dimanche 14 juin 2015

Franck Lepage : Langue de bois




Une démonstration époustouflante !


FRANCK LEPAGE - LANGUE DE BOIS par Tarnyko



Tex Avery : Le chat qui détestait les gens





Le chat qui détestait les gens

Tex Avery - Le chat qui détestait les gens

Posted by L'Humour du Prochain on dimanche 14 juin 2015



lundi 8 juin 2015

L'Art de l'Écoute (Textes de Betty, Jon Kabat-Zinn, William Stafford, Jean During, Michel T.)






Entendre, par Jon Kabat-Zinn

La forte pluie matinale de la mi-novembre fouette le toit plongé dans l'obscurité au-dessus de ma tête. Elle emplit chaque moment de ses sons. Suis-je capable de l'entendre... ne serait-ce qu'un moment, indépendamment de mes pensées sur la pluie ? Suis-je capable de « recevoir » ces sons tels qu'ils sont, en dehors de tout concept, y compris de tout concept de son ? Je note qu'entendre ne nécessite aucun effort. Je n'ai pas à faire quoi que ce soit. En fait, pour réellement entendre, « je » dois me mettre de côté. Mon « je » est superflu. Pas besoin d'un « moi » qui entend, ou qui guette les sons, c'est- à-dire qui écoute. En fait, je remarque que c'est exac­tement de là — d'attentes, d'idées sur mon expé­rience — que jaillissent toutes les pensées.

Je me livre à une expérience : suis-je capable de laisser simplement le son venir à la rencontre de la « conscience-oreille » qui survient dans l'expérience nue de l'entendre, comme c'est déjà le cas à tout moment ? Est-il réellement possible de m'écarter de mon propre chemin et de laisser simplement l'entendre être, de laisser les sons venir à l'oreille, être dans l'oreille, dans l'air, à un moment, sans embellissement, sans tenter quoi que ce soit ? Entendre juste ce qu'il y a à entendre ici, puisque les sons frappent déjà à la porte de nos oreilles. Demeurer avec l'entendre dans le silence de l'attention ouverte. Ploc, ploc, ploc, glou, glou, glou, shhh, shhh, shhh... l'air empli de sons. Le corps baigné de sons. Dans le silence le plus complet, il n'y a que la pluie sur le toit, fouettée parfois par le vent, éclaboussant les fenêtres en nappes, du pur son dans les oreilles, emplissant la pièce.

À cet instant, quelque part, loin en arrière-plan, je sais que je suis assis là, que la pluie tombe, mais l'expérience d'« avant la pensée », derrière toute pensée qui se sécrète elle-même, est une expérience de pur son, de pur entendre, et non plus celle d'un entendeur séparé et ce qui est entendu. Il n'y a que l'entendre, l'entendre, l'entendre... Et dans l'entendre, la connaissance du son, au-delà des mots tels que « pluie », au-delà des concepts tels que « moi » et « entendre ». La connaissance demeure dans l'entendre. Car, à l'instant présent, ils ne font plus qu'un.

La pluie ce matin est tellement forte, tellement fascinante, tellement absorbante, que l'attention se maintient sans effort. À cet instant, l'expérience du son a vaincu l'esprit conceptuel. Ce n'est ni toujours ni habituellement le cas. Il est si facile d'être amené à penser. Il est si facile d'être distrait, d'être emporté si loin des oreilles que je n'entends même plus la pluie, quelle que soit sa force, bien que le corps et les oreilles baignent toujours autant dans ses sons comme à l'instant d'avant, lorsqu'il y avait « juste ceci... ».

