lundi 27 novembre 2017

Led Zeppelin







Voici ce que j'écoute parfois le matin, du bon vieux rock des seventies, alors, l'élan de le partager a suivi tout naturellement...






Titres 1 et 2 : ◄ Led Zeppelin I
 Titres 3 et 4 : ◄ Led Zeppelin II
  Titres 5 et 6 : ◄ Led Zeppelin III






dimanche 26 novembre 2017

Stephen Jourdain : Tout est toujours à recommencer








En compagnie de Stephen Jourdain, quelques images qui ne sont pas des pensées...




1 - La pensée en train de naître
n'a aucune durée




2 - Dès l'instant où tu auras
le sentiment de continuer
à être conscient
de ta pensée naissante
tu seras dans l'illusion;
tu contempleras le cadavre
de ta pensée précédente



(contemplant le passé
de ta clandestine extension
tu contempleras également le passé
de ton être :
ton cadavre.)




3 - tout est toujours à recommencer




4 - mais ceci
"tout est toujours à recommencer"
est précisément
une pensée en train de naître.




(Stephen Jourdain, Cahiers d'Eveil, T II)




jeudi 23 novembre 2017

Les Psy (06) : Applaudis, maître !















Cliquer sur les images pour les lire en haute résolution.






mercredi 22 novembre 2017

Oldies (but Goldies) : 96 Tears






Un groupe qui s'appellerait "Point d'interrogation et les Mystérieux" avec un morceau intitulé "96 larmes", faudrait le faire! Et bien, le groupe "Question Mark and the Mysterians" l'a fait en 1966, avec son unique tube, "96 tears".
Ce groupe existe toujours et a même un Site officiel.





96 Tears

Too many teardrops for one heart to be cryin
Too many teardrops for one heart to carry on
Youre way on top now since you left me
Youre always laughin way down at me
But watch out now, I'm gonna get there
W'ell be together for just a little while
And then I'm gonna put you way down here
And you'll start cryin ninety-six tears
Cry, cry

And when the sun comes up, I'll be on top
You'll be right down there, lookin up
And I might wave, come up here
But I don't see you wavin now
I'm way down here, wonderin how
I'm gonna get you but I know now
I'll just cry, cry, Ill just cry

Too many teardrops for one heart to be cryin
Too many teardrops for one heart to carry on
Youre gonna cry ninety-six tears
Youre gonna cry ninety-six tears
Youre gonna cry, cry cry cry now
Youre gonna cry, cry, cry, cry
Ninety-six tears
C'mon and lemme hear you cry, now
Ninety-six tears, I wanna hear you cry
Night and day, yeah, all night long
Uh-ninety-six tears, cry cry cry
C'mon baby, let me hear you cry now, all night long
Uh ninety-six tears, yeah c'mon now
Uh-ninety-six tears




mardi 21 novembre 2017

Vivre en Présence n°15 : Voir ou penser








Extraits de la page Facebook «Vivre en Présence»









«Être en Présence, c'est se situer au point de contact le plus intime de soi-même avec soi-même, en cet espace ineffable où tout apparait et tout disparait, cet espace qui pour l'intellect semble vide, diffus, non localisé, et qui pourtant est plein d'impressions sensitives et d'intuitions vivantes, cet espace où une seule chose est certaine, c'est que ici et maintenant, Je Suis; je ne peux pas dire «ce» que je suis, mais l'évidence de ce «Je Suis» se suffit à elle-même. Et la qualité de paix, la vivacité des perceptions, la fluidité des sentiments qui sont les manifestations immédiates de ce «Je Suis» ont une saveur indubitablement reconnue.»






lundi 20 novembre 2017

Matière, espace, temps







S'interroger sur la manière habituelle de penser, rarement remise en question, peut s'avérer très bénéfique et induire des intuitions surprenantes. Voici deux textes qui vont dans ce sens.

« Dans la vie, de même que dans le domaine scientifique, nous avons affaire à différents événements, à des objets, à des bouts de matériaux petits ou grands. Nous avons l'habitude d'en parler en termes de « matière ». Grâce à un dérangement séman­tique, appelé identification, nous nous imaginons qu'il existe une « matière » ayant une existence physique séparée. Ce serait probablement pour nous un choc si quelqu'un nous invitait à donner un morceau de « matière » (je dis bien donner et non pas répandre un flot de paroles sur le sujet). J'ai fait sur ce point les expériences les plus amusantes. La plupart des gens, même des hommes de science, vous tendent dans ce cas un crayon ou quelque chose de semblable. Mais ont-ils donné réellement de la « matière » ? Ce qu'ils ont donné ne peut pas être simplement symbolisé par le terme « matière ». L'objet, le « crayon », qu'ils ont tendu, a besoin linguistiquement de l' « espace » ; sinon, ce ne serait pas un crayon, mais un point mathématique, une fiction. Il a aussi besoin verbalement du « temps » ; sinon, il n'y aurait pas de crayon mais un « éclair ».
« De même, si quelqu'un est invité à donner un morceau d' « espace » (de nouveau : donner et non pas se mettre à parler), le mieux qu'il puisse faire est d'agiter sa main et d'essayer de montrer l' « espace ». Mais ce geste de la main se réfère en réalité à l'air, à la poussière, aux microbes, aux champs de gravitation et électro-magnétiques, etc. En d'autres termes, structurellement, l' « espace » supposé est une plénitude de cer­tains matériaux déjà « dans l'espace » et « dans le temps ».
« Dans le cas de donner le « temps », quelqu'un peut montrer sa montre. Mais ici vaut une objection semblable à celle de tout à l'heure, c'est-à-dire qu'il nous a montré de la soi-disant « matière » qui « bouge » dans l' « espace ». Il est très important d'acquérir la réaction sémantique que, quand nous utilisons le terme « matière » en pensant à quelque chose, un crayon, par exemple, cette chose, selon le langage élémentaliste habituel, implique aussi l' « espace » et le «temps » auxquels habituelle­ment nous ne songeons pas... »
(Extrait de "Science and sanity", d'Alfred Korsybski.)



