lundi 18 mars 2019

Dashiell Hedayat & Gong : Obsolete








Après "La devanture des ivresses" publié en 1969 sous le pseudonyme "Melmoth", Jack-Alain Léger a enregistré en 1971 un deuxième album, "Obsolete", utilisant cette fois-ci le nom de "Dashiell Hedayat"; sur cet album, les musiciens sont ceux du groupe Gong, tel qu'il se composait à l'époque, c'est à dire Daevid Allen (guitare), Didier Malherbe (sax), Pip Pyle (drums), Christian Tritsch (basse) et Gilli Smyth (voix, effets). Voici les deux titres principaux de la face 1 du Vinyl, "Chrysler" et "Long song for Zelda". En bonus, vous trouverez aussi l'intégralité de la face 2 : "Cielo drive 17".






Chrysler (Dashiell Hedayat)

Chrysler
Chrysler rose
Elle repose sur ses jantes
Abandonnée
Deux de ses roues sont voilées
Et sa capote est déchirée
On voit le ciel à travers
Tant elle est usée
Chrysler
Chrysler rose
Chrysler que j'ai au fond de la cour
Chrysler rouillée
J'ai une Chrysler tout au fond de la cour
Elle ne peut plus rouler
mais c'est là que je fais l'amour
Il pousse de la mousse
Et des glycines mauves sur le volant
D'un doigt malhabile dans la poussière sur la portière
Les enfants ont écrit que Dashiell est un con
Chrysler
une Chrysler rose
Elle ne peut plus rouler
Mais quand les ressorts grincent
quand les ressorts grincent
Les enfants de l'immeuble
Aussitôt cessent de jouer
Pour venir regarder
Chrysler (bis)
Une Chrysler rose
Au 7ème ciel
A travers la capote déchirée
J'ai une Chrysler tout au fond de la cour
Elle ne peut plus rouler
mais c'est là que je fais l'amour
Oui une Chrysler
Ah je sais pas si je vous ai dit
J'ai une Chrysler rose
Le levier de vitesse porte un coeur gravé
Il y pend des bas troués
Et Sally au moment de monter me dit
Ta Chrysler est défoncée
Oui, mais, on est tous défoncés
Une Chrysler
Chrysler rose
Oui une Chrysler
Et Sally me dit
Le levier de vitesse en moi
Non, c'est moi
Chrysler
Une Chrysler rose
Au fond de la cour
Une Chrysler
Chrysler
Chrysler rose
Elle repose sur ses jantes, abandonnée
Deux de ses roues sont voilées
Sa capote est déchirée
Et au moment de monter Sally me dit
Ta Chrysler
Oui ma Chrysler
Ta Chrysler est
Oui mais on l'est tous
Chrysler
Chrysler Rose
Elle ne peut plus rouler
Mais c'est là que je fais l'amour
On est au 7ème ciel
Le 7ème ciel à travers la capote déchirée
le 7ème ciel et ses nuages pas bleus
Et au moment de monter Sally me dit
Ta Chrysler
Ouais ma Chrysler
Ta Chrysler est salement défoncée
Oui mais, tu sais...
Chrysler
Chrysler, etc...






Jack-Alain Léger s'est donné la mort en se défenestrant de son domicile au 8e étage, le 17 juillet 2013, à Paris.  Daevid Allen est décédé des suites d'un cancer vendredi 13 mars 2015, à son domicile de Byron Bay, en Australie, l’âge de 77 ans.

Jacques-Alain Léger, alias Melmoth, alias Dashiell Hedayat


Daevid Allen




mercredi 13 mars 2019

Chronophonie : Koenjihyakkei







J'ai déjà partagé des musiques du groupe Koenjihyakkei sur ce blog (voir cet article).
Voici deux extraits d'un album plus ancien, datant de 1996; avis aux amateurs de sensations fortes...













dimanche 10 mars 2019

David Linx : Mathilde









Mathilde (Jacques Brel)

Ma mère, voici le temps venu
D´aller prier pour mon salut
Mathilde est revenue

Bougnat, tu peux garder ton vin
Ce soir je boirai mon chagrin
Mathilde est revenue

Toi la servante, toi la Maria
Vaudrait peut-être mieux changer nos draps
Mathilde est revenue

Mes amis, ne me laissez pas,
Ce soir je repars au combat
Maudite Mathilde, puisque te v´là

Mon cœur, mon cœur ne t´emballe pas
Fais comme si tu ne savais pas
Que la Mathilde est revenue

Mon cœur, arrête de répéter
Qu´elle est plus belle qu´avant l´été
La Mathilde qui est revenue

Mon cœur, arrête de bringuebaler
Souviens-toi qu´elle t´a déchiré
La Mathilde qui est revenue

Mes amis, ne me laissez pas, non
Dites-moi, dites-moi qu´il ne faut pas
Maudite Mathilde puisque te v´là

Et vous mes mains, restez tranquilles
C´est un chien qui nous revient de la ville
Mathilde est revenue

Et vous mes mains, ne frappez pas
Tout ça ne vous regarde pas
Mathilde est revenue

Et vous mes mains, ne tremblez plus
Souvenez-vous quand j´vous pleurais dessus
Mathilde est revenue

