vendredi 10 novembre 2017

Eckhart Tolle : Éveil







J'ai souvent lu et relu les trois premières pages de l'introduction du livre "le pouvoir du moment présent", et elles me font à chaque fois ressentir une grande tendresse pour l'être humain dans sa dimension essentielle, alors, les voici...

«Le passé ne m'est pas d'une grande utilité et j'y pense rarement. Cependant, j'aimerais vous raconter rapidement comment j'en suis venu à devenir un guide spirituel et comment ce livre a vu le jour.

Jusqu'à l'âge de treize ans, j'ai vécu dans un état presque continuel d'anxiété ponctué de périodes de dépression suicidaire. Aujourd'hui, j'ai l'impression de parler d'une vie passée ou de la vie de quelqu'un d'autre.

Une nuit, peu après mon vingt-neuvième anniversaire, je me réveillai aux petites heures avec une sensation de terreur absolue. Il m'était souvent arrivé de sortir du sommeil en ayant une telle sensation, mais cette fois-ci c'était plus intense que cela ne l'avait jamais été. Le silence nocturne, les contours estompés des meubles dans la pièce obscure, le bruit lointain d'un train, tout me semblait si étrange, si hostile et si totalement insignifiant que cela créa en moi un profond dégoût du monde. Mais ce qui me répugnait le plus dans tout cela, c'était ma propre existence. À quoi bon continuer à vivre avec un tel fardeau de misère ? Pourquoi poursuivre cette lutte ? En moi, je sentais qu'un profond désir d'annihilation, de ne plus exister, prenait largement le pas sur la pulsion instinctive de survivre.

« Je ne peux plus vivre avec moi-même. » Cette pensée me revenait sans cesse à l'esprit. Puis, soudain, je réalisai à quel point elle était bizarre. « Suis-je un ou deux ? Si je ne réussis pas à vivre avec moi-même, c'est qu'il doit y avoir deux moi : le "je" et le "moi" avec qui le "je" ne peut pas vivre. » « Peut-être qu'un seul des deux est réel, pensai-je. »

Cette prise de conscience étrange me frappa tellement que mon esprit cessa de fonctionner. J'étais totalement conscient, mais il n'y avait plus aucune pensée dans ma tête. Puis, je me sentis aspiré par ce qui me sembla être un vortex d'énergie. Au début, le mouvement était lent, puis il s'accéléra. Une peur intense me saisit et mon corps se mit à trembler. J'entendis les mots « ne résiste à rien », comme s'ils étaient prononcés dans ma poitrine. Je me sentis aspiré par le vide. J'avais l'impression que ce vide était en moi plutôt qu'à l'extérieur. Soudain, toute peur s'évanouit et je me laissai tomber dans ce vide. Je n'ai aucun souvenir de ce qui se passa par la suite.
Puis les pépiements d'un oiseau devant la fenêtre me réveil­lèrent. Je n'avais jamais entendu un tel son auparavant. Derrière mes paupières encore closes, ce son prit la forme d'un précieux diamant. Oui, si un diamant pouvait émettre un son, c'est ce à quoi il ressemblerait. J'ouvris les yeux. Les premières lueurs de l'aube fusaient à travers les rideaux. Sans l'intermédiaire d'aucune pen­sée, je sentis, je sus, que la lumière est infiniment plus que ce que nous réalisons. Cette douce luminosité filtrée par les rideaux était l'amour lui-même. Les larmes me montèrent aux yeux. Je me levai et me mis à marcher dans la pièce. Je la reconnus et, pourtant, je sus que je ne l'avais jamais vraiment vue auparavant. Tout était frais et comme neuf, un peu comme si tout venait d'être mis au monde. Je ramassai quelques objets, un crayon, une bouteille vide, et m'émerveillai devant la beauté et la vitalité de tout ce qui se trouvait autour de moi.

Ce jour-là, je déambulai dans la ville, totalement fasciné par le miracle de la vie sur terre, comme si je venais de venir au mon­de.

Pendant les cinq mois qui suivirent, je vécus sans interruption dans une grande béatitude et une paix profonde. Par après, cela diminua d'intensité ou telle fut mon impression peut-être parce que cet état-là m'était devenu naturel. Je pouvais encore fonctionner dans le monde même si je réalisais que rien de ce que je faisais n'aurait pu ajouter quoi que ce soit à ce que j'avais déjà.