Un des défis fondamentaux de la pleine conscience est de demeurer dans la claire conscience de l'entendre, de n'entendre que ce qui est ici, instant après instant après instant, les sons qui naissent et passent, les silences à l'intérieur et en dessous des sons, sans chercher à interpréter l'expérience momen­tanée comme agréable, désagréable ou neutre, sans chercher à identifier ni à juger, au-delà de toute pensée, en se contentant d'être assis, d'entendre, de respirer, de connaître...
Dans l'entendre, on est momentanément libéré de tout « moi » entendant et de ce qui est entendu, d'un connaisseur et de ce qui est connu. Rien ne manque. Un moment d'esprit originel, vide, connaissant, vaste. Pendant un bref instant peut-être, nous sommes réel­lement arrivés, parvenus à nos sens. Sommes-nous capables de demeurer ici quelque temps ? Sommes- nous capables d'y habiter ? Qu'y perdrions-nous ? Qu'y gagnerions-nous ? Qu'y recouvrerions-nous ? À quel moment les sons et les intervalles entre les sons ne sont-ils pas présents pour nous ? À quel moment les vues ne sont-elles pas présentes pour nous ? Sommes-nous ici pour eux ? Sommes-nous capables d'être ici pour eux ? Sommes-nous capables d'être la connaissance, de demeurer dans la connais­sance, d'agir selon la connaissance, pleinement présents avec ce qui est déjà ? Quelle est la tonalité affective d'un tel moment ?
Essayer n'est pas la réponse. Nous n'avons pas besoin d'essayer pour entendre. Mais l'esprit est retors. Sommes-nous capables de le connaître ? Sommes-nous capables de le connaître ?




Le Son est le cri primal, par Betty

Les notes s’enlacent et créent une mélodie. J’entends le doigt enfoncer les touches blanches et les noires. J’entends les cordes résonner; les marteaux touchent le feutre. Je suis le Son! La mélodie ne provoque aucune réaction. Elle est! La musique n’est plus une vague d’émotions, de compréhension ou de sensations. Il n’y a aucune concentration pour entendre et voir la musique. Le Son est le cri primal. Le battement premier. La première pulsation rythmique. Le cœur de la forme. Sans l’histoire personnelle du rêveur, la musique est une expression vivante, fraiche, complète !





L'Écoute directe, par Michel T.

Presque tous les matins, je m'accorde entre une demi-heure et une heure pour écouter de la musique, une "méditation" musicale, en quelque sorte; je vais tenter de décrire ce qui se passe. J'appelle "écoute physique" ce que je ressens dans le corps, dans les "tripes" lorsque j'écoute (rarement à présent!) les musiques à (très) fort volume, notamment du rock, ou rock progressif, avec des grosses basses, des batteries qui te traversent de part en part, etc...ce n'est pas le cas ici. J'appelle "écoute émotive" le fait de ressentir des sentiments ou des émotions identifiables, telles que joie, tristesse, mélancolie, etc...et particulièrement dans la musique classique romantique (Chopin, Brahms), ou à l'écoute de certaines chansons avec de beaux textes (Brel, Ferré, par exemple); ce n'est pas non plus le cas ici. Enfin, j'appelle écoute intellectuelle le fait d'analyser la musique que je suis en train d'écouter; un exemple simple, c'est lorsque je veux relever les accords d'un morceau (j'exclus évidemment le cas des jugements basiques du type "j'aime, je n'aime pas" ou "c'est bon, c'est pas bon", etc.. qui n'ont aucune pertinence dans mon propos); ce n'est encore pas le cas ici. Alors, comment la musique est elle écoutée tous les matins ? C'est là que le langage commence à peiner pour exprimer cela; il y a la musique, pas de pensée, et une sensation que cette musique est devenue comme mon intimité la plus profonde, comme si elle touchait directement mon intériorité, encore que "mon" est en trop, car il n'y a pas de "moi" à proprement parler pour s'attribuer quelque sensation que ce soit.