Vous mes mains, ne vous ouvrez pas
Vous mes bras, ne vous tendez pas
Sacrée Mathilde puisque te v´là

Ma mère, arrête tes prières
Ton Jacques retourne en enfer
Mathilde m´est revenue

Bougnat, apporte-nous du vin
Celui des noces et des festins
Mathilde m´est revenue

Toi la servante, toi la Maria
Va tendre mon grand lit de draps
Mathilde m´est revenue

Amis, ne comptez plus sur moi
Je crache au ciel encore une fois
Ma belle Mathilde puisque te v´là, te v´là!




lundi 4 mars 2019

Uppsala







Uppsala : Trio formé dès 1976 par Philippe CAUVIN (guitares), Dany MARCOMBE (basse), et Didier LAMARQUE (batterie), le groupe mélange de façon tout à fait originale rock, improvisations, et musique contemporaine en une étonnante synthèse. (Lire la biographie du groupe, au format pdf).






vendredi 1 mars 2019

Rupert Spira : Découvrez la nature du «je»...







«Si nous voulons une véritable justice, une véritable paix dans le monde, il nous faut commencer par ce qui est vraiment partagé entre les gens.
Nous devons revenir en arrière encore et encore, jusqu'à trouver ce que l'on a tous en commun qui soit indiscutable, qui n'a rien à voir avec notre race, sexe, croyances, situation géographique, intellectuelle, état de santé, richesse... Là, est le lien à partir duquel la véritable justice, la véritable paix commence.» 
(Rupert Spira)





mardi 26 février 2019

mardi 19 février 2019

Ramdas











«Recherchez le commerce des saints par tous les moyens possibles, mais ne restez pas indéfiniment avec eux. Car l'adage « la familiarité entraîne le mépris » s'applique même à eux.

Il ne fait aucun doute que la croissance spirituelle dépend largement des fréquentations. La compagnie des saints est donc, à juste titre, considérée comme essentielle au progrès d'un chercheur de vérité. Mais cela n'implique pas qu'il faille rester éternellement en leur présence. Il faut certes garder le contact avec eux, mais seulement pour de courtes périodes. Le chercheur en profitera pour recevoir les inspirations et les conseils dont il a besoin, et qui lui suffiront pour s'éveiller à la conscience de la Réalité suprême qui réside en lui. Il lui est donc recommandé de s'en aller avant que l'inspiration et la lumière reçues diminuent ou même disparaissent.


J'ai connu plusieurs cas — et j'ai entendu parler de beaucoup d'autres — où la présence continue auprès d'un saint a non seulement diminué la ferveur et l'inspiration de certains disciples, mais en a même fait des êtres sceptiques et railleurs. Or, le déclin de la foi, de la pureté et de la confiance chez un chercheur de vérité provoque en lui des dommages incalculables.


Un jeune arbrisseau qui pousse à l'ombre d'un arbre gigan­tesque ne peut pas déployer sa force ni sa stature. Son développe­ment est paralysé, enrayé, déformé. Il reste chétif. Si le même arbrisseau est mis en terre en plein soleil, exposé à la tempête, à la chaleur, au froid et à toutes les intempéries, il aura toutes les chances de grandir et de devenir un arbre majestueux, solide, qui tirera sa substance de la terre et du ciel.


Cet exemple illustre clairement ce qui arrive à un disciple qui reste constamment attaché à la personnalité extérieure d'un saint et qui passe toutes ses journées à ses pieds. Son initiative personnelle et les possibilités spirituelles uniques qui sont en lui sont suffoquées. Il ne cultive pas les qualités fondamentales nécessaires à son avancement : l'intrépidité, l'indépendance et l'endurance. Celui qui doit se rendre maître de son mental, de sa parole et de ses gestes est le grand Guide unique, l'Esprit tout-puissant qui réside en lui. Le but de la recherche est d'accep­ter la volonté de l'Esprit saint et d'en devenir une incarnation vivante. C'est en apprenant à se tenir sur ses propres jambes, en sachant avancer et combattre par ses propres moyens, en ne tenant compte que de sa propre expérience et finalement en se jetant de son propre gré entre les bras de Dieu que le disciple obtiendra la vraie libération et la paix.


Il ne faut pas en conclure que la grandeur des saints est contes­table, ni que leur présence est inefficace. Bien au contraire.


Un premier contact avec un saint est le moyen le plus propice à l'évolution rapide de l'âme. En fait, la grâce des saints constitue une aide inestimable pour la recherche spirituelle (sâdhanâ).
En son absence, le débutant est comparable à un oiseau qui martèle vainement les barreaux de sa cage pour tâcher de s'éva­der. Les saints sont des sauveurs et des libérateurs. La conception hindoue d'un saint, c'est qu'il est une incarnation de Dieu Lui-même. Il faut donc honorer les saints, profiter du privilège exceptionnel auquel correspond leur compagnie, les servir d'un coeur pur et ouvert, écouter attentivement les conseils qu'ils donnent, s'efforcer de suivre ces conseils et parvenir ainsi à la pleine connaissance de la Vérité que l'on cherche. Mais il ne faut pas rester attaché à leur personne, car ainsi l'on perd le profit spirituel obtenu des premiers contacts.»


Cité dans "L'enseignement de Ramana Maharshi", Appendice, paragraphe 588.