Bien entendu, je savais que quelque chose de profondément significatif m'était arrivé, sans toutefois comprendre de quoi il s'agissait. Ce ne fut que plusieurs années plus tard, après avoir lu des textes sur la spiritualité et passé du temps avec des maîtres spirituels, que je compris qu'il m'était arrivé, à moi, tout ce que le monde cherchait. Je compris que l'intense oppression occasionnée par la souffrance cette nuit-là devait avoir forcé ma conscience à se désengager de son identification au moi malheureux et plein de peur profonde, qui en fin de compte n'était qu'une fiction. Ce désengagement avait dû être si total que ce faux moi souffrant s'effondra immédiatement, comme un ballon qui se dégonfle quand on enlève le bouchon. Tout ce qui restait, c'était ma véritable natu­re, l'éternel je suis, la conscience dans son état vierge avant l'identification à la forme.
Plus tard, j'appris également à retourner en moi, dans ce royaume intemporel et immortel que j'avais au début perçu comme un vide, tout en restant pleinement conscient. Je connus des états de béatitude et de grâce tels qu'il est difficile de les décrire et qu'ils éclipsent même la première expérience que je viens de décrire. Il fut un temps, pendant une certaine période, où il ne me resta plus rien sur le plan concret. Pas de relations, pas d'emploi, aucune identité sociale. Je passai presque deux ans assis sur les bancs de parcs dans un état de joie la plus intense qui soit.

Mais même les plus belles expériences ont une fin. Il y a peut- être quelque chose de plus important que n'importe quelle expé­rience, et c'est la paix sous-jacente qui ne m'a jamais quitté depuis ce jour-là. Elle est parfois très puissante, presque palpable, et les autres peuvent la sentir aussi. À d'autres moments, elle est plus en arrière-plan, semblable à une mélodie de fond.
Plus tard, les gens sont venus me voir à l'occasion en me di­sant : « Je veux arriver à la même chose que vous. Pouvez-vous m'y amener ou me montrer comment faire ? » Et je leur répondais : « Mais vous y êtes déjà. Vous ne pouvez pas le sentir parce que votre mental fait trop de bruit. » Cette réponse s'élabora et devint plus tard le livre que vous tenez entre les mains.
En un rien de temps, je me retrouvai de nouveau avec une identité. J'étais devenu un enseignant spirituel.»
Eckhart Tolle



mercredi 8 novembre 2017

«Nageur solaire» : une métaphore du chemin...





Nageur solaire


Le nageur solaire est comme une métaphore du chemin que nous faisons dans l'existence ...
chacun son rythme , son style ,...
tourne le manège , autour de la terre ...
(Gandha)






Un jour, "perdant le Nord", complètement " à l'ouest", 
en désorientation spatiotemporelle,
je me suis mise en marche vers mon Orient.
(Lise)


Voiles de feu




Quatre «tableaux solaires», par Gandha


Vagues d'automne 2

Soleil rayonnant

Mouvement originel

Ondines ensoleillées



mardi 7 novembre 2017

dimanche 5 novembre 2017

Jimi Hendrix - The Troggs : Wild Thing







The Troggs est un groupe de rock britannique formé dans les années 1960. Ils sont originaires de Andover dans le Hampshire. Le nom du groupe est une abréviation de The Troglodytes. Leur hit le plus célèbre est Wild Thing écrit par Chip Taylor (US#1 en 1966).





Wild Thing

Wild thing...you make my heart sing...
You make everything
Groovy
I said wild thing...

Wild thing, I think I love you
But I wanna know for sure
Come on, hold me tight
I love you

Wild thing...you make my heart sing...
You make everything
Groovy
I said wild thing...

Wild thing, I think you move me
But I wanna know for sure
So come on, hold me tight
You move me

Et en "bonus track", la version de Wild Thing jouée en juin 1967 par Jimi Hendrix Experience au festival Pop de Monterey.










samedi 4 novembre 2017

LM - Ce qui est juste







L'enfant Jour se repose, innocent se balance, les paupières mi-closes,
En tentation il ose, suivre l'ordre des choses et se fondre en osmose
Lorsque, agenouillé aux portes de la nuit, simple et muet, le Soleil prie.



La contemplation est un crépuscule intérieur
Où l'obscur dans l'approche en la clarté se meurt
Quand le regard s'oublie à l'horizon des peurs
Et croise l'innocence dans toute sa splendeur.


Crépuscule




Suivre l'ordre des choses, s'agenouiller devant l'évidence,
et en toute innocence, boire à la source de ce qui est juste...


Ce qui est juste



Boire à la source de ce qui est juste..
Juste ce qui est, car Cela est Juste
Quand plus personne ne qualifie l'instant.






vendredi 3 novembre 2017

Shri






What Makes Shri Blues So Great?

Simply put, Shri is an event producer's dream come true - professional, talented and above all, completely engaging.
After all, you want your audience to be moved, uplifted, inspired and to have a great time. The Shri persona literally reaches out and connects with audiences like no other band. Audiences see, experience and touch that warmth, availability and passion when they experience the band that is Shri. Do your audience a favor and book Shri for your next event so they go home happy - with a rhythm in their feet and that unmistakable great feeling that happens when the blues are brought to life.



Blues is alright






Born under a bad sign






Death don't have no mercy






I love you






mercredi 1 novembre 2017

Étoiles d'araignées






Affluence



Confluence



Effluence



Influence



Se rendre silencieux comme une page blanche
Transparent comme l'air, souple comme le son
Par Amour de ce qui vibre au creux du mot Vie.
Lise