samedi 6 août 2016

Qui s'y pique s'y frotte !






(Publication initiale : 29 juin 2008)


Que peut bien signifier ce titre ? Si vous lisez les deux textes qui suivent, tout va s'éclaircir... Tout d'abord, Lise nous offre un poème tendre et délicat :

 ORTIES  

J'ai cueilli des orties ces belles des champs  
qui vous obligent à les toucher délicatement.  
Elles poussent dans les sentiers et les endroits peu fréquentés, 
tous ces lieux où les pas hésitent à s'aventurer.  
Mais si vous osez les approcher avec égard 
elles vous délivrent leur nectar  
et vous donnent sans compter  
tout ce que vous désirez.  
Cette vie qu'elles ont mis tant d'amour à protéger 
pour qu'en elles, elle coule à volonté. 
N'en est il pas ainsi souvent de tout être vivant : 
le plus dur et revêche cache un cœur d'enfant  
qui protège sa vie du regard des passants  
et garde sa douceur pour celui qui l'attend.  






Spontanément, l'écho m'a renvoyé ces mots :  

QUI S'Y PIQUE S'Y FROTTE !  

On dit souvent de l'ortie "qui s'y frotte s'y pique"  
Moi je dirais volontiers "Qui s'y pique s'y frotte" 
La nature humaine est un peu sotte  
et a besoin d'être stimulée 
pour découvrir bien étonnée  
qu'il y avait là toute une vie  
qui voulait simplement nous dire:
"bonjour, je suis là, regardez-moi,  
appréciez-moi, aimez-moi"  
Mon amie l'ortie, ce que tu m'as appris  
je ne l'oublierai pas!  





Décidément, l'ortie est à la fête, et mérite bien, pour terminer ce post, un peu de musique. Voici donc : "Musique qui pique"






Mordillo : Les Couples





































vendredi 5 août 2016

Eric Baret - La joie de ne rien être









(Eric Baret, De l'Abandon)

«L'éveil, c'est l'humilité, c'est arrêter de prétendre être ceci ou cela, arrêter de prétendre être auteur, arrêter de prétendre diriger sa vie, se rendre compte que le courant des choses est là et se donner à ce courant sans vouloir diriger. Quand vous lisez Ib'n Ata Allâh al-Iskantari, Layman P'ang, ou la Ribhu Gita il y a ce même silence, cette même humilité qui ont présidé à l'expression. Mais il n'y a pas d'éveil personnel. Quand Eckhart finit son sermon, il dit toujours, d'une manière ou d'une autre: «Prions pour que cette vérité prenne corps en nous.» Il ne prétend jamais être dans la vérité.»  
(Éric Baret,  Le Seul Désir, chapitre 15)



L'Humour du Prochain n°4 : Oedipe, mon fils







Extraits de la page Facebook «L'Humour du Prochain», qui, comme son nom l'indique, est consacrée au partage d'humour sous toutes ses formes et déclinaisons.

Ces images ont été créées par Ziraldo et publiées dans la revue «Plexus». (1968)













jeudi 4 août 2016

Moderato Cantabile








Un crayon rouge
Bouge
Sur l'air des fougères
Dans le tiroir du soir
Le crayon noir
Dort comme un loir
L'encre verte est fière
De certifier
Que l'herbe est chère
Penchée sur une branche
L'encre blanche
Fait la planche

MAIS
L'encre verte du crayon noir
Fière le soir dans un tiroir
Certifie au loir
Que l'herbe est chère
Le crayon rouge dont l'encre blanche
Fait la planche
Sur l'air penché d'une branche
Bouge dans les fougères

ALORS
L'encre rouge du crayon blanc
Et le crayon vert à l'encre noire
S'étirent en un long ruban
Et grimacent aux démons du soir
Qui hantent le château fermé
De mon alphabet secret
(Michel Tardieu, 1976)








Les mots,
les objets
les sons
et les couleurs..

Dansent parfois
pour nous
de bien étrange façon ..

Ne suffit-il pas
d'en garder la leçon...
(Lise)






lundi 1 août 2016

Eugene Jeffrey GOLD








Quelques liens vers des pages web illustrant la diversité 
des activités de cet instructeur spirituel américain.



E.J.Gold website




The Gurdjieff Journal—Fourth Way Perspectives




A propos d'E. J. Gold




Yoyodyne industries





Caméra cachée : Je te vois...!






La mise en scène n'autorise pas les spectateurs à voir ce qui se passe derrière le rideau; ils en sont donc réduits à imaginer l'action. Certains, plus audacieux, tentent de jeter un regard dérobé sur la scène, mais ils sont promptement rappelés à l'ordre et n'insistent pas. Enfin, le rideau se lève - il faudrait plutôt écrire qu'il tombe - et le spectateur découvre avec effroi que le spectacle est terminé. Fin de l'histoire...