lundi 20 mars 2017

Robert Schumann : Nachtlied, pour chœur et orchestre






Orchestre et chœur : Maggio Musicale Fiorentino.
Direction : Jeffrey Tate





dimanche 19 mars 2017

L'Art d'Être Conscient n°17 - L'Esprit poétique








Extraits de la page Facebook «L'Art d'Être Conscient»







Ce chemin qui se flaire, se touche, se respire,
comme un bouquet d'herbes folles qui appellent par la voie du cœur..
Et que nous persistons à chercher sous une forme rectiligne et ordonnée
pour tenter de comprendre par où il passe..

Tenir le mental en bride par l'animal en nous,
pour que l'esprit réponde à l'appel du Vivant

Lise





Paradoxe

Il est un curieux paradoxe,
Chaque fois que je cesse de vouloir guérir
Je quitte la maladie.
Ainsi ma santé devient mon meilleur guide spirituel.

A la croisée des chemins
Sur la route du paradoxe
Surgit la Vie :

J'ai fait un rêve
J'étais guérie
J'ai pris ce rêve
Je l'ai suivi.

J'ai quitté l'idée
De vouloir guérir
Pour plonger
Dans ce qui restait.

J'y ai trouvé
La Joie d'exister
Ainsi je suis née.

A chaque instant, quelque part, quelque chose en nous ne demande qu'à naître
Écoutons le.

Lise







Être Conscient, c'est être en amont de toute pensée,
y compris de toute pensée au sujet de la Conscience,
y compris de cette pensée.





samedi 18 mars 2017

Étranges Véhicules...







Cliquer sur l'image, puis utiliser les flèches droite et gauche du clavier.



vendredi 17 mars 2017

Goutte à goutte






gouttes 01


Goutte à goutte il se pose
Sur le monde étonné
Tel un bouquet de roses
Délicat et léger


gouttes 02


Et le regard se perd
A vouloir l'attraper
Tant est grand le mystère
De son éternité

 
gouttes 03


Alors le cœur apprend
A simplement l'aimer
A travers les nuances
De l'eau cristallisée
 

gouttes 04


Et la fontaine chante
Les bruits de la Forêt
Qui au creux d'une goutte
Sont venus se figer

gouttes 05


Goutte à goutte

Et le pas se fait lent
Le pied devient léger
Pour que vibre en nous
Cette eau claire de Vie
Quand le regard, les mots
et les sons se relient.



jeudi 16 mars 2017

Tony Parsons : Tout ce qui est









Cette vidéo est la première d'une série que vous pourrez trouver sur YouTube.

Petite précision à propos des enseignements de type «néo-vedanta» : Le discours de Tony Parsons est parfaitement évident pour qui est situé au même endroit que lui, sur «l'autre rive». Pour qui n'a pas encore «traversé», ce même discours, même s'il est intellectuellement compréhensible, ne se réfèrera pas à un vécu concret et sensible. Et dès que le mental s'en empare, c'est fichu !
Je vais prendre un exemple simple et classique : la mangue est un fruit qui a une texture plutôt tendre, molle si elle est bien mûre, quelque peu filandreuse autour du noyau. Son goût est suave, doux, sucré et le fruit est globalement juteux. Que pourrais-je dire de plus au sujet du goût de la mangue... et même si j'en écris dix pages, pour qui n'en a jamais mangé, ma description ne lui fera jamais vivre l'expérience concrète de déguster une mangue... il faut que la personne mange le fruit pour savoir ! Ceci dit, je ressens chez Tony Parsons une qualité de Présence et d'Être qui parle plus à l'intuition qu'à la raison : c'est là qu'il faut se laisser toucher.









mercredi 15 mars 2017

Haïku et Satori






Un texte de Daisetz Teitaro Suzuki (1870-1966), extrait du livre "Derniers écrits au bord du vide".

Il y a au Japon une sorte de poème en dix-sept syllabes appelé haïku. Un de ces poèmes, composé par une femme, dit littéralement :

Ô, gloire du matin !
Un seau retenu captif
Je vais chercher de l'eau.

