dimanche 9 septembre 2018

Sur la barque de la vie : Habiter la douleur







Il y a un peu plus de deux semaines, j'ai reçu ce témoignage lumineux de Lise à propos de la façon dont elle «travaille» avec la douleur physique.
Ce texte m'a vivement impressionné, et il m'est apparu clairement que ce précieux récit se devait d'être partagé. J'ai donc formulé ainsi ma requête : «Je souhaiterais publier ton témoignage sur internet, mais ne saurais le faire sans ton assentiment. Dis-moi si cette éventualité te parait joyeuse...Pour le meilleur.»
Et voici la réponse de Lise : «Oui, la Joie est au rendez vous et ce que j'ai écrit à propos de la douleur peut suivre le chemin que tu proposes...»




Habiter la douleur

«Me voici à écrire, tout juste sortie d'un de ces épisodes où je travaille à corps à corps avec la douleur pour la traverser, ces mots viennent pour fixer en moi un processus évolutif et je les partage avec toi car je te sais sans crainte et dans la Joie.

Cela débute toujours de la même manière, un léger fourmillement dans le dos suivi d'une vive piqure entre les omoplates.. ensuite il y a ce calme lourd de ce qui se prépare, comme une énergie bloquée d'avant orage et c'est là que se situe le point où la vigilance est cruciale.

Car le corps se souvient et a tendance à se crisper, le mental repère instantanément ce qui se passe et projette en avant ce qu'il considère comme solution et qui du point de vue de l'évolution des choses est un enfermement dans la souffrance.
Maintenir le plus large possible l'ouverture sans attente de ce qui vient puis, patiemment, à chaque nœud, dénouer et pour cela l'intention et l'attention travaillent de concert.

L'attention est à poser sur la plus fine manifestation pour l'accueillir en Amour, l'approcher comme on le ferait d'un bête sauvage et blessée, l'attendre dans les moindres recoins où elle se cache et la lire dans les moindres replis de sa mémoire.. ainsi la laisser «être».
L'intention est à tenir comme l'étendard guide une troupe au combat, en tête mais sans ostentation, juste avec la fermeté nécessaire pour que tout se mette en marche derrière.

Viennent alors les vagues de la douleur, parfois à peine marquées, parfois brusques mais toujours souples et fluides.. c'est cette fluidité qui m'importe le plus et signe en moi la Joie.
En quelque sorte le corps respire, tout entier ébranlé, en saccades et en torsions certes mais il respire, il dit ce qui passe avec son intelligence propre.

Ecouter cette intelligence subtile qui relie les énergies entre elles, les disperse et les nourrit à la fois, devenir cette oreille sensible au moindre murmure qui parle de la source, se faire ce chant qui danse la vie dans toute sa gloire au dedans de soi.. Se laisser «être».

Sentir décroitre le mouvement comme la marée se retire laissant le corps engourdi et assourdi du vacarme intérieur mais étonnamment neuf, nouveau né..
Au plus l'écoute à été fine au plus la récupération est rapide . Il fut un temps où la nécessité de dormir était impérieuse et ce soir elle n'est plus nécessaire, le calme suffit en écrivant ces quelque mots .. à la volée, dans la saveur de cette Joie singulière qui s'étale de toutes parts.


Il n'y a pas de mot pour décrire ce vécu vibrant de ce qui se fait jour par l'ombre même, il n'y a pas de mots et pourtant la puissante envie de dire ce «oui» de toutes les façons possible tant il Est.

Merci à toi de cette écoute qui me permet ce soir de tenter un partage.»

Lise




Résonances


Sur la barque de la vie (Piano : Michel)




«Grâce à l’intelligence de l’expérience de la douleur, qui contient en elle à la fois la serrure et la clé, je suis invitée à retrouver une unité, au-delà du concept et de la croyance du bien et du mal. Mais c’est bien au cœur de mon vécu duel, dans le bien et dans le mal, qu’une réalité libre de tous les opposés, se réveille peu à peu.» (Anne-Gaëlle)


«Et je ressentais que je pourrais parfaitement vivre ainsi toute ma vie si la guérison s'avérait impossible.
Puis la perception du moi est revenue avec l'impossibilité de ne pas chercher les moyens de la guérison, et j'ai continué à essayer tout ce que je pouvais. Mais avec la paix en toile de fond, et la conviction profonde que lorsque l'expérience aura naturellement atteint sa fin, la guérison se fera. Et à l'issue de ces 5 mois, il se passe exactement ce que tu évoques à la fin de ton texte.» (Suyin Lamour)

«Je suis, en plus de la douleur, plié en deux où je n'arrive plus à relever la tête, et c'est l'humilité qui rentre en jeu ou «je» et cela est plus difficile pour moi car après plus de quarante ans de cheminement spirituel, je me retrouve à nouveau avec la question qui suis-je?..» (Bernard Pedrono)

La «réalité libre de tous les opposés», cette «paix en toile de fond», «l'humilité face à qui suis-je».. une seule Réponse quand plus rien en nous ne décide des réponses..
Voilà pourquoi je dis que mon corps est devenu mon meilleur guide spirituel à condition que je sois disciple en prenant demeure en la manifestation et donc en supportant qui signifie ici se placer en dessous (humilité) et soutenir de toutes ses forces (porter en soi) afin que le Meilleur passe.
C'est l'inverse de subir, différent d'accepter.. c'est habiter.

