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Dans sa jeunesse, Chronophonix eut parfois à faire face à de sérieux coups de "blues", heureusement souvent tempérés par un certain humour, une certaine distance, pour tout dire, un certain déficit d'identification, voyez plutôt...
J'avais si froid...
Dans le bois
Dorment les copeaux
Vivent des copains
Chantent tous les matins
Les enfants de bon aloi
Les petits miquets bien chauds
Les petits animaux malins
Y trouvent un abris ou un toit
Se nourrissent de la sève qui coule
A flot des vaisseaux encore humides
Que l'on met à vif et puis que l'on vide
Définitivement de cet encombrant liquide
Et grâce à tout ce bois
L'on sèche et l'on s'endort
Sans s'occuper du moindre effort
Sans s'étonner des gens qui passent
Et qui se penchent et qui ramassent
Toutes ces bûches qu'il faut scier
Toute cette mort qu'on va brûler
Pour réduire en cendre chaudes
Tous ces cadavres qui reposent
Au sein de ces morceaux de bois
D'où s'évadent les flammes
Qui réchauffent mon âme
Frileuse et recroquevillée
Au coin de la cheminée
Dans son intime nudité
Où se cache son bonheur
Ce bonheur de bon aloi
Qu'elle puise dans le bois
Où vivaient les copains
Où dormaient des copeaux
Le bois des amitiés
Le bois du temps passé
Le bois que j'ai coupé
Pour me réchauffer
J'avais si froid...

Ombilicus rupestris, ou Nombril de Venus
Pour tous ceux qui rencontrent cette petite plante aux feuilles arrondies, poussant sur les vieux murs en pierre ou les rocailles, c'est l'occasion de goûter aux plaisirs des salades sauvages. En effet, elle est comestible (j'en ai déjà consommé à maintes reprises), et si vous la mélangez avec des pissenlits, quelques jeunes feuilles d'oseille et de chicorée, le tout assorti d'un ou deux œufs durs, vous obtenez une délicieuse salade de saison. Un moyen économique de se faire plaisir!
Extrait d'un échange authentique où l'on pourra apprécier pleinement le fonctionnement du mental et de la pensée narrative caractéristique de la personne identifiée.(Texte de Delphine-Bénédicte)
Prologue
"Oui , ce qui est capital dans cette affaire, c'est de bien voir où les pensées nous embarquent."
Si nous partons de la phrase que vous venez d'écrire, parfait comme analyse : Je vous rappelle que je comprends parfaitement votre décision. C'est juste un exemple approprié pour approfondir la compréhension du texte.
" J'ai fait ma promenade matinale avec Pistache et j'ai regretté mon message d'hier car le temps de la nuit a dû évoluer dans le bon sens, mais c'est mieux d'être raisonnable et d'attendre des jours meilleurs." (elle a annulé dans la nuit un rdv à cause du mauvais temps)
Développement
Axiome n°1
" je considère comme réel ce qui apparaît maintenant à ma conscience en mode perceptif direct."
Voir, juste ce qu'il se passe sans jugement aucun. C'est le mode perceptif direct. Voir à travers la vitre la neige tomber et le vent souffler. Le voir, c'est tout, sans commentaire aucun.
Mais le mental arrive au galop :
Axiome n°2
" Du mode perceptif, je bascule sans m'en rendre compte dans le mode narratif et cette pensée apparaît à présent, et sans que je m'en rende compte le moins du monde, comme une perception réelle."
- Et, le mental dit : "Est-ce que je vais pouvoir aller au rdv de 10h30 avec ce temps horrible, non, je n'aime pas conduire sur la neige, risque de verglas etc"......... donc, j'anticipe sur l'action telle que je me la raconte et envoie vite un e-mail pour avertir que je ne viendrai pas etc.......
Du mode perceptif direct, vous passez au mode narratif, à la pensée discursive qui vous fait croire à une perception réelle, alors que ce n'est que de l'anticipation, de la supposition, rien du tout de réel.
La preuve vous avez pris une décision cette nuit alors que ce matin le soleil brille, la neige n'est pas tombée, il n'y a pas de vent, les routes sont dégagées, pas de verglas, température au-dessus de zéro, pas de quoi s'alarmer ......
Donc, avec une telle situation présente et réelle, vous auriez pu venir au rdv, si vous n'aviez pas été emportée par vos pensées qui vous ont fait prendre une décision peut-être trop rapide, en effet, c'est ce que vous avez écrit après coup. Il y a donc eu zapping sur des faits bien réels dans la nuit : Si vous vous étiez contentée de voir la neige, d'entendre le vent, point, sans vous demander qu'est-ce que je vais faire avec mon rdv, vous auriez pu apprécier ce moment dans votre maison bien au chaud (vous n'étiez pas dehors) et ce matin vous auriez eu largement le temps de voir encore la météo qui se présentait et quelle décision prendre, n'est-ce pas ?... Mais, les pensées de la nuit ont fait leur travail de sape, et tout ce discours d'anticipation, s'il avait été vu pour ce qu'il est vraiment, simplement une histoire, devait être jeté à la poubelle, sur le champ. Ainsi auriez-vous été en symbiose (ou en communion) avec ce qui était vu, vu et non pensé.

