mercredi 31 juillet 2019

L'Art d'Être Conscient n°7 - La poésie de l'Être








Extraits de la page Facebook «L'Art d'Être Conscient»







Une goutte de rosée

Ni au centre
Ni tout autour
Elle n'est nulle part
Et pourtant
Elle est partout
Cette lumière
Que l'on nomme Paix
Ou encore Joie
Mais qu'importe son nom
Elle remplit l'espace
Immense et indicible
De l'univers entier
Ou d'une seule
Goutte de rosée


Suspendue à ces mots
La goutte de rosée
Est restée bouche bée
Et à peine éveillée
Lentement l'ai savourée.

LM





«Être Conscient, c'est être en intimité avec soi-même et le partager ensemble, c'est savoir se relier dans l'instant avec ce qui nous habite en profondeur, c'est savoir écouter à partir de cette même profondeur, c'est être là, tranquille, disponible, attentif, vulnérable.»






jeudi 25 juillet 2019

A la venue des Coquecigrues...






Petite variation sur le thème de l'impossibilité, inspirée par cette image vue hier sur facebook.




«A la venue des coquecigrues» : La coquecigrue est une créature imaginaire chimérique et burlesque mentionnée pour la première fois par Rabelais dans Gargantua. (Wikipedia)




«Quand les poules auront des dents» (France)



«When the pigs begin to fly» (Angleterre)
Trad : Quand les cochons se mettront à voler.



«Cuando las ranas crien pelos» (Espagne)
Trad : Quand les grenouilles auront des poils.



«Wenn die Hünde mit dem Schwanz bellen» (Allemagne)
Trad : Quand les chiens aboieront avec la queue.

(Sources : "Le zoo des mots", de Sylvie Girard)


Je rajouterai deux impossibilités notoirement connue :

Lorsque mon souhait de vouloir autre chose à la place de celle qui est déjà là se réalisera.

Lorsque les marmottes hiberneront dans les centrales nucléaires...




mercredi 17 juillet 2019

Catherine Ribeiro + Alpes






Catherine Ribeiro est une actrice et chanteuse française d'origine portugaise, née le 22 septembre 1941 à Lyon. Humaniste, militante, on l'a souvent surnommée dans la presse la «passionaria rouge» ou la «grande prêtresse de la chanson française».
Elle commence à chanter dans les années 1960. En 1970, elle crée le groupe Alpes avec Patrice Moullet (Suite sur Wikipedia).



Un souvenir personnel : le 28 janvier 1977, avait lieu un concert de Catherine Ribeiro à Lyon, à la Bourse du Travail. En première partie, se produisait un groupe de "Rock Progressif", Terpandre : j'en faisais partie...ce fut un grand moment !






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jeudi 11 juillet 2019

Kretzinger, Verlaine, Debussy







Lorsque la musique classique s'invite en poésie avec le jazz...

Esther Kretzinger : Sopran / soprano
Georges-Emmanuel Schneider : Violine / violin
Tim Collins : Vibraphon / vibraphone
Wayne Darling : Kontrabass / double bass
Gerald Endstrasser : Schlagzeug / drums




Claude Debussy


Claude Debussy, Green
(1886, Ariettes Oubliées No. 5)
Texte : Paul Marie Verlaine

Voici des fruits, des fleurs, des feuilles et des branches,
Et puis voici mon cœur qui ne bat que pour vous.
Ne le déchirez pas avec vos deux mains blanches,
Et qu’à vos yeux si beaux l’humble présent soit doux.
J’arrive tout couvert encore de rosée
Que le vent du matin vient glacer à mon front.
Souffrez que ma fatigue, à vos pieds reposée,
Rêve des chers instants qui la délasseront.
Sur votre jeune sein, laissez rouler ma tête,
Toute sonore encore de vos derniers baisers;
Laissez-la s’apaiser de la bonne tempête,
Et que je dorme un peu puisque vous reposez.


Paul Verlaine

Claude Debussy, Il pleure dans mon cœur
(1887, Ariettes Oubliées No. 2)
Texte : Paul Marie Verlaine

Il pleure dans mon cœur
Comme il pleut sur la ville ;
Quelle est cette langueur
Qui pénètre mon cœur ?
Ô bruit doux de la pluie
Par terre et sur les toits !
Pour un cœur qui s’ennuie,
Ô le chant de la pluie !
Il pleure sans raison
Dans ce cœur qui s’écœure.
Quoi ! nulle trahison ?...
Ce deuil est sans raison.




samedi 22 juin 2019

Le Désir Immobile, par Daniel Morin







"J'ai mis longtemps à m'apercevoir d'une confusion majeure très courante qui va à l'encontre même de l'in­tention sincère de celui qui recherche la plénitude. Je vais prendre un exemple simple : supposons que pour acheter une maison il me manque 100.000€. Je vais po­ser des actes pour réunir l'argent et réaliser mon désir. Au moment où j'ai la totalité de la somme nécessaire, je ne détermine plus de manque, et une satisfaction apparaît. La confusion habituelle est de déduire : je suis heureux parce que j'ai. Je crois alors que c'est parce que j'ai ce que j'avais déterminé comme manque que je suis heureux.
Pour ma part, la déduction est fausse. Au moment précis où j'ai ce que j'avais déterminé personnellement comme un manque, (l'Avoir), il n'y a plus de définition de manque pour moi. Ce qui émerge alors naturellement et temporairement est la plénitude de l'Être qui était en second plan, en toile de fond."
(Daniel Morin, Eclats de Silence)





