière sans équivoque : "Je dis que l'éveil est une même chose que l'illusion démasquée et dissipée. Ceci est vrai, mais appelle une remarque : dans la réalité, pour moi, c'est le jaillissement de la conscience qui m'a révélé l'illusion, le songe; ce n'est pas le déchirement du songe qui m'a fait m'éveiller. Le soleil n'a pas paru quand les nuages se sont dissipés, il y a eu d'abord, brusquement, le soleil, et c'est alors que la dissipation des nuages s'est produite. Ce fait m'oblige à envisager la possibilité que les démarches que je préconise, et dont l'efficacité procède pour moi d'une logique lumineuse, soient stériles" (3ème Millénaire, N°1, automne 1986, extrait de l'article "La vie à l'endroit")
6Mais dans un instant de présence, je n’ai pourtant pas d’image !
Mais peut-être qu’une absence d’image est encore une image ; le phénomène est très subtil ! Le propre de cette pensée première, dont nous devons prendre conscience, est qu’elle est comme une pensée mais ne ressemble pas à une pensée. Elle arrive à nous mystifier en se déguisant. Si, en effet, nous utilisons les critères de reconnaissance habituels qui définissent une pensée, nous ne pouvons pas arriver au repérage de cette pensée première. D’autres critères deviennent indispensables parce qu’elle est déguisée ; c’est un être très malin, très vicieux, qui s’est déguisé pour mieux nous berner.Ainsi, cette image mentale « moi » ne ressemble pas à l’idée des images mentales que nous avons habituellement ; c’est pourtant une image mentale profonde, première, primordiale et non consciente.Mais cette imagerie mentale non consciente n’est pas un phénomène pervers en elle-même. Elle va devenir perverse car il y a deux versants : ce qu’elle est et ce que nous en faisons. Il est même très dangereux d’induire que c’est le phénomène de signification qui est pervers parce qu’à partir de là je vis la destruction du sens.
Il faut donc comprendre l’importance de distinguer le réel de l’irréel...
Oui, mais ce qui va t’indiquer que le réel auquel tu t’adresses est légitime ou non, qu’il s’agit d’un réel authentique ou d’un pseudo-réel, ce n’est en aucune manière ta raison ou ton raisonnement, c’est uniquement ton intuition. Nous ne pouvons pas nous fonder sur la raison pour établir cette discrimination et séparer le bon grain de l’ivraie. Si nous nous fondons sur notre intuition, nous ne nous trompons jamais, mais cela demande beaucoup de courage parce que les dires de notre raison sont impressionnants. Il faut beaucoup de courage pour congédier la bête !
Si notre pensée ou notre raison n’est pas l’instrument de l’éveil, comment mieux préciser l’instrument de conscience de soi ?
Il n’y a qu’un seul instrument d’auto-connaissance, c’est l’acte de conscience, et puis il y a un autre instrument qui est d’une grande noblesse, c’est la pensée intelligente, discursive et spéculative. Mais force est de constater que cette pensée n’est pas l’instrument d’auto-connaissance. Et l’on pourra spéculer un milliard d’années, avec une finesse avoisinant la perfection, sans pour autant avancer d’un millimètre vers la chose ultime. L’acte à accomplir est un acte de conscience et non pas un acte de pensée. Définir maintenant le propre de l’acte de conscience est bien difficile, c’est peut-être même impossible. Disons cependant que c’est l’acte qui renvoie le sujet profond à sa propre existence et le fait coïncider avec lui-même. C’est l’acte de la conscience d’être qui est tout simplement l’être.Il y a donc deux grands modes de connaissance : la connaissance consciente et la connaissance pensante. Ce deuxième mode de connaissance n’ayant pas à être systématiquement remis en cause, bien qu’il soit susceptible de s’avilir de façon foudroyante.
Peut-on dire que cette chute a lieu à tout instant et non,à un moment donné, ce qui reste pour nous une chance ?