L'exercice, c'est cela. Voir lorsque les pensées arrivent et les laisser filer comme on regarde passer les nuages, surtout ne pas s'y accrocher. Elles emmènent dans une histoire qui n'est pas la réalité du moment. Tout ce qui existe se passe dans le moment présent, le reste, ce ne sont que des histoires que le mental raconte, histoires du passé et histoire du futur. Que des projections qui ne permettent pas à la personne de vivre la vie. La personne ne vit qu'à travers son moulin à pensées et quand ceci est vu et bien vu, le premier exercice est réussi avec succès.
Vivre, c'est voir, regarder, sentir, toucher, goûter, entendre, enfin tout ce que font les sens, c'est aussi voir les pensées elles-même en tant que pensées, dans l'instant sans commentaire, sans jugement, sans action personnelle...... juste acceptation de ce qui est. Ici et maintenant, il y a des sensations, des perceptions, des émotions, des pensées, oui, il y a tout cela, mais là où je suis, je le vois et ne m'y arrête pas. Point final.
Je suis simplement en Unité avec ce qui Est.
Et l'action se fait d'elle même, dans la spontanéité de l'Être.
«Célèbre et charismatique joueur de sitar à la voix chaleureuse, Ustad Shujaat Husain Khan est l'un des plus grands musiciens classiques indiens en vie; il est dépositaire, à la septième génération, d’une longue lignée de maîtres, dont son père Vilayat Khan et son grand-père Ustad Sahabdad. Il arrive parfaitement à fusionner, au sein d’un art longuement muri, des trouvailles technique, mélodiques, rythmiques : un legs impressionnant.»
Février 2008
Suite à la lecture d'un texte/poème qui m'a beaucoup parlé (lire ici), j'ai cherché à travers la matière sonore à retrouver la mienne, de bête noire (ah, ben faut aller lire d'abord pour comprendre!), que j'ai quelque peu apprivoisée au fil des années, et qui, il faut le dire, commence à me rendre de menus services, comme m'empêcher définitivement de me "voiler la face" par exemple, si tant est que j'en ai jamais eu une...
Février 2016...
Voici le texte en question que je reporte ici, car son blog d'origine est ancien et inactif, ce qui fait qu'il pourrait bien disparaître un jour...
La Bête Noire, par Daisy Lusionnée
Elle est toujours là, tapie dans l'ombre prête à bondir. Il suffit que je relâche ma vigilance pour qu'elle attaque. C'est devenu une guerre des tranchées, sans aucun instant de trêve.
Lorsque je la perds de vue, c'est qu'elle est en embuscade.
Lorsqu'elle sourit, c'est pour dégager ses crocs pour mieux mordre.
Lorsqu'elle semble blessée, c'est pour adoucir les défenses pendant qu'elle mature ses perfides attaques.
Je la connais bien. Elle est le contraire de moi. Elle est jalouse de mes atours car elle est laide.
Elle est jalouse de mes amis parce qu'elle est seule.
Elle est jalouse de mes amants car elle est frustrée, elle qui se jette à la tête de tout homme valide et n'essuie que que des refus.
Elle est jalouse de moi car je suis tout ce qu'elle ne s'autorisera jamais à être.
Je l'ai longtemps combattue. Quand je croyais qu'elle capitulait, elle se réfugiait dans sa tanière pour préparer une nouvelle perfidie.
Telle une tarentule, elle restait tapie, tissant sa toile de complots et diffamations pour mieux me nuire.
Le combat m'a épuisée. J'ai dû capituler car la lutte sans merci avait fait de moi un monstre dans lequel je ne me reconnaissais pas.
J'ai douloureusement mis mon orgueil dans ma poche et j'ai quitté le champ de bataille. Aujourd'hui je soigne mes blessures.
J'ai perdu des êtres que je croyais mes amis. Mais quand les liens de cœur sont véritables, on n'abandonne pas celui qui est dans l'adversité.
J'ai gagné en lucidité sur la nature humaine.
Elle m'a séparée de mon soi-disant maître.
Cela m'a permis de trouver mon maître intérieur.
Je te remercie Bête Noire. Grâce à toi j'ai connu la douloureuse désillusion, si douloureuse que si tu ne m'y avais contrainte, je serais restée au chaud dans mon cocon, les yeux bandés et le cœur voilé.
Je te remercie Bête Noire. Grâce à toi j'ai vu celle que je ne voulais pas être.
J'abandonne la lutte, et te souhaite de ne jamais recevoir ce que tu m'as infligé.
«Le guitariste, chanteur et auteur-compositeur Paul Kantner, cofondateur du groupe Jefferson Airplane en 1965, est mort, jeudi 28 janvier à San Francisco.» (Le monde, 29-01-2016)
Alors, c'est en sa mémoire que je partage ces quatre titres extraits des deux albums de Jefferson Airplane qui m'ont accompagné pendant tant d'années et que je réécoute toujours avec plaisir...