Je suis tout à fait sûre que tous les gens m’aiment. C’est seulement que je ne m’attends pas à ce qu’ils s’en soient déjà rendu compte.(Byron Katie)
Le véritable amour, c'est quand on n'attend plus d'être aimé.(Daniel Morin)
Lorsque nous cherchons l'amour, en partant du manque en nous, nous disons alors : « Je suis tout à fait sûre que j'aime tous les gens. C'est seulement que je ne m'attends pas à ce qu'il s'en soient rendu compte.» Mais quand l'amour est en nous, il est partout, comme une certitude. Nous allons alors faire ce constat : « Parlant à partir de l'Amour, je le sens en l'autre sans qu'il puisse l'exprimer.» Et la première phrase se retourne pour prendre la forme de ce qu'a écrit Byron Katie : «Je suis tout à fait sûre que tous les gens m’aiment. C’est seulement que je ne m’attends pas à ce qu’ils s’en soient rendu compte.» Lise
Courte séquence d'un dialogue entre Ken Wilber et Andrew Cohen, trouvé sur le site français de «What is enlightement?». Mais voilà, c'était en 2008, et depuis, ce site n'existe plus, alors il ne reste que cet échantillon et les extraits cités dans les commentaires...
AC: Ken, il y a une situation intéressante qui m’est apparue dans cette exploration émergeante de l’évolution et sa relation à l’éveil. D’un côté, il y a de nos jours beaucoup de personnes qui sont passionnées par l’évolution et c’est très bien car leur passion s’exprime presque toujours d’une façon ou d’une autre comme un intérêt inspiré pour la santé et le bien-être du monde en évolution. Cependant, comme leur intérêt ne se porte pas aussi vers le transcendant, vers ce mystère qui demeure au-delà du monde, souvent ils ne sont pas conscients de ce que j’appellerais le sacré. Et d’un autre côté, pour beaucoup qui vivent dans des traditions non-duelles, qui sont passionnés par la transcendance, et pour qui éveiller sa conscience est d’importance capitale, le bien-être du monde en évolution semble rarement important.
KW: Oui. C’est une autre variation sur le thème que nous développons. C’est encore une fois une notion simpliste : il y a le samsara, le nirvana et leur propre non-dualité. Parfois, curieusement, les gens qui ont, dirons-nous, une compréhension profonde et juste du samsara, et sont noblement motivés au sein du samsara, peuvent agir de façon plus positive sur le monde que ceux qui sont fixés sur le nirvana alors que dans une certaine mesure cet état serait plus élevé. Étrange de voir des personnes qui ne sont pas en contact avec le sacré faire du bien au monde et de voir des personnes qui prétendent être en contact avec le sacré, ignorer, dénoncer, ou renoncer fondamentalement au monde et ainsi accroître la souffrance en ce monde.