Un groupe créé en 1994 à Montpellier, et qui fut actif pour une saison seulement. Il reste cette maquette réalisée "at home", dont voici deux extraits, deux "standards" revisités assez radicalement !
Je suis de celles dont la robe claire cache les abîmes, Celles qui sabotent les prairies pour atteindre les cimes.
Je connais mon troupeau comme on connaît le sien, J'ai enjambé les mêmes cols, foulé le même sol, Et mon sabot n'adhère à rien, Quelle que soit la paroi, il n'adhère pas.
Je suis de celles qui sèment les autres sans semer de graines, Une de ces biques infertiles qui mordent la falaise.
Je n'ai pas de karma parce que je n'en veux pas, Et en tant que chèvre, j'ai le choix ! Parmi les folles de mon espèce, Certaines ont rompu la cadence, d'autres ont prêché la dissonance, Et d'autres encore ont préféré bêler sans bouc que vêler avec. Toutes ont débroussaillé pour les suivantes. Il n'y a pas de pente trop raide ni d'étang trop boueux pour la chèvre égarée. La profondeur du ravin définit la portée de son cri. La belle est aux abois. Elle fuit. Je bêle donc je suis.
Publié initialement en 2008, cet article est toujours d'actualité : Le jardin s'occupe toujours aussi bien de nous en ce mois de septembre 2018 – bien que cette année, il n'y ait ni fraises ni framboises – et continue à nous dispenser généreusement ses cadeaux de fin d'été. Voyez donc...
Les fleurs participent aussi à la fête, il y a même un invité surprise, un sphinx colibri que j'ai réussi à piéger sur l'image, ce qui n'est pas très facile, tant ce petit animal est mobile et imprévisible!