dimanche 13 mai 2018

Juste...







Juste...
Juste une note, tout simplement
qui virevolte au gré du vent
rien qu'une note qui en passant
s'est arrêtée sous le soleil couchant .

Elle est entrée tout doucement
sur la pointe des pieds
s'est installée délicatement
pour ne pas déranger .

Elle s'est posée toute en beauté
prés du silence intrigué
et l'a bercé comme les blés
qui dansent au vent d'été .

S'en est allée comme une fée
dans la nuit étoilée
il m'est resté cet air léger
qui chante avec les blés .

Juste un petit air
qui chante pour l'univers
et qui sans avoir l'air
me comble de sa lumière.

Juste une petite croche
venue de loin s'approche
en mon âme s'accroche
du fond de moi si proche.

Juste de petits mots
si habiles et si chauds
te parlent de là-haut
et inspirent ton piano.

Juste de petites phrases
qui te portent et t'embrasent
comme un morceau de jazz
te murmurant : ça gaze ?

Juste un petit poème
en verbe ou en musique
pour vous, amis bloggeurs
Juste pour dire que l'on sème
dans ce jardin unique
les graines du bonheur

LM



mardi 8 mai 2018

Osvaldo Golijov : Ainadamar (extrait)









Mariana, un extrait de "Ainadamar" (Un Opéra en trois Images), d'Osvaldo Golijov.

«Emerging from darkness, the mythic world of Frederico García Lorca comes into being. The sound of horses on the wind, the endless flow of the fountain of tears ("Ainadamar"), and the trumpet call of wounded freedom, the aspiration and determination that have been denied generation after generation echo across the hills.»

«Émergeant des ténèbres, le monde mythique de Frédérico Garcia Lorca vient à l'existence. Le bruit des chevaux dans le vent, le flot sans fin de la fontaine des larmes ("Ainadamar"), et l'appel des trompettes de la liberté blessée, l'aspiration et la détermination qui ont été déniées génération après génération se répondent en écho à travers les collines.»
Peter Sellars








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Osvaldo Golijov


lundi 30 avril 2018

Melmoth : La devanture des ivresses







«Parce que La devanture des ivresses est un monolithe de solitude rock, un moment avec soi-même à écouter au soleil en pensant la mort multicolore, parce que Melmoth reste un artiste fantôme de l’histoire française et que personne n’en parlera plus jusqu’à sa mort. Forcément multicolore.
»

1969 : c'était l'époque où j'étais prêt à m'offrir un album de musique du moment que la pochette et le titre me plaisaient, ou m'intriguaient, me laissant supposer que j'avais affaire à une œuvre originale et inspirée. Ce fut le cas pour celui-là...





MELMOTH3



samedi 28 avril 2018

L'Humour du Prochain n°39 : «Fun inventors»






Extraits de la page Facebook «L'Humour du Prochain», qui, comme son nom l'indique, est consacrée au partage d'humour sous toutes ses formes et déclinaisons.



















mercredi 25 avril 2018

Sun, un maître errant







Un article de Serge Beucler paru dans la revue «Planète» n°23, datant de l'été 1971.












A propos de Robert J. Godet, évoqué à plusieurs reprises dans cet article :

«Robert J. Godet, s'il disparaît prématurément dans un accident d'avion au-dessus du Tibet en 1960, laisse à sa fille l'empreinte d'un esprit libre. Disciple de Gurdjieff, ce jeune spécialiste de judo et de philosophie ésotérique mène une activité d'éditeur, Artaud, Michaux, Picasso. Il appartient à l'effervescence d'après-guerre, à cette culture du «nouveau» ; le sentiment que le monde se reconstruira dans le champ de nouvelles expérimentations. Ses amis sont une bande de jeunes farfelus utopistes comme Pierre Lazarref, Jean-François Revel ou Jacques Soustelles l'étaient à lépoque de leur jeunesse. En profonde connivence avec Yves Klein, Robert J. Godet est complice des premières expériences que son ami réalise chez lui au 9 de la rue Le Regrattier, les Pinceaux vivants (1957) et les premiers Feu (1958). Il voit donc naître sur le vif tout ce qui fondera par la suite le mouvement du Nouveau Réalisme. En même temps, dans l'aventure de ses longs voyages, il se lie avec le jeune Dalaï Lama et participera à l'organisation de sa fuite de Chine en 1959 avec l'aide de Pierre de Grèce.»






lundi 16 avril 2018

Comment j'ai découvert Henri Michaux





En terminale, nous avions un manuel d'anglais comportant un certain nombre de textes en français à traduire, à titre d'exercice. Or le dernier de ces textes était le suivant :




Il est fort probable que, gagné par l'ennui d'un cours pas toujours passionnant, j'ai feuilleté machinalement le livre, quand tout à coup, je tombe sur cet extrait; et là, c'est le "flash". Je l'ai lu et relu, intrigué, émerveillé, fasciné, devrais-je écrire, par ce qui se dégageait de ces mots, qui, de plus, étaient tirés d'un ouvrage au titre encore plus mystérieux : "L'espace du dedans". Alors, cet espace est devenu mon compagnon des cours d'Anglais lorsque ceux-ci viraient à l'aridité, un refuge qui me permettait d'échapper à l'ennui des trop longues heures d'austérité lycéenne, et j'ai d'ailleurs fini par connaître ce texte par coeur!




C'est quelques années plus tard que j'ai commencé à acquérir des ouvrages d'Henri Michaux, les poésies, la prose, (Il faut noter au passage que "L'espace du dedans" est un titre générique pour une sélection de textes issus d'autres recueils; par exemple,"Les Emanglons" provient du livre "Ailleurs") et pour finir, les fabuleux ouvrages consacrés à sa recherche du monde intérieur, avec l'aide éventuelle de psychotropes tels que la mescaline ou le cannabis, dont voici trois titres éloquents : "La connaissance par les gouffres", "Misérable miracle", "Les grandes épreuves de l'esprit". Des livres qui décrivent poétiquement mais avec une grande précision les obscurs tréfonds de l'esprit humain.



Voilà donc comment j'ai découvert Henri Michaux, et je lui laisse le mot de la fin, car les petites phrases qui suivent m'ont tellement accompagné...
«
Alors je pars brusquement pour ma propriété. Elle a la forme d'une crosse. Elle est grande et lumineuse. Il y a du jour dans ce lumineux et un acier fou qui tremble comme une eau.»
Henri Michaux ("Mes Propriétés").




Les oiseaux sont la création de Sylvie Lemelin


jeudi 12 avril 2018

Objets improbables...







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