Lee Lozowick - Daniel Morin : L'illusion de la séparation








L'illusion ultime : celle de la séparation

Qui que nous nous imaginions être, nous sommes identifiés à cette image que nous prenons pour la réalité. Nous sommes en proie à l'illusion ultime, celle d'être un individu séparé, coupé du tout et de tous. Nous croyons être fondamentalement indépendants. De toutes les illusions que nous pouvons nous faire sur la vie, l'illusion fondamentale, qui réside à la racine de toutes les autres et s'avère la plus difficile à dissiper, est celle de la séparation. Elle est beaucoup plus difficile à dépasser que les préjugés ou malentendus ordinaires parce qu'elle est première ; ses conséquences s'étendent partout et imprègnent tous nos fonctionnements. Pour nous, cette illusion va de soi, si bien que nous ne prenons jamais le temps de nous considérer selon une autre perspective. Pourquoi le ferions-nous donc ?

Comme nous l'avons dit précédemment, la réalité essentielle de l'existence est que rien, sur le plan de l'énergie, n'est séparé. Non seulement nous vivons à l'intérieur d'un champ énergétique qui connecte tout mais nous sommes ce champ énergétique. C'est ce que l'on nomme la non-dualité. Si nous nous regardons les uns les autres, nous avons bien sûr l'impression d'être distincts, mais au niveau essentiel il existe une matrice d'énergie imprégnant toute la manifestation, toute la création dont chacun fait partie. Nos doigts semblent séparés les uns des autres mais font partie de la même main ; de même, il existe une énergie imperceptible par les cinq sens au niveau de laquelle nous sommes littéralement Un.

C'est pourquoi chaque personne au monde affecte, de par ses actes, non seulement tous les autres à un niveau très subtil mais l'univers entier. Grandiose, n'est-ce pas ? Si cette réalisation touche la « tête » et non le « coeur », cela débouche sur une inflation : l'ego s'approprie cette connaissance, si bien que l'on devient au mieux un mégalomane lourdingue, au pire un faux maître spirituel.
Le but ou résultat de tout chemin spirituel est de réaliser la non-séparation et l'unité, Unité avec la vie, la vérité, l'univers, Dieu, peu importe la formulation. Cependant, il est impossible de comprendre l'unité intellectuellement ou de manière linéaire, car la compréhension est une fonction du mental, lequel, par nature et par définition, entretient une perspective séparée. Le mental créant la perception de la séparation, il ne saurait comprendre l'union. L'objectif essentiel du chemin spirituel est la dissipation de l'illusoire identification, de l'impression d'être séparé du tout divin. Cette dissipation de l'illusion n'est réelle que si elle aboutit à une expérience de première main.

Même une éducation poussée ne suffit pas à dissiper l'illusion de la séparation. Nombre de textes, depuis les écritures indiennes rédigées il y a des milliers d'années aux paroles contemporaines de maîtres tels que Ramana Maharshi ou Nisargadatta Maharaj, expliquent de manière limpide la réalité de la non-dualité. Les gens lisent ces livres, peut-être même beaucoup d'ouvrages de cette catégorie, et il se peut qu'ils en retirent un avant goût mental de l'authentique expérience non duelle, mais ces lectures ne sauraient, à elles seules, dissiper l'illusion de la séparation dans le corps. Pour transcender les puissants mécanismes dualistes de la psychologie, il ne suffit pas de concevoir le paradoxe de la non dualité et de l'accepter en surface; cela suppose un tout autre processus.
(Lee Lozowick, Éloge de la Folle Sagesse)





L'Entité séparée

Je suis parfaitement convaincu qu'il n'existe aucune personne ayant un libre arbitre, séparée de l'ensemble, et que la pluralité de la manifestation est toujours l'expression de l'unicité.

Une forme ne peut pas exister par elle-même sans son environnement.

Dans notre vision humaine, on se trompe quand on oublie que tout touche à tout, et que le lien, l'unicité, est la base de la multiplicité. Toute forma définie assujettit son environnement et est elle-même assujettie par son environnement.

Comment concevoir alors qu'une forme possède son propre libre-arbitre indépendant ? Et ceci n'est n'est pas une négation de certaines propriétés particulières des formes.

Dès notre prime enfance, cette conception que nous sommes une entité limitée, séparée, étanche, se possédant elle-même, nous est inculquée puis entretenue tout au long de notre vie par notre entourage et par les systèmes idéaux de notre société.

Or, le seul problème que nous ayons, c'est de nous attribuer des lois de la vie d'une façon personnelle. Le pronom «Je» permet de se définir en tant que forme humaine, et n'implique pas le sens de la séparation. Le problème va apparaître quand la pensée «moi» va s'approprier la forme «Je» et devient «Moi, je». Cette pensée «Moi» ignore ce qui permet «Je», ignore le mystère de la Vie, et se croit propriétaire des caractéristiques qu'il porte : «mon intelligence, mon hérédité, mon histoire, mon libre-arbitre, ma volonté», en oubliant ce qui permet que cela soit.
(Daniel Morin, Éclats de silence)


«Pas séparés, différents» (Swami Prajnanpad)



vendredi 21 juin 2019

21 juin 2019, fête de la musique




Cette année, place à une compilation de progrock des seventies... Enjoy !

Note : si les morceaux ne semblent pas en ordre, cliquer sur «name» (en haut à gauche du lecteur) une ou deux fois.