jeudi 19 janvier 2017

Beethoven - Glenn Gould






La Sonate pour piano n° 30 en mi majeur, opus 109, de Ludwig van Beethoven, fut composée en 1820. Le compositeur la dédia à Maximiliana Brentano. (en savoir plus)




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Glenn Gould


Glenn Gould est né le 25 septembre 1932 à Toronto (Canada).
Sa mère fut son premier professeur, et il lui apparut évident que Glenn Gould possédait des dons musicaux exceptionnels. À l'âge de trois ans, ses parents remarquèrent qu'il avait l'oreille absolue et une mémoire musicale remarquable. De 1942 à 1949, il étudia l'orgue. Ce fut à l'orgue qu'il fit ses débuts publics à treize ans.
Après des études au Conservatoire royal de Toronto, Glenn Gould fit ses débuts à New York en 1955 et enregistra la même année les Variations Goldberg de Bach qui lui valurent sa réputation d'interprète dépourvu de tout sentimentalisme, au jeu vigoureux, fascinant et inégalé quant à la clarté du contrepoint. Il fit de nombreuses tournées en Europe et en Union soviétique avec succès.
La carrière d'interprète de Glenn Gould a connu un tournant capital en 1964 lorsqu'il a décidé de cesser définitivement de se produire en public. Plusieurs raisons ont été évoquées pour expliquer ce choix très exceptionnel pour un interprète d'aussi haut niveau. Son aversion à caractère phobique du public, des avions, le faisait terriblement souffrir, lui qui était de caractère fragile. Mais au-delà de cet aveu d'échec, son idée que le concert est une institution rendue désuète par les possibilités offertes par les technologies d'enregistrement et de communication justifie encore mieux ce choix.
Alors qu'il envisageait un nouvel enregistrement des variations Goldberg, Glenn Gould est mort prématurément le 4 octobre 1982, des suites d'une congestion cérébrale. Il est inhumé au cimetière Mount Pleasant, dans sa ville natale.
Glenn Gould jouait comme s'il enveloppait son piano de tout son corps, jusqu'à oublier et le piano et le corps. L'étrange posture qu'il prenait, assis sur un tabouret diminué, jouant comme un bossu, faisait dire à de mauvaises langues qu'il jouait avec son nez. Glenn Gould justifiait cette technique par le fait qu'elle permettait une grande précision, et une meilleure clarté, ce qui fait justement son style. Le handicap de cette position est qu'elle ne permet pas l'obtention d'un son vraiment puissant, du type de certains fortissimo de Liszt, un handicap très relatif quand on connaît son aversion pour ce répertoire. La position à plat des mains œuvrait dans le même sens, afin d'obtenir un son très net, au détriment de la puissance des doigts.

Glenn Gould était indiscutablement un virtuose mais son refus de jouer les grandes œuvres de Liszt ou de Rachmaninov, sorte d'exercice imposé à tous les pianistes virtuoses, déclenchait parfois les railleries de la critique. Sa technique particulière était toute entière tournée vers l'articulation, la précision, la dextérité et le contrôle, au contraire des feux d'artifices des grands concerti Lisztien, tous en virtuosité extravertie.Prenant les critiques à contre-pied, Glenn Gould allait jusqu'à déclarer qu'il se considérait comme tout sauf un pianiste : un écrivain, un compositeur, un personnage de radio qui jouait du piano à ses heures perdues tout en lui préférant l'orgue ou le clavecin. 

Gould confessait souvent qu'il s'entraînait très peu, concentrant son activité sur l'écriture, et ses autres préoccupations. A noter qu'il composa lui-même quelques œuvres, mais qu'il n'a jamais véritablement pris confiance en lui-même en tant que compositeur, tandis qu'il était tout à fait conscient de ses qualités d'interprète. Il était persuadé de ne parvenir qu'à imiter les compositeurs qu'il admirait sans parvenir à se trouver un langage propre et trouvait cette activité fastidieuse, d'autant qu'il composait très lentement.