En fait, il n'y a plus qu'unité avec le courant musical en train de passer; il est à noter que la moindre pensée masque instantanément ce courant, mais étant vue presque instantanément également, la dite pensée, quelle qu'elle soit, disparait, et le courant est à nouveau présent. Cela fonctionne avec toutes sortes de musiques, classiques, contemporaines (Bartok, Messiaen...), avec le jazz et même le rock; certains sons semblent pénétrer plus profondément ou avec plus d'intensité, par exemple les voix de femmes, ou un solo de sax inspiré, mais il n'y a pas de règle observable jusqu'à présent. A défaut d'autre terme, j'appelle donc cette forme d'écoute "écoute spirituelle" (je pourrais aussi écrire "écoute intuitive" ou encore "écoute directe"), à laquelle est associée une valeur affective élevée, mais totalement dépourvue d'émotion.





Être une personne, par William Stafford

Sois une personne ici.
Tiens-toi près de la rivière, invoque les chouettes.
Invoque l'hiver, puis le printemps.
Laisse toutes les saisons qui veulent venir ici passer leur appel.
Une fois ce son effacé, attends.
Une lente bulle s'élève de la terre et englobe peu à peu le ciel, les étoiles,
tout l'espace jusqu'à la pensée galopante, croissante.
Reviens entendre le petit son.
Soudain ce rêve qui est le tien correspond au rêve de chacun, et le résultat est le monde.
S'il parvenait un appel différent, il n'y aurait pas de monde, de toi, de rivière ou de chouette appelant.
Ta façon de te tenir ici est importante.
Ta façon d'écouter ce qui va se passer.
Ta façon de respirer.



Le Samá', audition et entendement, par Jean During 
(chercheur au CNRS, ethnomusicologue)

Lorsqu’ils s’organisèrent en confréries soufies au début du ixe siècle, les mystiques musulmans adoptèrent la musique comme support de méditation, comme moyen d’accéder à des états de grâce ou d’extase, ou simplement pour “nourrir l’âme” c’est-à-dire régénérer le corps et l’esprit fatigués par les rigueurs de l’ascèse. Le samá’, qui signifie littéralement “audition”, désigne dans le soufisme cette tradition d’écoute spirituelle de musique et de chants, dans des formes très variées et ritualisées à des degrés divers.

Le sens même du terme samá’ suggère que c’est bien ici l’écoute qui est spirituelle, sans que la musique ou la poésie aient forcément un caractère sacré. L’ “audition” peut d’ailleurs porter sur tout son, naturel, artificiel, ou artistique, ainsi que sur les sons “subtils” du monde caché ou du cosmos. Dans son sens éminent, l’audition est synonyme d’ “entende­ment”, c’est-à-dire compréhension et acceptation de l’appel divin, ce qui peut aller jusqu’à l’extase, le ravissement, le dévoilement des mystères.

Donner un contenu à l’extase et une signification à la musique, tel fut le premier souci des mystiques musulmans. Il s’agissait aussi de répondre aux docteurs qui prétendaient proscrire cette pratique, et de mettre en garde les novices qui risquaient de n’y voir qu’un divertissement. On invoqua des mythes fondateurs, tels que celui du Pacte Primordial (Alast), où Dieu interroge les descendants d’Adam contenus en puissance dans ses reins : “Ne suis-je pas votre Seigneur ?” (alastu bi rabbikum), à quoi tout homme a répondu dans la pré­éternité “oui je l’atteste”. De nos jours encore, les hymnes mevlevi modulent une réponse extatique à la voix suave du Créateur dont la musique est l’allégorie : “Oui, mon Âme, oui mon Seigneur, oui mon Aimé”... (Balî jânam, balî miram balî dust). On attribua le premier samâ’ musical aux anges qui parvinrent par ce stratagème à capturer l’âme extasiée d’Adam et à l’enfermer dans le corps. Le renverse­ment de ce mythe est que la musique peut aussi permettre à l’âme du mystique de s’évader du corps et de s’affranchir des contingences du temps et de l’espace. La musique est donc l’écho sensible du verbe Divin, des sons angéliques, célestes (le vent du paradis ou le grince­ment de sa porte), ou cosmiques (l’harmonie des sphères). Dans les spéculations gnostiques, elle est un élément de l’ordre du monde et, par le biais des intervalles, elle tire son essence de l’harmonie des sphères et des nombres, donc de l’Intelligible.