L'événement qui l'amena à composer ces vers fut le suivant : le matin tôt, le poète sortit pour tirer de l'eau du puits, et vit la fleur appelée « gloire du matin » (que l'on nomme aussi en fran­çais la « belle-de-jour ») s'enroulant autour de la perche en bambou à laquelle était attaché le seau. Cette fleur se montre dans son plein épanouisse­ment très tôt, après une nuit couverte de rosée. C'est clair, rafraîchissant, vivifiant ; la gloire du ciel s'y reflète, non encore polluée par le contact avec les choses terrestres. La femme fut si touchée par cette beauté vierge qu'elle demeura un moment en silence ; elle était tellement une avec la fleur qu'elle en perdit l'usage de la parole. Quelques secondes lui furent nécessaires pour qu'elle puisse enfin s'exclamer : « Ô, gloire du matin ! » Dans le monde physique, ce laps de temps fut d'une seconde ou deux, peut-être un peu plus, mais métaphysiquement, c'était l'éternité telle qu'elle se montre dans la beauté. Psychologiquement, le poète était l'inconscient lui-même dans lequel on ne trouve aucune espèce de dichotomie.
Le poète était le matin glorieux et la gloire du matin était le poète. Il y avait un rapport de « mêmeté » entre la fleur et le poète. C'est unique­ment lorsqu'elle devint consciente d'elle-même regardant la fleur qu'elle s'exclama : « Ô, gloire du matin ! » Disant cela, la conscience ressuscita en elle. Mais la pensée de déranger la fleur ne lui plai­sait pas, car bien qu'il ne soit pas difficile de désenrouler la fleur de la perche en bambou, elle craignait que le fait de toucher la fleur avec des mains humaines provoque une profanation de sa beauté. Elle préféra donc aller chez un voisin demander de l'eau.




En étudiant le poème, on peut se figurer com­ment elle se tenait devant la fleur, absente à elle-même. Il n'y avait ni fleur ni poète humain ; simplement un « quelque chose » qui n'était ni fleur ni poète. Mais lorsqu'elle retrouva sa cons­cience, il y avait la fleur et elle aussi était là. Il y avait un objet désigné comme « gloire du matin » et il y avait quelqu'un qui parlait — une scission sujet-objet. Avant cette scission il n'y avait rien à quoi elle puisse attacher une expression, elle- même était non existante. Lorsqu'elle proféra la parole : « Ô, gloire du matin ! », la fleur fut créée, et, elle avec, mais avant cette scission, cette divi­sion sujet-objet, il n'y avait rien. Et cependant il y avait bien ce « quelque chose » qui ne s'était pas encore polarisé, qui ne s'était pas encore scindé, soumis à la connaissance discriminante (c'est-à- dire avant que vijnana ne s'affirme) — ce qui est prajna. Car prajna est en même temps sujet et objet ; elle se divise en sujet-objet et cependant se tient indivise en elle-même, mais cela ne peut être interprété sur le plan de la dualité. Reposer en soi-même, être l'absolu dans sa totalité ou uni­cité, c'est cet instant-là que le poète a réalisé, et c'est le satori.
Le satori consiste à ne pas s'installer dans cet état d'unicité, à ne pas rester collé à lui, mais à en émerger pour le voir sur le point de se diviser en sujet et objet. Satori veut dire se tenir dans l'unité tout en sortant extatiquement de celle-ci pour laisser être la dualité sujet-objet. Au com­mencement, il y a quelque chose qui ne s'est pas encore divisé en sujet-objet ; c'est l'unité en tant que telle. C'est alors que ce « quelque chose », se faisant conscient de lui-même, se divise en fleur et poète. L'acte de devenir conscient est la divi­sion. Maintenant le poète voit la fleur et la fleur voit le poète, il y a vision mutuelle. Lorsque cette rencontre des regards a lieu, non pas dans une vision unilatérale mais en un voir qui vient aussi de l'autre côté, lorsque ce type de vision a lieu, c'est le satori.





mardi 14 mars 2017