mercredi 10 janvier 2018

samedi 6 janvier 2018

vendredi 5 janvier 2018

Isabelle Padovani : La grande libération


Il y a quatre ans...





A l'intention de tous ceux qui ne souhaitent pas avoir de compte Facebook, voici un texte d'Isabelle Padovani que je trouve pour ma part assez intense et que j'ai donc souhaité partager ici.





«Chaque jour
je reçois des dizaines de messages
de personnes me demandant
de les aider à se libérer
de la souffrance qu'elles vivent.

Chacune me raconte son histoire,
qui me touche toujours,
car je peux y percevoir
l'intensité de la douleur vécue,
que celle-ci soit
physique,
émotionnelle,
intellectuelle,
ou spirituelle...»






«Vient alors le moment d'impuissance absolue,
celui où je laisse mon cœur se briser
face à l'impossible demande qui m'est faite :
car je sais que ceux qu'attendent ces êtres
n'est pas ce que je peux leur apporter,
ou plutôt, j'ai l'expérience
que ce que je peux partager à ces êtres
ne va pas les apaiser durablement...

Je peux certes me mettre en empathie
avec eux et mesurer l'intensité
de ce qu'ils traversent :
cela va déjà les apaiser...
Je pourrais encore,
si mon planning me le permettait,
les accompagner dans le travail
de guérison de leurs blessures du passé :
cela apaiserait le "terrain" de l'Enfant-Moi,
lui permettant d'être moins réactif
dans certaines situations...

Mais je sais que tout cela,
même si cela représente
un pas certain vers davantage
de paix au quotidien,
ne les libérera pas de la souffrance la plus grande,
qui est celle de croire
que l'apparition de la douleur est anormale
et qu'il est possible de vivre une vie
en laquelle la douleur est absente...»






«Avoir conscience, absolument,
que la douleur, l'obstacle,
fait et fera toujours partir du quotidien
est la clef de la grande libération,
permettant de faire cesser
la quête vaine d'une vie correspondant
à l'idéal dont nous rêvons,
fondée sur l'urgence que cette vie change
car nous souffrons trop de ce qu'elle est :
seule l'action impulsant un changement
qui vient d'un cœur en paix avec ce qui est
peut permettre que quelque chose évolue
et aille vers cette paix qui est déjà vécue.

"Un cœur en paix avec ce qui est"
ne signifie pas
"un cœur réjoui par ce qui est"
ou "un cœur qui n'est pas touché par ce qui est" :
un cœur en paix avec ce qui est
est un cœur qui fait le choix conscient
de rester ouvert à ce qui est,
à ce que cela lui fait ressentir,
incluant la douleur que ce qui est
ne nourrisse pas ses besoins les plus fondamentaux.
Ce faisant, il accepte d'être quotidiennement
un cœur brisé,
non par masochisme,
mais parce qu'il a l'expérience
que la seule façon de pouvoir goûter la Vie
est de garder son cœur ouvert
à TOUT ce qui le traverse,
incluant ce qui lui fait mal...»






«Certes, il nous appartient
de faire tout ce qui est en notre pouvoir
pour réaliser nos rêves,
pour vivre nos aspirations,
pour faire cesser la douleur
lorsque c'est possible :
mais ceci fait, lorsque la Vie
nous confronte à la non réalisation de nos attentes,
la seule voie conduisant à goûter
la sérénité à laquelle nous aspirons tant,
est de rester avec ce qui est
et d'accueillir avec tendresse et douceur
le cœur brisé de l'Enfant-Moi
en sachant que c'est le mieux
de ce que nous pouvons faire
car sa plus grande souffrance
est la négation de ce qui est,
en cet instant...

J'observe que peu d'êtres
sont friands de cette approche,
peu gourmands de partir explorer
comment vivre quotidiennement
la divine expérience
que Jésus nommait "crucifixion"
et que je nomme
"garder un cœur brisé ouvert"...
Demeurer sans crainte,
ou avec toutes nos craintes,
mais y demeurer,
en l'espace alchimique
de notre plus grande douleur,
c'est découvrir le lieu béni
où le plomb se change en or,
où l'affliction se transforme en sérénité,
où l'humain se découvre divin...

C'est en ce lieu-là,
mes amies, mes amis,
que j'aspire à vous accompagner,
en cette terre promise
de la grande libération de la souffrance,
qui s'atteint par le lent cheminement
au cœur du désert de la présence nue
de toute velléité d'ailleurs
qu'ici, maintenant...

Avec amour...»

Isabelle Padovani






jeudi 4 janvier 2018

mercredi 3 janvier 2018

Rencontrer le réel, par un Chartreux








"Quand vous marchez, marchez. Quand vous priez, priez. Quand vous regardez, regardez. Quand vous mangez, mangez. Le secret de la vie est de la vivre, tout simplement. Le moment présent est infiniment riche. L'attention est la clef pour le vivre dans sa profondeur. Cette profondeur ne se situe pas dans quelque domaine ésotérique, mais au coeur du quotidien, précisément comme quotidien."
(Extrait du chapitre 14 de l'ouvrage "Le chemin du vrai bonheur")






Le chapitre entier, "Rencontrer le réel", est disponible dans ce dossier box en PDF.






lundi 1 janvier 2018

2018 (bis)