Certains grands cheikhs ont usé très modérément de la musique tan­dis que d’autres étaient des passionnés de samá’ et de danse. Très rares furent ceux qui expressément déconseillèrent cette pratique, et même les tenants de la tendance “sobre” du soufisme, contrairement à certains oulémas, ne se prononcèrent jamais contre la musique en général. En revanche, la plupart d’entre eux insistèrent sur la façon d’écouter. Dans le grand débat sur la musique, sa licéité et son bon usage, qui durant des siècles opposa les soufis et les puritains, c’est bien d’avantage l’audition plutôt que la musique elle-même qui est prise en considération. “Tu as besoin de l’oreille du coeur, pas de celle du corps”, dit Mawlânâ Rûmî (XIIIe s.) à propos du samá’. 

Il en va de même pour la poésie, souvent mise en musique : “il faut écouter ces paroles par le coeur et l’âme ; il ne faut pas les écouter avec son soi d’eau et de terre”, dit ‘Attâr. Plus précisément les derviches sont généralement invités à réunir certaines conditions afin de tirer tout le bénéfice du samá’. Selon Semnâni (m. en 1336) il s’agit : “- d’avoir renoncé au monde - d’avoir renoncé aux désirs - d’avoir lutté contre son soi impérieux - de pratiquer la “remé­moration” dhikr - de considérer Dieu présent - de voir tout d’un oeil pur. Il faut aussi un temps propice - un endroit propice - ne pas laisser participer les jeunes gens - ne pas se forcer à s’agiter ou au contraire à rester tranquille mais, comme le préconisent les soufis “fils de l’instant”, se comporter tel que le moment (waqt) le commande”.
Dans l’ensemble, ces recommandations définissent également, semble-t-il, les conditions optimum d’une écoute purement esthé­tique, tant il est vrai que l’expérience de la Beauté et l’expérience du Sacré sont deux voies convergentes vers l’appréhension du divin.

Bibliographie :
“Musique et extase, l’audition mystique dans les traditions soufies” par Jean During, (éd. Albin Michel)











dimanche 7 juin 2015

Tex Avery : Le Chat ventriloque






Le Chat ventriloque
Le Chat ventriloque
Posted by L'Humour du Prochain on dimanche 7 juin 2015



samedi 6 juin 2015

Amina Alaoui & Jon Balke : Siwan









Le pianiste norvégien Jon Balke, musicien de jazz, et la chanteuse marocaine Amina Alaoui, formée dans la tradition Gharnati ont conjugué leurs talents sur un même disque, "Siwan", qui signifie équilibre ou balance. (Suite sur "Inactuelles")








Toda ciencia transcendiendo
(Extrait du texte de Saint Jean de la Croix)

Y es de tan excelencia
Aqueste sumo saber,
Que no hay facultad ni ciencia
Que le puedan emprender;
Quien se supiere vencer,
Con un no saber sabiendo,
Ira siempre transcendiendo.
Y si lo queréis oir,
Consiste esta suma ciencia
En un sabido sentir
De la divinal Esencia;
Es obra de su clemencia
Hacer quedar no entendiendo
Toda ciencia transcendiendo.

Ce suprême savoir est tel
Et de si complète excellence,
Que, pour l'entreprendre, un mortel
N'a ni faculté ni science;
Qui sait vaincre son naturel
Et connaît bien son ignorance
Atteint la suprême science.
Et pour l'entendre clairement,
Ce secret de haute science,
Est un suprême sentiment
De l'auguste et divine Essence;
De sa clémence, œuvre vraiment
Qui dérobe à notre impuissance,
Ce qui passe toute science.






jeudi 4 juin 2015

L'Art d'être Conscient n°22 : Aimer son Prochain








Extraits de la page Facebook «L'Art d'Être Conscient»










