jeudi 8 juin 2017

Ceux qui volent dans la lumière




xylocope 01


Cette fois, c'est une abeille charpentière (Xylocopa violacea) qui s'était emmêlé les ailes avec des soies d'araignées et ne parvenait plus à s'envoler. Après la séance de photo rituelle et quelques minutes au soleil, notre animal à pu regagner sans encombre son monde aérien et reprendre ses activités butineuses et vrombissantes...

xylocope 02


xylocope 03


xylocope 04



mardi 6 juin 2017

Björk : Pneumonia




Bjork


Il n'est pas utile de présenter Björk, mais pour ceux qui ne connaissent pas ses chansons, ou qui veulent en savoir plus, c'est ici









lundi 5 juin 2017

Oldies (but Goldies) : My friend Jack







Ce qui m'avait tout de suite frappé dans cette chanson du groupe The Smoke (1967), c'était ce son de guitare saturé avec un effet de "flanger" et un vibrato électronique à peu près synchronisé sur le rythme. Encore un 45 tours qui faisait partie de ma collection...




My friend Jack

My friend Jack eats sugar lumps
My friend Jack eats sugar lumps
Sugarman hasn't got a care
He's been traveling everywhere
Been on a voyage across an ocean
Heard the sweet sounds of wheels in motion
He's seen hawks fly high to hail the setting sun

My friend Jack eats sugar lumps
My friend Jack eats sugar lumps
Sugarman hasn't got a care
He's been traveling everywhere
He's seen the people in the city
And the bright lights looks awful pretty
He's followed dusty tracks into eternity
Eating sugar cain in Cuba
Try to grow it in Japan
On the west coast, he's real famous
Kids they call him Sugar Man

My friend Jack eats sugar lumps
My friend Jack eats sugar lumps
Sugarman hasn't got a care
He's been traveling everywhere
Been on a voyage across an ocean
Heard the sweet sounds of wheels in motion
He's seen hawk fly high to hail the setting sun

My friend Jack eats sugar lumps
My friend Jack eats sugar lumps
Sugarman hasn't got a care
He's been traveling everywhere


En Présence








En Présence




Être en Présence, c'est se situer au point de contact le plus intime de soi-même avec soi-même, en cet espace ineffable où tout apparait et tout disparait, cet espace qui pour l'intellect semble vide, diffus, non localisé, et qui pourtant est plein d'impressions sensitives et d'intuitions vivantes, cet espace où une seule chose est certaine, c'est que ici et maintenant, Je Suis; je ne peux pas dire «ce» que je suis, mais l'évidence de ce «Je Suis» se suffit à elle-même. Et la qualité de paix, la vivacité des perceptions, la fluidité des sentiments qui sont les manifestations immédiates de ce «Je Suis» ont une saveur indubitablement reconnue.


Cliquer sur les images pour les lire en haute résolution.



samedi 3 juin 2017

vendredi 2 juin 2017

Rouge



C'est de saison !

fruits 02

fruits 01


jeudi 1 juin 2017

Jean Guidoni








"J'aime bien la couleur rose
C'est une couleur si triste
C'est la moindre des choses
Quand on a l'âme artiste"
Pierre Philippe (Parolier de Jean Guidoni)




Le Bon Berger (Texte de Pierre Philippe, musique de Yani Spanos)

Les caveaux de famille ont de pesants mystères
Qu'il vaut bien mieux parfois laisser dormir en paix
Il faut laisser le droit aux aïeux de se taire
Accepter leur baiser et leur silence épais
Car s'il vous prend l'envie de chercher vos racines
Dans les tiroirs secrets des buffets Henri III
Vous y découvrirez des photos qui fascinent
Mais aussi le parfum de l'an quarante-trois
Vous risquez de trouver au creux des ménagères
La francisque martiale sous les couverts d'argent
Et dans le cher album la figure étrangère
D'un noble et beau vieillard au sourire engageant

Tous les enfants de France
Ont un second papi
Couronné d'espérance
Et de chêne au képi
Etoile à la houlette
Et moustache enneigée
Petit Français répète
"Tu es notre berger"

Orphelin de moitié quand mon papa d'OEdipe
Trimbalait le complexe plus qu'il n'est de raison
Un psychiatre apparut du prénom de Philippe
Et mamie s'écria : "Un homme à la maison"!
Alors mon cher papa fit couper ses anglaises
Qu'aux pieds du maréchal il s'en vint déposer
Petit short kaki et les genoux à l'aise
Jurant de féconder notre sexe opposé
Se gavant de Doriot plus que de vitamines
Il attendait le jour en relisant Péguy
Où lui aussi pourrait liquider la vermine
Et seconder tonton à traquer les maquis

Tous les enfants de France
Ont un second papi
Couronné d'espérance
Et de chêne au képi
Etoile à la houlette
Et moustache enneigée
Petit Français répète
"Tu es notre berger"

Tata Fernande avait encore sa chevelure
Ses coques étagées dont mon oncle était fat
Ce bon tonton Marcel qu'il avait fière allure
Sous le béret viril marqué du signe alpha
Ils veillaient tard le soir et peaufinaient les listes
Des amis et voisins qui dessinaient des V
Des plouto-francs-maçons et des bolcho-gaullistes
Des anglo-communistes à jamais enjuivés
Et puis au petit jour songeant à la droiture
Du héros de Verdun tonton s'assoupissait
Cependant que tata à la Kommandantur
Postait ce qu'ils savaient de ces mauvais Français

Tous les enfants de France
Ont un second papi
Couronné d'espérance
Et de chêne au képi
Etoile à la houlette
Et moustache enneigée
Petit Français répète
"Tu es notre berger"

Quand grand'mère finissait d'espionner les voisines
Derrière le frais voilage des rideaux de Vichy
Elle semblait inventer la nouvelle cuisine
Au mou de veau spongieux farcissant ses hachis
"J'aurais tant aimé que papi goûte ma recette"
Disait-elle en touillant l'exquis rutabaga
Mais grand'père est mort depuis mil neuf cent dix-sept
Quelque part sur le front et d'autres petits gars
Comme lui ne diront rien à celui qui contemple
Leurs noms bien alignés dont l'or déjà s'éteint
Car mon grand'père est mort fusillé pour l'exemple
Sur l'ordre du bon berger sur l'ordre de Pétain

Tous les enfants de France
Ont un second papi
Couronné d'espérance
Et de chêne au képi
Etoile à la houlette
Et moustache enneigée
Petit Français répète
"Tu es notre berger"