Oui, la grande chance de notre déchéance, c’est la possibilité de la rédemption, alors que la chute est toujours là. En fait, notre destin spirituel se joue, à tout instant, dans la pointe de présent pur de notre esprit, et donc notre malédiction n’a pas d’origine temporelle mais une origine instantanée et, à tout instant, la partie se gagne ou se perd. Mais ce qui est fabuleux, c’est que nous ayons en nous le pouvoir de remonter jusqu’à cette instantanéité afin de réparer les dommages. La rédemption est possible, mais à contre-courant de nous-mêmes, vers notre propre source, jusqu’à arriver aux abords de la source où se mettent en place les phénomènes pervers que j’ai évoqué. La chance inouïe est que cette ascension est possible : elle est très subtile mais ne réclame pas de talent particulier ni d’énergie particulière. Elle réclame beaucoup de subtilité et beaucoup d’audace. Nous n’avons aucune chance d’opérer cette remontée si nous manquons de cette qualité première qu’est la témérité, ou l’audace, d’être capable de casser toutes les objections que notre raison va nous présenter, et de faire fi de tous les préjugés qui vont se manifester comme des loups furieux au moment de cette ascension. Mais c’est tout à fait possible.
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Cette symbolisation est-elle encore nécessaire dans l’éveil ?
C’est une question fondamentale, mais avant de l’aborder, parlons de la déchéance de ce phénomène, de cet instant terrifiant où le merveilleux de ce phénomène d’auto-symbolisation va se détruire et la lecture ne plus s’effectuer. Sur ce point, nous pouvons décrire très précisément ce qui se passe dans le sein d’un esprit.Un symbole est comme une fenêtre ouverte sur la signification ou le sens. Les matériaux qui constituent la fenêtre sont des éléments de type sensible, qu’ils soient réels ou imaginaires. Il y a donc le support matériel du symbole et le symbole proprement dit. Si j’écris « Dieu » sur une grande feuille de papier, ou « moi », mais disons Dieu, c’est plus modeste, il y a le symbole, le mot, et l’encre d’imprimerie, les taches noires et le grain du papier. En regardant ce papier, il parait naturel de voir le mot « Dieu », mais, en fait, ce que nous voyons, ce sont des taches noires sur du papier.Au moment même où le symbole est désymbolisé, et qu’il ne reste que l’image brute et matérielle, la lecture continue à vouloir se faire et la signification est immédiatement identifiée et réduite au support du symbole.Ainsi, dans notre exemple, le sens « Dieu » s’effondre dans le grain du papier, sombre dans les petites taches et y agonise. C’est ici la destruction du sens par réduction au support matériel du symbole.Le symbole « moi », qui est tout à fait occulte et purement implicite, peut être de nature visuelle ou auditive, ce qui ne change rien au fait ; car je deviens alors cette espèce de bruit de cigale, qui était une porte par laquelle j’accédais à moi-même, à mon être véritable. Je deviens ce bruit ou cette évocation de bruit et je me réduis à ce bruit. Tout le sens « moi », tout le sens « je suis », tout le sens « Dieu », toute la valeur présente dans l’univers va se réduire à un petit paquet d’éléments sensibles et dérisoires. Je suis cette tache, je suis cette petite évocation furtive d’un disque grisâtre. Et s’il ne s’agissait que d’un enfermement ce ne serait pas grave : non seulement je suis dans une geôle, mais je suis en plus dénaturé. Cet enfermement correspond à une dénaturation de l’esprit pur, de l’être et de la « moïté ».Cet effondrement est bien sûr le même que celui de l’esprit dans la matière. Ce phénomène de réduction de l’esprit à la matière est d’ailleurs une tentation. Et l’intuition de la nature purement spirituelle de l’esprit est extraordinairement rare, même si nous l’avons tous parce qu’elle n’est pas morte en nous. Mais on peut à peine en parler comme d’un témoin parce qu’elle n’est presque plus là. En fait, la matérialisation de l’esprit est un crime, c’est la mort de l’image-symbole « moi ». C’est la mort de ce signe et de ce sens suprêmes.Une des grandes voies vers l’éveil est l’exhumation de cette tombe spirituelle. Et l’acte désidentificateur consiste à projeter la lumière de la conscience, Moi, sur cette image, et, par ce simple acte, émerger de l’image.Intuitivement, nous pouvons concevoir qu’il existe une pensée première, qui serait la mère de toutes les pensées, et qu’il nous reste à en prendre conscience pour devenir ce que nous sommes. A quoi mon âme se réduit-elle, et dans quoi se dénature-t-elle de façon effroyable ? Nous pouvons dire que c’est une pensée dogmatique inouïe ainsi qu’une image ; il y a les deux versants. Et nous accèdons à la racine du mal par les deux versants simultanément.