mardi 19 février 2019

Henry Cow : In praise of learning






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Henry Cow était un groupe de rock expérimental britannique dont les musiciens furent influencés dès ses débuts par la musique contemporaine, le jazz et les musiques improvisées. (Suite sur Wikipedia)








samedi 16 février 2019

La monogamie, par Lee Lozowick







LA MONOGAMIE


Je pense que les gens devraient avoir une relation monogame et apprécier une vie sexuelle saine. L'homme et la femme devraient tomber amoureux et s'aimer ; ils ne devraient pas flirter avec le premier ou la première venue, uniquement à cause de sentiments d'insécurité. La monogamie est recommandée parce que l'amour ne peut fructifier que sur un terrain d'inti­mité et d'union.

La relation sexuelle procure une sorte de vulnérabi­lité impossible à retrouver ailleurs. Peut-être que l'expérience qui s'en rapprocherait le plus est celle que partagent les survivants d'une catastrophe aérienne ; on pourrait aussi lui comparer tout autre événement aussi bouleversant, qui permet aux êtres humains de vivre ensemble de terribles épreuves. La forme de vulnérabilité propre à la relation sexuelle est connue des personnes victimes d'un vrai cataclysme, d'une tragédie collective, mais il n'y a pas d'autres façons de l'expérimenter. On ne la trouve même pas dans les amitiés les plus profondes auxquelles manque cette sorte de vulnérabilité que l'on peut qualifier de chi­mique, qui se produit lors d'une tragédie, à cause de la sympathie éprouvée entre humains. Le corps change lorsqu'il y a une réaction chimique due à un réel senti­ment de sympathie pour les autres. La plupart des humains ne peuvent partager ce genre de vulnérabilité qu'avec une seule personne, sinon ils seraient victimes d'une implosion. Nos circuits internes ne sont pas faits pour.
Dans une fausse monogamie, vous vous suffisez d'une personne parce que vous instaurez un type de relation qui vous isole tous les deux du reste du monde. Le mec rentre du boulot et sa chérie lui demande : « T'as eu ton augmentation, mon trésor ? » Il lui répond : «Bon Dieu, non. Ils ont fait passer quelqu'un avant moi. » Et sa chérie de continuer : « Quoi ? Quoi ! Ils ne te respectent pas dans ce boulot. Tu devrais en chercher un autre. Ton patron ne reconnaît pas ta valeur.» Ils se renvoient la balle et se blottissent dans une bulle qui les coupe du reste du monde.

Dans une vraie monogamie, on ne trouve pas le besoin irrésistible de flirter, de jouer au tombeur et à l'allumeuse, ou de se mettre en chasse. Pour l'homme, l'amour de la chasse se retrouve dans son travail, sa puissance créatrice, son art, sa passion pour sa femme et ses enfants. Quant à la femme, elle nourrit sa famille, son homme, entretient sa maison, enrichit son environnement, sa communauté et sa forme d'expres­sion artistique. Ainsi, chacun fait de l'univers son huître perlière.

Parfois, il arrive à des gens de vivre des expériences extraordinaires avec de nouvelles relations, parce que l'intensité de l'engouement et le désir de se relier est très fort. C'est pourquoi nombreux sont ceux qui s'em­ballent pour quelqu'un d'autre que la personne avec laquelle ils sont habituellement, pour ensuite, revenir tout droit à leur partenaire initial(e). Ils pensaient que les rapports dans leur couple vieillissant étaient dépourvus de merveilleux et ils ont réalisé que, très vite, le merveilleux serait tout aussi absent de leur nouvelle relation.

Avec le temps, les personnes construisent ensemble quelque chose que rien ne peut remplacer. Le temps ne peut pas être fabriqué dans une nouvelle relation. Il est fort probable que vous soyez des « compagnons d'un vieux karma », que vous ayez passé de nombreuses vies ensemble, mais cela ne vous permet pas de vivre votre relation actuelle en accéléré. Dans les rapports humains, il est impossible de faire une synthèse du fac­teur temps.





dimanche 10 février 2019

André Sauvé (alias Mr Ramesh)






André Sauvé est un humoriste et un auteur québécois. Il est surtout connu grâce à ses apparitions aux Galas "Juste pour rire" (de 2005 à 2008) et à sa participation à l'émission 3600 secondes d'extase animée par Marc Labrèche. Sa particularité provient du fait qu'il transpose ses réflexions, voire une certaine morale, sous forme d'humour, en utilisant ce que le commun des mortels pense à l'intérieur de sa tête. (Suite sur Wikipédia)










jeudi 7 février 2019

Lama Gyurme & Jean-Philippe Rykiel : Rain of blessings












Alfred Schnittke : Requiem






Cet extrait du Requiem d'Alfred Schnittke (1934-1998), composé en 1975, sert d'introduction, ainsi que de conclusion à cette oeuvre étonnante que je vous invite vivement à vous procurer pour l'écouter en entier.







dimanche 27 janvier 2019

Lieux silencieux, silence des mots, musiques du silence...







