La base musicale jouée au piano ainsi que la voix et le texte ont été entièrement improvisés, en une seule prise. J'ai rajouté ensuite quelques instruments (orgue, basse, etc). Piano : Michel // Voix et texte : Sophie
Nous avons affaire ici à une transmutation purement graphique, un élément visuel étant prélevé sur le corps de l'araignée pour servir de base à une métamorphose continue dont les infinitésimales variations risquent de faire basculer de façon irréversible la vision quelque peu erronée et négative que nous avions jusqu'à cet instant de cet animal au demeurant fort aimable, sympathique, discret, utile et en fin de compte, spirituel, n'ayons pas peur du mot.
J'ai par précaution associé une petite musique tissée de notes soyeuses, en guise de toile de fond, mais ce n'est pas un piège, puisque le choix reste ouvert de ne pas appuyer sur "play" et de garder le silence...
Ce jour-né Le voici blotti en ce regard D'une tourterelle qui scrute le monde Du haut d'un arbre Le voici ramassé dans les contours D'un dos qui a finit les foins Et trouve un coin d'ombre où poser sa fatigue Le voici qui s'avance dans toute sa gloire Le jour né pauvre le jour né simple Qui ne finit pas de commencer Au cœur de ce qui vibre
Naissance du jour (Part I)
Naissance du jour (Part II)
Le voici penché sur cette note Qui résonne en ce cœur appliqué A l'écouter battre Le voici rassemblé en ce point Où le silence se fait voix Pour l'entendre au moins une fois Le voici donné en partage Le jour né pauvre le jour né simple Qui puise sa clarté en toute obscurité Celle de la tourterelle seule sur son fil Dont l'œil noir interroge la terre du mystère de l'autre Avec la même légèreté qu'elle regarde le ciel Celle du dos courbé du poids des choses Qui accompagne chaque mouvement Avec la tendre joie d'un enfant La gloire du jour est ce qui nait Quand tout se perd et se trouve En un seul élan vivant
Le jour pauvre
Le jour pauvre a joué Tourterelle envolée Tout là-haut est allée Simplement écouter
Le jour simple
Le jour simple a chanté Une fatigue apaisée A trouvé pauvreté En son esprit secret A l'ombre des grands blés Un enfant qui riait Aux yeux illuminés De ces deux jours est né Sur son cœur qui battait Un oiseau s'est posé
503. D. Comment puis-je obliger mon mental à prendre une attitude juste? M. On maintient un taureau indocile à l'étable en lui offrant de l'herbe savoureuse. Faites-en de même. Séduisez votre mental par de bonnes pensées. D. Mais il n'arrive pas à rester tranquille. M. Le taureau, qui a pris l'habitude de gambader tout seul dans les champs des alentours, n'a qu'une envie, c'est d'y retourner. Il faut donc, pour l'apprivoiser, l'attirer avec une herbe délicieuse. Malgré cela, il cherchera à repartir dans les prés voisins. Il faut qu'il arrive à réaliser qu'il peut avoir sur place une nourriture aussi agréable. Au bout d'un certain temps, il prendra l'habitude de rester dans son étable, sans chercher à sortir. Puis viendra le moment où, même une fois hors de l'étable, il y reviendra de lui-même sans plus se soucier de l'herbe tendre des prés. Voilà la méthode qu'il faut employer pour dresser le mental. Il s'habituera peu à peu à prendre de bonnes voies et à abandonner les mauvaises. D. Et quelles sont ces bonnes voies? M. Penser à Dieu.