samedi 16 juillet 2016

Susheela Raman






Susheela Raman, née à Londres le 21 juillet 1973, est une chanteuse anglaise d'origine indienne.(Aperçu biographique sur Wikipedia).








vendredi 15 juillet 2016

Embrasser l'instant












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jeudi 14 juillet 2016

L'en Vert du Jardin




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Jardin


Mon jardin me ressemble

Il est distrait.


Il oublie les consignes

Et les cordeaux tirés


Confond les lignes

Les rectangles, les allées


Et dans un grand désordre

S’applique à pousser.


C’est un savant mélange

De toutes les libertés,


Pour de belle manière

Ensemble les lier.


Afin qu’au fil des ans

Il soit toujours vivant.


Et devienne ce lieu

Où tout va doucement,


Du pas de la nature

Et de celui du vent


Qui sème ici et là

La saveur sous nos pas.


Lise



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mardi 12 juillet 2016

Shadows, Ombres









«Shadows are the stories we don’t like about ourselves. Yet these stories are still operating within us, whether or not they are seen. Everyone around us sees them. But we don’t see them ourselves. They are blind spots. We push those stories onto the other side of the self boundary. We make them into “others.” This is why the shadow is sometimes called “the disowned self.” It looks like someone else’s problem, but it is actually still just “me,” a part of my story that has been disowned and projected outward. » Scott Kiloby






Trad. : Les ombres sont les histoires que nous n'aimons pas à propos de nous-mêmes. Cependant, ces histoires sont encore actives à l'intérieur de nous, qu'elles aient été vues ou pas. Tout le monde autour de nous les voit. Mais nous-même ne les voyons pas. Ce sont les points aveugles. Nous exportons ces histoires de l'autre côté des frontières du soi. Nous les vivons en tant qu'«autres». C'est pour cette raison que l'ombre est parfois appelée "le soi désapproprié". C'est comme si c'était le problème de quelqu'un d'autre, mais c'est en fait juste "moi", une partie de l'histoire désappropriée et projetée vers l'extérieur.





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Musique noire, musique blanche







Le post précédent, j'en conviens, n'est pas très réjouissant quant à l'absence de dignité de certains êtres humains qui pour une raison inconnue basculent un jour dans le camp des tortionnaires, mais nous savons tous que le chemin spirituel n'est complet que s'il intègre les polarités opposées et complémentaires, le "convexe" et le "concave", la lumière et l'ombre, le Yin et le Yang, polarités indissociables l'une de l'autre, représentées dans la philosophie chinoise par le symbole du Tao.

Dans ce monde, vivent des hommes sages pleins de lumière, mais aussi des hommes sombres pleins de noirceur, et il en est ainsi à l'instant où j'écris ces mots. Notre transformation personnelle contribue à ce qu'un jour, infliger délibérément des souffrances à son prochain ne soit plus qu'un mauvais souvenir...


Heureusement, la polarité Noir/Blanc (au sens propre) dans le domaine musical ne concerne que l'origine ethnique de la musique, car la vibration qu'elle transmet est similaire dans les deux cas et nous parle de la même chose.


Voici donc "Money", des Pink Floyd, interprété ici par Vocomotion, un groupe de chanteurs qui font tout à la voix, percussions comprises, représentant la "musique blanche".




Quant à la "musique noire", rien ne vaut un bon vieux standard de Stewie Wonder, "Higher ground"!






Présence et Souffrance







Suite à une interrogation au sujet de la possibilité de vivre l'instant présent dans le cas de douleurs physiques, voici un témoignage édifiant d'Abraham Serfaty sur son séjour dans la prison du Derb Moulay Cherif, à Casablanca.(Voir le lien pour situer le contexte). Bien sûr, c'est un cas extrême, mais la minutie de sa description témoigne de ce que peut devenir la présence à soi-même lors d'un tel voyage aux confins de l'horreur.


Dans le maelström des supplices


"Maintenant décrire, décrire quoi ? Comment décrire cette plon­gée dans l'Enfer?