«Il n'y a pas à créer le silence, il n'y a pas à l'introduire en nous. Il y est déjà et il s'agit tout simplement de le laisser revenir en surface de lui-même, de sorte qu'il élimine par sa seule présence tous les bruits importuns qui nous ont envahis.»
(Un Chartreux)

(Chant grégorien des moines chartreux)




"Quand vous ferez le deux Un" (évangile selon Thomas, logion 22)

"Sadhana" est un terme sanskrit qui désigne la réalisation spirituelle.
Dans la plupart des traditions, il est fait mention d'un "son primordial" qui aurait créé le monde.
Ce son est souvent décrit comme une voyelle, considérée comme sacrée contrairement à la consonne qui vient interrompre le souffle.
L'idée d'y associer, plutôt d'intégrer, le "souffle-son" de la voix humaine au violoncelle s'est imposée à moi comme son dédoublement symbolique, retournant irrémédiablement malgré les méandres de nombreux chromatismes ou de quarts de ton vers l'unité vibrante de l'unisson.
Inspiré par le chant diphonique originaire de Haute Asie (l'organe vocal parvenant à combiner deux voix en même temps), j'ai souhaité que la musicienne trouve en son intimité le son "premier" de sa voix en une sorte de voyelle sans forme lorsque les lèvres sont totalement détendues. Le fait que la voix ne soit pas "travaillée" et que ce soit la même personne qui chante et joue est ici essentiel.
Quant au violoncelle, j'ai choisi d'en modifier la sonorité par l'emploi d'une scordatura ; la corde de do est abaissée au la ce qui a pour effet d'élargir la tessiture dans les profondeurs du grave mais aussi d'amplifier les vibrations par la résonance sympathique de cette corde détendue.
A la fin de l'œuvre, tel un mantra, le "m" nasal vient capter l'énergie pour l'ancrer au fond du corps.
Mon idéal serait que l'auditeur se retrouve dans un espace complètement inconnu, libre de toute mémoire, sans repère et donc ouvert, où les sons provenant de l'instrument violoncelle et ceux du corps ne pourraient être identifiés.
Au fond, ce qui nous touche dans une œuvre d'art ou un beau paysage, n'est-ce pas d'abord le mystère inconditionné qui l'a fait naître, comme le silence derrière la musique, ce silence qui est notre nature profonde et d'où peut naître toute créativité ?
Cette pièce est donc construite sur le silence, donnant vie à la manifestation, puis retournant au silence dont elle avait émergé.
Composée à la mémoire d'Olivier Greif, elle se fait l'écho de nos années d'échanges en matière d'art et de spiritualité. Elle porte ma reconnaissance pour la confiance enthousiaste et bienveillante qu'il a toujours manifestée auprès du jeune compositeur que j'étais.
(Pascal Amoyel)





ll y a « un endroit » qui est Silence total. Ce Silence est toujours là et se vit en permanence. Il n'est pas l'opposé du bruit, il contient tout, les sons et l'absence des sons, il en est la trame. Lorsque le mental se tait il est possible d'en faire la pleine expérience. La plupart du temps, notre attention se porte sur le monde des pensées qui ne sont que les vaguelettes de l'Océan de Silence qui est en arrière-plan.
Se reconnecter à ce Silence permet de se retrouver réellement. A partir de l'Océan, les vaguelettes ont une tout autre saveur.
Le Silence dont il s’agit n'est pas l'opposé du son, ou le synonyme de l'absence, c'est la nature même de l'être, de la conscience. Ce n'est ni une qualité ni une expérience, c'est simplement l'absence de nous-même en tant que personne, révélant la présence de soi en tant qu'être.
C'est la trame invisible et immatérielle de tout ce qui est, celle qui donne naissance, soutient et absorbe toute perception. C'est l’inconnaissable tranquillité absolue.
Impalpable, invisible, inconnaissable, indescriptible, ne peut que se savoir être.
(Dayana Boisset)

(Partie VIII du «Quatuor pour la fin du temps», d'Olivier Messiaen)





Quand passe la musique ne vient que le silence
On sait que tout est dit de toute éternité
On s'arrête gravement chaque fois qu'elle s'avance
Cueillant en son sourire la fleur de vérité
On se tait on écoute la voix de l'évidence
Quand passe la musique ne reste que le silence

(Improvisation - Nathalie Meier, Flute à bec)



Le monastère de la Grande Chartreuse, vu du sommet du «Grand Som» (2026m)


jeudi 24 janvier 2019

Demis Roussos et Aphrodite's Child






En hommage à Demis Roussos dont je viens d'apprendre le décès, je republie cet article datant d'octobre 2010.





Aphrodite's Child est un groupe de pop-rock et rock progressif grec de la fin des années 60. Le groupe fut créé en Grèce par Evangelos Odysseas Papathanassiou (plus connu sous le nom de Vangelis), Demis Roussos, Lucas Sideras et Silver Koulouris. La formation voulait se rendre à Londres, pensant que la ville pourrait contribuer à leur succès, mais elle n'alla pas plus loin que Paris, à cause des événements de 1968. Soit dit en passant, Koulouris resta en Grèce pour terminer son service militaire. Il rejoint le groupe pour l'enregistrement de 666. (Source : Wikipedia)

Lorsque l'on écoute les deux premiers titres (les "tubes"), puis les trois suivants (extraits de l'album "666"), on ne manquera pas de constater une certaine différence dans l'inspiration musicale...





THE FOUR HORSEMEN

And when the lamb opened the first seal,
I saw the first Horse.
The Horseman held a bow

Now when the lamb opened the second seal,
I saw the second Horse
The Horseman held his sword

The leading horse is white
the second horse is red
the third one is a black,
the last one is a green

And when the lamb opened the third seal,
I saw the third Horse.
The Horseman had a balance

Now when the lamb opened the fourth seal,
I saw the fourth Horse.
The Horseman was the Pest

The leading horse is white
the second horse is red
the third one is a black,
the last one is a green



THE SEVENTH SEAL


And when the lamb opened the
next two seals,
We saw the souls,
We saw the martyrs,
we heared them crying,
We heared them shouting,
They were dressed in white,
They'd been told to wait

The sun was black,
the moon was red,
the stars were falling,
the earth was trembling
And then the crowed
impossible to number
carrying flowers,
shouted amid the hotless sun
the lightless moon
the windless earth
the colourless sky:
"How much longer will we suffer
from hunger?
How much longer will we suffer
from thirst?"

And when the lamb opened the seventh seal,
silence covered the sky