«Nous voyons que les hommes sont de plus en plus repliés sur eux-mêmes, et dans toutes les parties du monde. Pourquoi ? Est-ce que cet affrontement est réellement entre l'islam et l'occident, ou s'agit-il d'un affrontement entre autre chose ? Et c'est là où cette formule du Tassawuf (Soufisme, en arabe) nous donnera une indication qui nous permettra de s'ouvrir vers le haut, de s'élever de cette pesanteur terrestre, matérielle, pleine de contradictions, pleine d'horreurs, pleine d'incompréhensions, de déchirements inutiles et mesquins. Les Soufis disent : La voie exotérique, ou la loi exotérique, c'est «toi et moi». La voie ésotérique, c'est «je suis toi, tu es moi». La connaissance ésotérique, c'est «ni toi, ni moi, Lui seulement». Et là, ça nous donne un autre éclaircissement sur ce qui se passe devant nos yeux et qui réellement s'affronte. Ce qui s'affronte sous nos propres yeux, ce sont moi et toi. C'est l'exotérisme dans toute sa dureté, dans tout son ego fortifié par un intellect, par un rationalisme, par des doctrines, par des philosophies qui chacune se proclame détentrice exclusive de la vérité. Et nous ne faisons que la nourrir : je, je, je, moi, moi, moi, moi, dans tous les domaines. Donc, nous sommes dans la réalité relative, prisonniers de la réalité relative. (...)» (Cheikh Khaled Bentounes)







En croisant l'autre nous disons souvent «bonjour», 
mais nous pourrions dire ceci (en paroles et en gestes) :

«Quand ce qui pense ne sait plus comment faire
La tête au ciel et les pieds sur terre
Nous sommes deux.

Alors attends, invoque la prière
En un sourire redevient Amoureux
Retourne toi et d'un pas en arrière

Reçois la Joie.»

Lise








lundi 1 juin 2015

Ordinaire ou extraordinaire ?





Deux réflexions datant de juin 2008, et un diaporama "ordinaire", mettant en scène des objets ordinaires, sans intérêt particulier,avec une "musique au kilomètre" quelque peu banale, donc, rien pour encourager le visiteur à chercher un quelconque divertissement ou message dans ces images sans visage. 
 Quel dommage? 
Non, quel hommage...
 Et n'oubliez pas de consulter les commentaires, des fois que certains d'entre eux sortent justement de l'ordinaire...


Réflexion 1

Le "sacrifice" du mental est la condition nécessaire pour que s'exprime pleinement "ce qui vit profondément" en nous, et c'est en donnant du pouvoir à ce même mental, en le laissant diriger nos vies, que nous commettons l'irréparable, le sacrifice de notre intériorité la plus intime, l'extinction de notre capacité d'aimer, la réduction à un territoire minuscule de cet immense espace qui est notre véritable demeure. Avec en prime la souffrance induite par cette tragique capitulation de notre être devant les prétentions de ce mental qui voudrait nous imposer sa toute puissance. Et regardons le monde, ce qui se passe sur terre, de partout, la puissance de ce mental à l'oeuvre, ce mental collectif qui ne peut être détruit qu'en soi-même par chacun d'entre nous. C'est notre "obligation d'humanité", comme le dit Daniel Morin.




Reflexion 2

Je ne sais pas si "avoir une vie ordinaire" a un sens pour moi, parce que je n'arrive plus à trouver quoi que ce soit d'ordinaire, le regard porté sur la vie peut être "ordinaire", mais celui qui sait renouveler sa vision en permanence, seconde après seconde, devient progressivement inapte à l'ordinaire, tout devient "extra-ordinaire", même les plus infimes évènements, les petites choses auxquelles le mental n'attache pas d'importance, parce qu'elles ne le glorifient pas, tous ces instants de vie à côté desquels on passe sans leur accorder la moindre attention, tout commence à prendre du relief, à devenir intéressant, passionnant, au prix d'une vigilance sans faille, il est vrai, mais le jeu en vaut la chandelle!
La révélation du mystère des petites choses de la vie chasse irrémédiablement l'ordinaire.