Glenn Gould


Mr Lee : Fix your face










fix your face

Extrait de "Lilith", par LGB (1990/91)

«Chez le chirurgien
Pour la troisième fois cette année
Hey, tu peux changer de look
Mais ça ne fera pas partir tes peurs
Tu peux porter des lentilles colorées
Tu peux prendre soin de tes cheveux
Mais si ton attitude continue à craindre
Ta vie ne sera jamais correcte

Tu peux réparer ton visage
Mais c'est ton esprit qui doit changer
Tu ne peux pas y couper
Tu ne peux pas laisser ça en plan »
(Lee Lozowick)
(trad. du 1er couplet et refrain)






mercredi 18 janvier 2017

Couleurs d'Hiver (4)




gouttes de musique



L'eau des fontaines d'hiver


Oh mon bel hiver
Toi qui gèle les rivières
Et joue dans les fontaines
Tes gouttes de musique
Coulent si mélodiques
Que l'écho de tes notes
Fait rêver les marmottes
Les poissons de passage
Nagent tellement sages
Dans l'eau de la rivière
Qu'elle leur chante
Sans en avoir l'air
La chanson
Des fontaines d'hiver

Claire et Michel


dunes de glace


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Goutte à goutte il se pose
Sur le monde étonné
Tel un bouquet de roses
Délicat et léger.

Et le regard se perd
A vouloir l'attraper
Tant est grand le mystère
De son éternité.

Alors le cœur apprend
A simplement l'aimer
A travers les nuances
De l'eau cristallisée.

Et la fontaine chante
Les bruits de la forêt
Qui au creux d'une goutte
Sont venu se figer.

Lise





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mardi 17 janvier 2017

Shinzen Young : L'illumination est un joyau aux multiples facettes










Une entrevue avec Shinzen Young (extrait)

Har-Prakash Khalsa: Étant donné que, je cite vos propres mots, "l'illumination est un joyau aux multiples facettes", y a-t-il une description de l'illumination que vous aimez?

Shinzen Young: À cet égard, j'ai tendance à retourner vers mon arrière-plan bouddhiste. Le Bouddhisme Theravada Scholastique, dit que trois choses disparaissent à la première expérience de l'illumination. Il est très significatif que ce soit décrit en termes d'un processus d'élimination; quelque chose disparaît, plutôt qu'atteindre une réalisation, plutôt que l'obtention de quelque chose. Donc, l'illumination n'est pas encore une chose que vous devez obtenir. Et la méditation comme un chemin vers l'éveil pourrait être décrit comme une simple mise en scène par la Nature/Grâce pour éliminer de vous ce qui doit être éliminé.
Les termes techniques en pali pour les trois choses qui disparaissent sont sakkaya-ditthi, vicikiccha, et silabbata-paramasa. Sakkaya-ditthi est le plus important. Sakkaya-ditthi est la perception qu'il y a une entité, une chose à l'intérieur de nous appelée un moi-je. Cela s'en va.

HPK: Quand vous dites «la perception qu'une chose à l'intérieur de nous appelée un moi-je» s'en va, voulez-vous dire qu'elle s'en va complètement?

SZY: L'ambiguïté vient du mot "perception". Le mot lui-même est ditti en pali, ou drishti en sanskrit, dont je pense que vous savez qu'il signifie "vue", littéralement. Dans ce contexte ditti ou drishti se réfère à un paradigme fondamental, ( concept de base à propos de quelque chose). Donc dans ce cas "perception" n'est peut-être pas le meilleur mot. Cela ressemblerait plus à la conviction fondamentale qu'il y a une chose à l'intérieur de nous appelée un moi-je; c'est cette conviction qui disparaît. Selon la formulation traditionnelle, après l'illumination, ça ne revient jamais. Toutefois, si par perception de moi-je, nous entendons être momentanément repris par le sens du moi-je, c'est ce qui arrive aux gens illuminés encore et encore, mais de moins en moins au fur et à mesure que l'illumination s'approfondit et mûrit.





Selon la formulation traditionnelle, entre l'expérience d'illumination initiale, où vous voyez qu'il n'y a pas une «chose» appelée moi-je à l'intérieur, et le plein déploiement de cela, il y a quatre étapes que vous avez à traverser. Lorsque vous passez par ces étapes, vous êtes pris dans le moi-je un million de fois, dans un sens comme tout le monde, mais pas vraiment comme tout le monde. Parce que même lorsque vous êtes pris dedans, le paradigme fondamental qu'il s'agit d'une chose réelle dans laquelle je suis pris a disparu.

Donc, si nous prenons le terme moi-je pour signifier «la perception de moi-est-une-chose en moi», ce moi-je est parti pour toujours. Mais si nous utilisons le terme moi-je pour signifier A) l'apparition d'images mentales, de discours intérieurs ou d'émotions, et B) le fait que la clarté et la sérénité ne me paraissent pas suffisantes en ce moment, alors même une personne quelque peu illuminée peut se retrouver coincée dans le moi-je pendant un certain temps. Il est avéré que cela va se produire encore et encore.