Le corps devient alors intensément résonant à l'esprit, subtilement précis et juste.. en cette écoute de la Vie. (Lise)






samedi 8 septembre 2018

jeudi 6 septembre 2018

«Uni-verre», le verre qui n'a pas d'envers...








Lorsque je regarde l'univers à travers la fenêtre de mon esprit, beaucoup de taches, trainées, salissures, boues, buée et autres artefacts viennent interférer avec ma vision et rendent celle-ci quelque peu erronée. Bien sûr, je peux nettoyer la vitre de mon côté, mais qu'en est-il de la face extérieure de cette vitre? Elle ne m'est pas accessible, et restera sale.
La solution : la vitre "Uni-verre" n'a qu'une face, la face intérieure, celle qui est de mon côté et que je peux donc nettoyer et rendre parfaitement transparente, m'offrant ainsi une perception du monde adéquate et 100% objective. Avec la vitre "Uni-verre", fini les illusions , imaginations, fantasmes et autres erreurs d'évaluation : je vois exactement ce qui est.
La vitre "Uni-verre" est en vente dans tous les magasins "Spirit-discount", des réductions sont consenties aux groupes à partir de 100 unités.

Observez-vous dans un miroir, voici la vision que vous aurez avec une vitre ordinaire :



A présent, voici ce que vous verrez à travers une vitre "Uni-verre" :



Convaincus? Alors faites comme nous : équipez vos fenêtres mentales avec la vitre "Uni-verre", le verre qui n'a pas d'envers!



mercredi 5 septembre 2018

Henri Dutilleux : Tout un monde lointain...








Henri Dutilleux (décédé le 22 mai 2013 à Paris à l'âge de 97 ans) aimait donner des titres poétiques à ses oeuvres, tel le concerto pour violoncelle et orchestre baptisé «Tout un monde lointain...». Vous pourrez écouter ci dessous les quatrième et cinquième mouvements (qui sont enchainés) de cette composition magistrale.






Orchestre Philharmonique de Radio France
Direction : Myung-Wung Chung
Violoncelle : Truls Mørk





mardi 4 septembre 2018

Steppenwolf : The pusher









The Pusher, by Steppenwolf

You know I've smoked a lot of grass
O' Lord, I've popped a lot of pills
But I never touched nothin'
That my spirit could kill
You know, I've seen a lot of people walkin' 'round
With tombstones in their eyes
But the pusher don't care
Ah, if you live or if you die

God damn, The Pusher
God damn, I say The Pusher
I said God damn, God damn The Pusher man

You know the dealer, the dealer is a man
With the love grass in his hand
Oh but the pusher is a monster
Good God, he's not a natural man
The dealer for a nickel
Lord, will sell you lots of sweet dreams
Ah, but the pusher ruin your body
Lord, he'll leave your, he'll leave your mind to scream

God damn, The Pusher
God damn, God damn the Pusher
I said God damn, God, God damn The Pusher man

Well, now if I were the president of this land
You know, I'd declare total war on The Pusher man
I'd cut him if he stands, and I'd shoot him if he'd run
Yes I'd kill him with my Bible and my razor and my gun

God damn The Pusher
Gad damn The Pusher
I said God damn, God damn The Pusher man

(Pusher : vendeur d'Héroine; Dealer : vendeur de Marihuana)





dimanche 2 septembre 2018

Matou-Zen




AVANT


Vos chats sont jaloux, mesquins, irritables, querelleurs, bref, ils sont stressés. Grâce à l'huile essentielle "Matou-Zen", tout va s'arranger : une goutte sur la pointe de chaque moustache, et le chat va rapidement ronronner de béatitude et se vautrer nonchalamment dans un Nirvana doux et paisible.
"Matou-Zen", en vente dans toutes les bonnes félineries.
APRES
chat
Avec "Matou-Zen", Nirvana sans peine



samedi 1 septembre 2018

L'Humour du Prochain n°56 : Jean Jullien







Extraits de la page Facebook «L'Humour du Prochain», qui, comme son nom l'indique, est consacrée au partage d'humour sous toutes ses formes et déclinaisons.