vendredi 8 septembre 2017

Patto






«Autour du chanteur Mike Patto à la voix grasse et bluesy ,il y a 3 excellents musiciens qui ont produit une sorte de cross-over improbable entre riff rock'n'roll, structure jazzy, groove rythm n' blues et funk saupoudré de mesures asymétriques, le tout servi par des textes à l'humour monty-pythonesque. Le groupe a sorti 3 albums entre 70 et 72, n'a pas rencontré le succès mérité et est resté grandement ignoré du public.»

Mike Patto : vocals
Olly Halsall : guitare, vibraphone, piano
John Halsey : drums & percussions
Clive Griffiths : basse








mardi 5 septembre 2017

Tout change tout le temps




Variations sur les aphorismes d'Yvan Amar
en images et en musique :

«Ce n'est pas nous qui sommes mouvants et la Réalité fixe, 
mais nous qui sommes fixes et la Réalité mouvante.»


«Il n'y a pas de paradis définitif,
il n'y a pas de sécurité éternelle,
d'état de sécurité définitif.
Seul le changement.»




Le Blues du mardi


«C'est toujours la première et la dernière fois qu'on fait quelque chose.
La Réalité, c'est le changement.»



«C'est la peur qui crée le temps. Par cette peur on n'est jamais à l'heure.
Car être à l'heure, c'est être dans le changement, dans le non-temps.
»


«On ne change pas à la même vitesse que le changement universel; on est toujours
en avance ou en retard. En avance quand on est dans l'imaginaire, en retard quand
on est dans la mémoire.»


LM Blues



lundi 4 septembre 2017

La méditation, vue par Rudolf Steiner







"Si l'on s'élève par la méditation vers ce qui réunit l'homme à l'esprit, on commence à mettre en action ce qui est en soi l'élément éternel, ce qui n'a pour limites ni la naissance ni la mort.
Ceux-là seuls peuvent mettre en doute cet élément éternel de leur être qui n'en ont pas fait l'expérience intérieure. Ainsi, la méditation est le chemin qui conduit l'homme à la connaissance, à la vision du centre éternel indestructible de son être. Et c'est par elle seule qu'il peut y parvenir."
(L'initiation, p 52)







dimanche 3 septembre 2017

«Introception» : La lumière de la conscience






Franklin Merrell-Wolff:

«J'ai inventé un nouveau mot qui semble remplir un besoin. C'est un substantif, « introception », avec la forme verbale « introcevoir ». Ce mot est formé de intro qui signifie « dedans », « en » ou « à l'intérieur », et capere signifiant « prendre ». Il a donc comme sens premier de « prendre en dedans ou à l'intérieur ». Le sens principal pour lequel ce mot me paraît utile est le suivant : « Le processus ou le mode de connaissance qui pénètre en profondeur par la fonction affective ». Par conséquent, c'est une forme d'intuition suscitée par la musique, la poésie et les beaux-arts en général. Les mots « compréhension » et « perception » ont parfois été étendus dans leur signification de façon à embrasser ce sens. Mais un tel usage n'est pas conforme au sens habituel de ces mots. « Compréhension » est propre­ment relié à la cognition, alors que « perception » est enraciné dans la sensation. Une idée ou un concept peuvent être compris. Une donnée sensorielle, subtile ou grossière, peut produire une perception. Mais la qualité de conscience associée à la fonction affective est quelque chose de tout à fait différent.»

«Avec le temps, j'ai élargi le sens d'introception de façon à désigner une troisième fonction de conscience que je définis ainsi : « La puissance par laquelle la lumière de la Conscience se retourne pour aller vers sa Source. »

Voici une création poétique, musicale et en images en résonance avec les mots de Franklin Merrell-Wolff : «L'oiseau bleu», poème en six strophes écrit par Lise, «Introception», une improvisation au piano en six parties par Michel, et l'arbre «LM» issu de la lumière de la Conscience elle-même.


I


Ce qui se joue
Dénoue le fil
En écheveaux
Percés de trous
Si lentement
Que se fait jour
Ce qui se trame
En cet Amour.



II


Et le mystère
Ne saurait taire
Cette clameur
Qui ventre à terre
Fait du semeur
Ce solitaire
Qui tranche l'heure
En parts entières.



III


En goutte à goutte
Se faufile
Ce qui surgit
De l'inutile
Quand ce qui passe
Est immobile
En cet espace
Si tranquille.



IV


Une onde claire
En ce reflet
Touche la berge
Et disparait
Puis se redresse
Et nous transmet
Cette caresse
D'éternité.



V


La fleur balance
En son essence
Simple semence
De l'existence
Et cette danse
De boutons d'or
Berce l'enfance
Le papillon s'endort.



VI


Un nuage passe
Coupé de bleu
Le rayon lune
Fait de son mieux
L'En-Vie enlace
Les amoureux
Voici l'Oiseau bleu
En-vol majestueux.




Al Jarreau : Breaking away








samedi 2 septembre 2017

Olivier Messiaen : Louange à l'immortalité de Jésus






"Louange à l'immortalité de Jésus" est le dernier mouvement du "Quatuor pour la fin du temps".
J'en profite pour publier à nouveau la finale de l'acte III, 7ème tableau, de l'opéra "Saint François d'Assise".
Cet article a été initialement publié sur ce blog en 2008, qui fut l'année du centenaire de la naissance d'Olivier Messiaen.


Un petit aperçu du système modal utilisé par le compositeur.



vendredi 1 septembre 2017

L'Écoute






L'écoute, par Jean Klein

L'écoute n'est pas une fonction; elle n'est pas une activité, elle n'est dirigée ni vers le dehors, ni vers le dedans. Elle est intemporelle, et pour parvenir à cette écoute intemporelle, la seule chose dont vous ayez à prendre conscience, ce sont les moments où vous n'écoutez pas; c'est suffisant.
Quand vous observez que vous n'écoutez pas, revenez à la perception globale, ramenez ce qui est perçu à la perception; vous êtes alors dans l'écoute intemporelle.
Quand cette écoute perdure, elle se déploie et atteint à la tranquillité.
Lorsque ce que vous avez compris sur un plan intellectuel est complète­ment résorbé dans l'écoute, quand il n'y a plus de repré­sentation, c'est alors seulement qu'il y a tranquillité.
Tout ce que vous écoutez se rapporte à l'écoute, a son berceau dans l'écoute, dans la tranquillité.
Dans l'écoute et la tranquillité, il n'y a personne pour être tranquille, et cette tranquillité ne renvoie à aucun objet; elle est absolument sans objet; c'est notre vraie nature ; c'est notre totalité.
Jean Klein (Transmettre la lumière)






Evelyn Glennie - Wind Horse