dimanche 11 septembre 2016

Brûler encore, et encore...
















Cliquer sur les images pour ouvrir le diaporama haute résolution



samedi 10 septembre 2016

Les pommes de terre nous aiment, par LM



Avant


Après


La parole est à Lise :

«Elles m'ont donné une si grande joie que je leur devais bien quelques mots ...

Le promeneur pourrait bien ne rien voir tant la surface est semblable à une prairie grossièrement plantée . Le trésor dort sous un manteau vert d'herbe tendre qui semble avoir poussé plus lentement qu'à l'ordinaire.
En regardant de plus près des sillons apparaissent, des monticules pointent vers le ciel en écartant les mottes de terre et de petits piquets de bois plantés régulièrement sur les bordures du champ semblent indiquer une direction.

C'est au premier coup de pic, à l'aplomb du premier piquet que l'histoire commence par un cercle soigneusement tracé et un coup précis en son centre dégageant le nid où soigneusement rangés les tubercules blonds voient le jour.

Et la Joie vient en élan de cueillette où le fer et la terre rejoignent l'eau et le vent pour offrir la plus simple des nourritures , ces pommes que nous donne la terre.
Trou par trou, rang par rang, panier par panier, lentement elles gagnent leur demeure d'hiver en la cave sombre et fraîche à l'abri du gel.

Il y faut de la patience, de la passion et ce goût du vivant qui salue la beauté de ce qui nait, croît et meurt en ce monde selon le même principe immuable qui commande tout..
Quand le sacré s'invite sous les doigts engourdis, le dos raide, les bras lourds en l'amplitude de ce geste qui découvre,mesure, trie, soupèse toutes ces vies promesses de futures semences, en élan de Vie.»

Et en écho : Potatoe blues !





Pour terminer cet hommage à ce légume bienveillant, voici un extrait inédit d'un spectacle donné le 23 juin 1989 à Saint Pierre des Corps, avec Max Rongier et 400 enfants des écoles primaires de la ville, accompagnés par Michel aux claviers. A noter que le texte a été écrit collectivement par les élèves d'une classe de CE2.







Merci, les pommes de terre !





mercredi 7 septembre 2016

Youssou N'Dour (1992)






Youssou N'Dour, né Youssou Madjiguène Ndour le 1er octobre 1959 à Dakar (Sénégal), est un auteur-compositeur, interprète et musicien sénégalais. (Suite sur Wikipedia)
Voir aussi le site officiel.






SURVIE

Vois comme les gens vivent, leurs moyens trop limités
Quand leur chance se raréfie et que perdus ils te font signe
Force épuisée
Pas loin de chez toi, on se bat pour travailler
Il y a les touts petits qui errent à l’aventure dans les rues, tous désœuvrés
Ce que je dis tout le monde le sait
On le dit depuis des années
On voudrait arrêter d’en parler
Mais où est la solidarité ? et c'est fraternité.

Tu te paies ton luxe sur le dos des gens au soleil
Tu semble avoir oublié ton devoir de partager
Gare au réveil
Tu te dis heureux, ta belle vie bien programmée
Tu t’ennuies dans ta piscine, tu ne vois jamais ta cuisine
Oh tu es blindé!
Ce que je dis tout le monde le sait
On le dit depuis des années
On voudrait arrêter d’en parler
Mais où est la solidarité ? et c'est fraternité.

J'ai pas les yeux dans les poches
Je vois le pauvre et le riche, l’un qui crie et l’autre qui triche
je trouve ça moche






Un morceau d'espace










Petite variation céleste sur un texte d'Alfred Korzybski.


Dans la vie, de même que dans le domaine scientifique, nous avons affaire à différents événements, à des objets, à des bouts de matériaux petits ou grands. Nous avons l'habitude d'en parler en termes de matière. Grâce à un dérangement séman­tique, appelé identification, nous nous imaginons qu'il existe une matière ayant une existence physique séparée. Ce serait probablement pour nous un choc si quelqu'un nous invitait à donner un morceau de matière (je dis bien donner et non pas répandre un flot de paroles sur le sujet). J'ai fait sur ce point les expériences les plus amusantes. La plupart des gens, même des hommes de science, vous tendent dans ce cas un crayon ou quelque chose de semblable. Mais ont-ils donné réellement de la matière ? Ce qu'ils ont donné ne peut pas être simplement symbolisé par le terme matière. L'objet, le crayon, qu'ils ont tendu, a besoin linguistiquement de l'espace; sinon, ce ne serait pas un crayon, mais un point mathématique, une fiction. Il a aussi besoin verbalement du temps; sinon, il n'y aurait pas de crayon mais un «éclair».




De même, si quelqu'un est invité à donner un morceau d'espace (de nouveau : donner et non pas se mettre à parler), le mieux qu'il puisse faire est d'agiter sa main et d'essayer de montrer l'espace. Mais ce geste de la main se réfère en réalité à l'air, à la poussière, aux microbes, aux champs de gravitation et électro-magnétiques, etc. En d'autres termes, structurellement, l'espace supposé est une plénitude de cer­tains matériaux déjà dans l'espace et dans le temps.




Dans le cas de donner du temps, quelqu'un peut montrer sa montre. Mais ici vaut une objection semblable à celle de tout à l'heure, c'est-à-dire qu'il nous a montré de la soi-disant matière qui bouge dans l'espace. Il est très important d'acquérir la réaction sémantique que, quand nous utilisons le terme matière en pensant à quelque chose, un crayon, par exemple, cette chose, selon le langage élémentaliste habituel, implique aussi l'espace et le temps auxquels habituelle­ment nous ne songeons pas... (la même chose vaut pour le temps et l'espace).






mardi 6 septembre 2016

Michel Gondry, The Trebles et l'Orchestre des Cévennes





Il y a quatre ans déjà...



 Quelques heures avant le concert du 25 septembre 2012, à Meyrueis.





Cliquer sur les images pour les lire en haute résolution.


Séance d'enregistrement du 16 Août 2012 avec l'Orchestre de chambre des Cévennes.