Je tiens à analyser l'expérience subjective en trois éléments sensoriels: sensations (sensations corporelles de type émotionnel ), image (pensée visuelle) et discours (pensée auditive). Ces éléments sensoriels continuent de se produire chez une personne illuminée. Parfois, quand la sensation-image-discours s'impose, la personne illuminée est momentanément emportée par ça, mais alors même qu'elle y est emportée, une partie d'elle sait toujours que ce n'est pas une chose appelée moi-je. Ce savoir ne disparaît jamais. La fréquence, la durée et l'intensité de l'identification avec la sensation-image-discours diminuent à mesure que les mois et les années passent car vous traversez des niveaux d'illumination de plus en plus profonds.
Il y a des exceptions, mais généralement il faut des mois, des années, voire des décennies pour apprendre comment ne pas être emporté par la sensation-image-discours quand elle ressurgit. Ainsi, même une personne illuminée aura dans un sens des moments de «non-illumination", mais ceux-ci deviennent moins nombreux, plus courts et moins intenses à mesure que le temps passe.





Vous pouvez avoir une expérience de non-je même quand il y a surgissement de la sensation-image-discours, aussi longtemps qu'il y a suffisamment de clarté et d'équanimité pour que vous ne soyez pas emportés. En outre, comme le processus de l'illumination s'approfondit, vous remarquerez que vous vivez des périodes de plus en plus longues au cours desquelles peu ou pas d'activité subjective ne se manifeste. Donc les personnes illuminées ont trois types d'expériences de non-je. Dans le premier cas, les éléments subjectifs du moi-je ne surgissent simplement plus. L'espace subjectif disparaît. Dans le second cas, les émotions au niveau du corps, les pensées verbales et visuelles surgissent, peut-être même intensément, mais vous n'êtes pas emportés par elles parce qu'il n'y a ni confusion, ni attachement. Dans le troisième cas, les éléments subjectifs se présentent et vous êtes emportés par eux, mais une partie de vous sait toujours que cette expérience est une onde appelée corps-esprit, pas une entité appelée moi-je. Donc, pour résumer, ce qui disparaît à l'illumination est un point de vue ou la perception qu'il y a une chose à l'intérieur de ce processus corps-esprit appelée moi-je.






vendredi 13 janvier 2017

Mal Waldron - Jeanne Lee









The Players:

* Mal Waldron - piano
* Steve Coleman - alto saxophone
* Andrew Cyrille - drums
* Jeanne Lee - vocals
* Reggie Workman - bass



La nature aux portes de Paris : les carrières de Romainville







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De 1991 à 1993, mes 3 dernières années passée dans la région parisienne, j'ai habité à Romainville, dans le quartier dit "Les bas pays" (à 10 minutes de la porte des Lilas).

Lors de ma première visite du lieu, quelle ne fut pas ma surprise de découvrir que de l'autre côté de la rue, il y avait non pas des habitations, mais une forêt touffue paraissant de prime abord impénétrable : il s'agissait des anciennes carrières de gypse, 20 hectares de bois à l'état sauvage, sans chemin ni accès facile. J'eus tôt fait d'en trouver un, d'accès, et malgré les panneaux dissuasifs, j'entrepris l'exploration de ce territoire inconnu!




Bien sûr, il fallait par endroits se faufiler sous les broussailles, ou avancer à l'aveuglette au travers d'une végétation de plusieurs mètres de haut, mais quelques points culminants offraient une vue d'ensemble du terrain, et parfois, un bout de prairie permettait de sortir de la "jungle".

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Une flore diverse et variée se distribuait au hasard, plantes sauvages ou domestiques venues de jardins avoisinant, arbres fruitiers sauvages, lilas, buddleia, etc..Pas d'arbre très âgés, puisque, à ce qu'on m'a rapporté, les habitants du quartier, en pénurie de bois lors de la dernière guerre, avaient tout simplement coupé tous les arbres pour se chauffer.

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Les quelques photos ci-jointes évoquent l'atmosphère du lieu, et si ce n'avait été la rumeur urbaine omniprésente, j'aurais pu me croire en pleine campagne! C'est ainsi que pendant ces trois années, il fut rare qu'il ne se passe une journée sans que j'aille faire ma petite excursion dans ce coin de nature miraculeusement conservé.

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La campagne...mais la ville n'est pas loin !

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A l'heure actuelle, ce territoire est intégré dans un vaste projet, non finalisé pour le moment.
(Voir document ci-joint) Ceci dit, il se peut que pour encore quelques années, le lieu reste sauvage et partiellement inexploré, avis aux amateurs!


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mercredi 11 janvier 2017

Travailler en toute sécurité







Cliquer sur l'image, puis utiliser les flèches droite et gauche du clavier.