Alfred Korzybski


"Puis-je vous demander, pour commencer, de participer à une petite expérience ? Répondez-moi en levant la main : combien d'entre vous sont-ils prêts à affirmer qu'ils me voient ? Je vois beaucoup de mains levées. Ce qui prouve que la folie est la chose du monde la mieux partagée. Bien entendu, vous ne me voyez pas « vraiment ». Ce que vous voyez est un faisceau d'éléments d'informations me concernant, que vous synthétisez en formant une « image » de moi. Vous faites cette image. C'est pourtant simple à admettre."
(Extrait de l'ouvrage "Vers une écologie de l'esprit", de Gregory Bateson.)



Gregory Bateson



dimanche 19 novembre 2017

Un entretien avec Arnaud Desjardins (1970)







Sur un numéro spécial de la revue Planète, datant de 1970 et consacré à Ramakrishna, fut publié un entretien avec Arnaud Desjardins, dont voici un extrait. L'article complet est téléchargeable au format PDF en cliquant sur ce lien.


Vous avez parlé tout à l'heure du « monde incohérent» dans lequel nous sommes. Dans toutes les traditions nous trouvons que tout ce qui se passe, se passe ici et que, en quelque sorte, il faut apprendre à vivre dans ce monde. Est-ce que vous croyez vraiment qu'on peut parler de monde incohérent ou est-ce nous qui devenons incohérents parce que rendus esclaves par nos propres découvertes qu'on ne peut plus freiner. Est-ce que vous ne croyez pas qu'il y a moyen de vivre à Paris ou à New York d'une façon absolument équilibrée.

Je pense qu'un homme ou une femme qui aurait atteint cette absolue unité intérieure, cette liberté intérieure, cette connaissance de soi, dont les actes ne seraient plus des réactions, mais des actions conscientes, quelles que soient les circonstances dans les­quelles il serait plongé, rien ne serait changé pour lui. De toute façon c'est notre être,notre niveau d'être, ce que nous sommes, qui attire des existences, qui attire notre existence, les évènements de notre vie. C'est une voie qui a été bien souvent vérifiée.
Par conséquent celui qui a atteint cette sagesse intérieure pour parler comme la Bible: « Tout concourt à son bien». Et les circonstances il les ressent toujours comme parfaites pour lui et c'est la loi du Karma de l'action et de la réaction, des causes et des effets qui est si fondamen­tale dans l'hindouisme et le bouddhisme; il ne se trouvera plus jamais plongé dans une situation susceptible de créer pour lui la souf­france.
Mais quand je parle d'un monde inco­hérent c'est d'abord notre monde intérieur, qui est incohérent. Ensuite, c'est vrai que le monde, c'est-à-dire l'organisation sociale, une culture, une civilisation,est plus ou moins propre à faire des jeunes enfants, des adoles­cents ou des adultes hommes ou femmes, normaux, dont certains seulement s'enga­geront vers le supra-normal du yoga, ou est plus ou moins propre à faire des hommes et des femmes anormaux. Déformés comme si on empêchait une plante de pousser norma­lement.
Alors comme la force de vie est quand même immense, la plante pousse coûte que coûte. Un arbre, qui est fait pour être droit, pousse tordu, pousse cassé. Tout le milieu joue sur nous, tout ce que nous voyons, tout ce que nous entendons, tout ce qui nous affecte à travers nos sens, tout donne une certaine quantité, une certaine qualité d'énergie, qui se transforme ensuite en une certaine qualité d'émotion, en une certaine qualité de pensée.
Par conséquent nous sommes quand même des produits du milieu et de la société dans lesquels nous vivons. Il n'y a rien à faire. Si cette société est organisée selon des lois, des principes qui mènent vraiment à la liberté et à l'épanouis­sement humain, les conditions nous sont plus favorables. Maintenant, inversement, on peut dire aussi que c'est quand les haltères sont les plus lourdes qu'elles font les plus gros biceps; par conséquent il y a toutes sortes de facteurs que nous impose le monde contemporain, qui nous acculent à la souf­france, donc au désir de sortie de la souf­france. Donc à la recherche d'une voie, de liberté et d'éveil. Il y a beaucoup de chocs dans ce monde tel qu'il est aujourd'hui qui nous réveillent, pour employer le langage bouddhiste où il est toujours question de sommeil et d'éveil.