Une meute de monstres acharnés à détruire... une symphonie de mort, dirigée par un maestro de la torture qui coordonnait parfaite­ment les mouvements de la meute, et moi-même au centre de la meute, qui me cabrais sous la douleur, moi, essayant parfois, lorsqu'on soulevait un peu le torchon, de retrouver mon souffle dans une aspi­ration qui ressemblait à un cri, celle-là même du noyé qui remonte pour un instant, entre deux vagues, à la surface, moi qui essayais, sous l'effet du produit mousseux, de me mordre la langue, mais n'y réussissant pas et poussé par une force interne irrésistible, me coupais la lèvre pour aspirer, par petites gorgées, le sang qui s'échappait, sous les cris d'enthousiasme du chef de la meute, s'exclamant que j'étais mûr pour parler.
Ah, les pieds qui brûlent sous les coups réguliers, et celui qui battait, de temps en temps, redressait entièrement mes jambes presque à la verticale, et ce métronome de coups et de douleur qui continuait son rythme infernal, mais là, la douleur devenait si terrible que mon corps entier se cabrait et je tirais désespérément sur les poignets arri­vant ainsi à redresser en partie mon corps pour retomber ensuite pendant que les coups continuaient.
Ces coups réguliers sur la plante des pieds, l'étouffement par le torchon humecté d'eau sur la bouche et parfois ce produit mousseux qui rend fou, tout cela coordonné par les cris du chef à sa meute : « Verse de l'eau salée » (sur les pieds)... « Ça y est, il boit son sang, il va parler »... « Allez-y les gars »... « C'est lui qui a écrit cet article dans Africasia... il faut le faire parler. » Et moi je sentais mon corps peu à peu se détacher de moi, de plus en plus loin sur un océan de douleur, tandis que je sentais mon moi s'enfoncer dans cet océan, dans ce maelstrôm de souffrances, de plus en plus profond, de plus en plus loin de mon corps, je me percevais comme une petite flamme qui ne cessait de se recroqueviller sur elle-même en tournoyant dans ce maelstrôm de ténèbres et de froid, pendant que mon corps conti­nuait à être ballotté très loin là-haut, quelque part entre la douleur des pieds, entre celle des poignets, entre celle de l'étouffement, entre cette folie sanglante provoquée par le produit mousseux.
A un moment, alors que mon corps était déjà très loin, alors que je m'en étais déjà très détaché et ne le contrôlais guère plus, je sentis mes intestins se vider complètement sans que je puisse rien faire pour les maîtriser, comme un spectateur impuissant de la déchéance de son propre corps.
Je m'enfonçais... je m'enfonçais... Combien de temps cela dura- t-il ? Combien d'heures ainsi à s'enfoncer dans le noir? dans un tour­billon sans fin ni fond ? Je ne sais plus si j'ai perdu connaissance, ni quand, ni même comment les tortionnaires finalement m'ont déta­ché de cette barre pour me poser tel quel par terre, ni combien d'heures je restais ainsi inconscient.
Je me souviens seulement — cela me semble beaucoup plus tard —, je sentis que l'on me retournait, quelqu'un qui devait être un infir­mier me prit le pouls ou la tension, je ne sais, et me demanda si je voulais du café. Pouvant seulement articuler quelques mots, je dis « Non... le coeur... » Il me demanda quel était mon médecin, je puis encore lui dire « En France... » Il n'insista pas et donna l'ordre de me faire laver et changer.
Toujours sous le noir total de mon bandeau, on m'amena quelques mètres plus loin (j'eus l'impression alors que c'était la même pièce). Là, on m'enleva mon pantalon et ma chemise et, assis, nu, par terre, quelqu'un me lavait sous le jet d'un tuyau ; de temps en temps, il me retournait pour compléter ce lavage. On m'enfila alors à nouveau un pantalon et une chemise et je ne sais plus comment ni où je replon­geais dans ma torpeur."


Extrait de "Le Maroc, du Noir au Gris", d'Abraham Serfaty,(2ème chapitre).
Paru aux éditions Syllepse



dimanche 10 juillet 2016

Vert d'eau





vert d'eau 02

vert d'eau 09

vert d'eau 08


Vert d'eau

Du reflet dans l'eau
A l'o du reflet

En passant par un vers
Ensuite des verts d'eau

Pourtant
Il n'y a pas d'o dans le mot "reflet"

Ni de vers dans l'eau d'ailleurs
Si bien que d'autres couleurs
Vont apparaitre
Se montrer
Et disparaître

Feuilles

Ondulations
Profondeur
Tous
Multiples
Tous se ressemblent
Tout se rassemble
Et pour finir
Tous
En un tout

Unique




vert d'eau 07

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