vendredi 12 août 2011

Il est parti... comme un silence







Extrait de "Saint François d'Assise", d'Olivier Messiaen.(Acte III, 8ème tableau)


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Il est parti... comme un silence, comme un silence amical qu'on touche avec des mains très douces.



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Il est parti... comme une larme, comme une larme d'eau claire qui tombe lentement d'un pétale de fleur.



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Il est parti comme un papillon, un papillon doré qui s'envole de la Croix pour dépasser les étoiles...



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"Prenez le but, c’est-à-dire la plénitude, comme le point de départ. Prenez comme point de départ la nudité et non vos vestes, vos chandails, vos chemises et vos maillots. Le point de départ, c’est que je suis nu et, par-dessus, il y a les vêtements. Le point de départ c’est que vous êtes la Conscience et, par-dessus, il y a les formes de conscience. C’est un retournement et c’est ce retournement qui fait le vrai chemin." (Arnaud Desjardins, "Le Vedanta et l'inconscient", chapitre II)





mercredi 10 août 2011

Ensemble Al Kindi - Sheikh Habboush






Présentation, par Abdelwahab Meddeb, professeur de littérature comparée, écrivain et poète, fondateur de la revue littéraire Dédale.

C’est la voix qui ravive la lettre

"Et cette voix qui nous vient d’Alep nous rappelle que le poème a pour origine et raison d’être le chant.


La voix sort du tréfonds et se répand dans le monde, se répercute sur les obstacles, les traverse et monte très haut, jusqu’aux cieux.


L’idée de l’élévation ne quitte pas cette voix.


La voix provient du fond de la caverne, elle s’échappe de la prison du corps. Les lettres qu’elle module émanent de l’espace du dedans, où, dans les ténèbres, palpitent et travaillent les organes. Du son le plus guttural au son le plus labial, le souffle traverse l’intégralité de l’appareil vocal. Et chez les soufis un mot symbolise cette traversée de l’itinéraire le plus ample à l’intérieur du corps, c’est le mot Hawa, qui est composé de deux lettres: Ha est le plus profond, il provient du plus bas de la glotte; et le Waw est le plus extérieur, porté par le bout des lèvres. Huwa, c’est la troisième personne, Lui, qui désigne Dieu.
La troisième personne pour dire la gloire de l’ambivalence divine, entre l’absence et la présence, l’apparent et le caché, le visible et l’invisible, l’évidence et le mystère.

Ici, la célébration de la lettre, comme signe éminent, dans l’indétermination du sens, dans la densité de son indécidable, se réalise à travers la voix.

Et cette voix qui nous vient d’Alep est une grâce. Celui qui en jouit l’exerce d’une manière innée, selon une technique ancestrale, transmise par les hommes qui entretiennent le génie du site. J’ai presque le désir de dire que cette grâce qui s’accorde à l’héritage transmis excède toute forme de conscience. Car le don a pour lui de brouiller les frontières entre le juste et l’injuste.

Avec quelle joie l’oreille, le choeur et l’esprit reçoivent cette voix qui émane de ce qui reste d’une tradition populaire ayant pu se mouvoir jusqu’à nous satisfaire par sa capacité naturelle de se nourrir de l’autre tradition savante qui lui est parallèle.

J’ai écouté cette voix et le choeur qui l’accompagne à Alep même dans un salon mamelouk au décor aussi profus que celui que recèle une zawiya qui regorge d’ex-voto, offrande de riches et affiliés. Et le qânoun aux cordes pincées par les doigts de Julien Jalal Eddine Weiss enveloppe de ses ondes le flux et le reflux de la voix. Un répertoire s’est développé devant nous où le connaisseur reconnaît les éclats des haltes et des demeures qui scandent les étapes que l’initié parcourt sur la Voie. A votre tour de les découvrir et d’y élire séjour".





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samedi 6 août 2011

vendredi 5 août 2011

jeudi 4 août 2011

Funny Pictures






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